Wall Street de retour au sommet après l'accord de paix entre Washington et Téhéran
Le Nasdaq se distingue en hausse de plus de 3%, alors que SpaceX poursuit son décollage !
Wall Street s'est enflammé lundi à la suite de l'accord de paix trouvé entre les États-Unis et l'Iran, comprenant la réouverture tant attendue du détroit d'Ormuz : Le Dow Jones a progressé de 0,92% à 51.671 pts, le S&P 500 a grimpé de 1,65% à 7.554 pts et le Nasdaq s'est envolé de 3,07% à 26.683 pts ! Le baril de brut WTI est retombé de 5% sur les 80$... Le président américain a donc annoncé hier soir sur Truth Social qu'un accord avec l'Iran avait bien été finalisé, le qualifiant de "complet". Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a confirmé qu'une cérémonie de signature officielle devrait avoir lieu vendredi en Suisse. Donald Trump a fait état de la levée immédiate du blocus américain dans le détroit qui permet la réouverture de la voie cruciale pour le transport international du pétrole. L'Iran devrait également bénéficier d'importantes aides financières en contrepartie du respect des accords américains (300 Mds$). Les deux pays considèrent cet accord comme une "victoire"...
"Cet accord majeur apportera la paix et la sécurité à toute la région... De nombreux présidents ont tenté de faire la paix avec l'Iran, et tous ont échoué avant moi. Les dirigeants de la région ont, pour la première fois, trouvé un président capable de les aider à instaurer une paix véritable. Avec l'ouverture du détroit suite à la signature de l'accord vendredi, en vue du déminage, le pétrole circulera à nouveau de part et d'autre pour la région et le monde", a assuré Donald Trump sur Truth Social. Les commentaires du président américain sont intervenus peu après que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a annoncé sur X que les États-Unis et l'Iran étaient parvenus à un accord à la suite de négociations intensives et que les deux parties avaient déclaré la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban...
Le 'deal' prévoit ainsi la levée des sanctions américaines sur les exportations de pétrole iranien, le déblocage de 12 milliards de dollars de fonds iraniens détenus à l'étranger et des plans de reconstruction, a rapporté dimanche l'agence de presse iranienne Mehr - un montant de 300 milliards étant donc évoqué pour la reconstruction... Cet accord, un mémorandum d'entente en 14 points, prévoit la levée du blocus naval américain et la réouverture du détroit d'Ormuz dans un délai de 30 jours, toujours selon l'agence Mehr. L'accord ouvre la voie à 60 jours de négociations américano-iraniennes sur le programme nucléaire iranien. Téhéran s'engagerait à ne pas produire ni acquérir d'armes nucléaires et à maintenir le statu quo nucléaire jusqu'à la conclusion d'un accord définitif. Les États-Unis pourraient reprendre les attaques contre l'Iran si aucun accord nucléaire n'était trouvé, a indiqué le New York Times...
Sur le front économique cette semaine à Wall Street, l'indice manufacturier Empire State de la Fed de New York pour le mois de juin 2026 s'est établi à +5,7, contre un consensus de +14 mesuré par FactSet et un niveau de 19,6 un mois auparavant. L'indice régresse donc fortement par rapport au mois de mai, mais il reste positif, signalant donc une modeste expansion de l'activité manufacturière dans la région considérée.
La production industrielle américaine pour le mois de mai 2026 s'est affichée en hausse timide de 0,1% en comparaison du mois antérieur, contre +0,2% de consensus de place et +0,9% pour la lecture révisée du mois d'avril. La production manufacturière est ressortie stable d'un mois sur l'autre en mai, contre +0,3% de consensus et +0,7% un mois avant. Le taux d'utilisation des capacités de production, à 76,2%, s'est établi en ligne avec le consensus.
L'indice du marché immobilier américain du mois de juin 2026 mesuré par la National Association of Home Builders s'est établi à 35, contre 37 de consensus FactSet et 37 un mois plus tôt.
Les mises en chantier de logements et permis de construire, ainsi que les prix à l'import et à l'export, seront connus demain. Les ventes de détail, les stocks des entreprises, les promesses de ventes de logements et l'indice des anticipations d'inflation de la Fed d'Atlanta, seront dévoilés mercredi, mais c'est évidemment la Fed qui tiendra la vedette le même jour avec sa réunion monétaire. Enfin, inscriptions hebdomadaires au chômage, indice manufacturier de la Fed de Philadelphie et indice des indicateurs avancés du Conference Board, seront publiés jeudi. Wall Street sera fermé vendredi pour "Juneteenth", la fête nationale symbolisant l'émancipation des esclaves afro-américains...
La réunion de la Fed des 16 et 17 juin devrait déboucher mercredi sur un nouveau statu quo monétaire laissant les taux inchangés entre 3,50 et 3,75% (probabilité de 98,7% selon l'outil CME FedWatch). Il s'agit de la première réunion FOMC sous la présidence de Kevin Warsh, nouveau président de l'institution monétaire américaine. Selon l'outil FedWatch, la probabilité dominante (près de 47%) est celle d'un statu quo jusqu'à la fin de l'année sur les taux, alors que l'inflation menace toujours... La probabilité d'une hausse des taux d'un quart de point d'ici décembre se situe à 40,3%. La conférence de presse de Warsh sera donc suivie de près, alors que ce dernier veut modifier la définition de l'inflation prise en compte par la Fed pour lui offrir plus de flexibilité.
