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Wall Street consolide sur les sommets, dans l'espoir d'un accord en Iran

| Boursier | 66 | news.votes.none

Après une nouvelle série de résultats d'entreprises

Wall Street consolide sur les sommets, dans l'espoir d'un accord en Iran
Credits Reuters

La cote américaine fléchit marginalement ce jeudi mais reste proche des sommets, alors que les marchés veulent croire à un accord sur l'Iran. Le Dow Jones régresse de 0,08% à 48.425 pts, le S&P 500 de 0,03% à 7.021 pts et le Nasdaq de 0,04% à 24.005 pts. Les indices Nasdaq et S&P 500 pointent quasiment au plus haut historique sur ces espoirs d'apaisement au Moyen-Orient, et alors que la saison des résultats trimestriels bat son plein outre-Atlantique.

Les États-Unis et l'Iran envisagent une prolongation de deux semaines du cessez-le-feu afin de se donner plus de temps pour négocier un accord de paix, selon une source de Bloomberg proche du dossier. Cette prolongation réduirait le risque de reprise des combats malgré l'escalade des tensions dans le détroit d'Ormuz, note l'agence. Alors que la trêve initiale expire la semaine prochaine, les médiateurs chercheraient ainsi à entamer des discussions techniques pour surmonter les principaux points de désaccord qui empêchent la conclusion d'un accord à long terme, a indiqué cette source de Bloomberg, qui a requis l'anonymat compte tenu de la nature sensible du sujet. Parmi ces points figurent bien évidemment la réouverture du détroit d'Ormuz et l'avenir du programme nucléaire iranien.

Bloomberg indique que les tensions restent vives autour du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour le pétrole et le gaz, de facto fermée depuis le début du conflit il y a près de sept semaines. Les États-Unis ont instauré un blocus naval pour couper les cargaisons iraniennes et ont annoncé hier que dix navires avaient été contraints de faire demi-tour. Téhéran maintient le détroit fermé à la plupart des autres navires.

Les combats entre les États-Unis et l'Iran sont suspendus depuis le 8 avril environ, peu après l'annonce d'un cessez-le-feu de deux semaines par Trump. Une première série de pourparlers de paix s'est tenue au Pakistan le week-end dernier, sans parvenir à un accord.

Les États-Unis n'ont pas officiellement demandé de prolongation du cessez-le-feu, selon la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, qui a ajouté que les USA restaient pleinement engagés dans ces négociations. Selon le Washington Post, les États-Unis déploient des milliers de soldats supplémentaires au Moyen-Orient dans les prochains jours afin de faire pression sur Téhéran pour conclure un accord ou se préparer à des frappes en cas de rupture du cessez-le-feu. Ces forces comprendraient environ 6.000 soldats embarqués sur le porte-avions USS George H.W. Bush et intégrés à la force de frappe. L'armée pakistanaise a annoncé qu'une délégation du pays était arrivée en Iran mercredi, Islamabad poursuivant sa médiation entre les deux parties. L'Iran considère la prolongation du blocus