Dans "l'actualité IA", l'administration américaine fait face à une fronde d'experts de la cybersécurité après sa décision de restreindre l'accès aux modèles d'intelligence artificielle (IA) les plus puissants développés par Anthropic. Dans une lettre adressée à Washington, plus de 50 responsables du secteur estiment que ces mesures risquent d'affaiblir les capacités de défense face à la montée des cybermenaces. Parmi les signataires figurent des dirigeants de grandes entreprises technologiques américaines, dont des responsables de Nvidia et d'Adobe. Ils appellent l'administration Trump à revenir sur sa décision annoncée vendredi dernier, qui contraint Anthropic à suspendre l'accès à ses modèles Fable 5 et Mythos 5 pour les ressortissants étrangers, au nom de préoccupations liées à la sécurité nationale.
Dans l'actualité des entreprises, CarMax, Korn Ferry, Smith & Wesson et Jabil, publieront leurs résultats mercredi, tandis que Kroger et Accenture annonceront leurs comptes jeudi...
Les valeurs
SpaceX (+19,6%), qui avait déjà terminé vendredi en vive hausse de 19,2% à Wall Street poursuit sur sa lancée ! Il faut dire que son fondateur Elon Musk entretient la flamme avec des prévisions de revenus stratosphériques à moyen terme. Ainsi, l'homme le plus riche du monde, qui vient de franchir le cap des 1.000 milliards de dollars de fortune, prévoit aussi... 1.000 milliards de revenus potentiels pour SpaceX en 2030. "Et je serais surpris si les revenus ne dépassent pas les 1.000 milliards de dollars en 2031", a insisté l'homme d'affaires sur sa plateforme X, en réponse à un message de Jon Erlichman, fondateur de la chaîne YouTube d'éducation financière Ticker Take. Dans ce post sur X, Erlichman donnait une évaluation de 330 milliards de revenus pour SpaceX en 2030 et une autre de 3.400 milliards de dollars pour 2040. En ce qui concerne les résultats déjà connus cette fois, rappelons que SpaceX a déploré l'année dernière une perte de près de 5 milliards de dollars pour des revenus de moins de 19 milliards de dollars. La croissance était de 33%.
SpaceX a levé un total de 85,7 milliards de dollars dans le cadre de son introduction en bourse sur le Nasdaq, en tenant compte de l'exercice de l'option de surallocation. Le groupe avait initialement prévu de lever 75 milliards de dollars en écoulant 555.555.555 actions. L'option de surallocation (83,3 millions de titres) a gonflé le montant levé de près de 11 milliards de dollars selon CNBC, alors que l'offre avait été plusieurs fois sursouscrite...
Nvidia (+3,5%) prévoit une levée de fonds obligataire de haute qualité d'au moins 20 milliards de dollars en sept parties. Le géant des puces d'IA cherche ainsi à émettre de la dette de haute qualité pour la première fois depuis environ cinq ans, prolongeant selon Bloomberg "une vague incessante d'emprunts pour les entreprises à la pointe de la révolution de l'IA".
Fox Corporation (-15,2%) va acquérir Roku (-1,9%) ! La fusion créera une plateforme média et technologique d'envergure, offrant une portée, un engagement et une capacité de monétisation supérieurs, selon le communiqué du jour. Elle réunit le contenu en direct premium de Fox et la plateforme de streaming leader de Roku, qui touche plus de 100 millions de foyers. L'entreprise issue de cette fusion possédera l'une des plus importantes plateformes de streaming aux États-Unis, incluant Tubi et The Roku Channel. Fox et Roku ont ainsi annoncé un accord définitif en vertu duquel Fox acquerra Roku pour 160$ par action, payable en numéraire et en actions ordinaires de classe A de Fox, valorisant ainsi Roku à environ 22 milliards de dollars. Cette transaction associe les contenus sportifs, d'information et de divertissement de premier plan de Fox, ainsi que le service Tubi, à la plateforme de télévision connectée leader de Roku, The Roku Channel, à ses données propriétaires et à sa relation directe avec plus de 100 millions de foyers abonnés au streaming dans le monde. Ensemble, Fox et Roku créeront une entreprise de médias et de technologies de nouvelle génération d'envergure, positionnée "au carrefour de deux des forces majeures qui transforment la consommation vidéo : la prééminence persistante du sport et de l'information en direct, et la croissance continue du streaming".
Fox proposera 96$ en numéraire et 0,9693 action ordinaire Fox de classe A pour chaque action Roku de classe A et de classe B en circulation immédiatement avant la date d'entrée en vigueur de la fusion. À la clôture de l'opération, les actionnaires actuels de Fox devraient détenir environ 73% du capital de la nouvelle entité et les actionnaires de Roku environ 27%. L'opération a été approuvée à l'unanimité par les conseils d'administration des deux sociétés. Elle devrait renforcer le profil de croissance à long terme de Fox, accélérer sa stratégie numérique, accroître le flux de trésorerie disponible par action dès la deuxième année suivant la clôture et générer des synergies de coûts annualisées d'environ 400 millions de dollars, avec un potentiel de croissance du chiffre d'affaires.
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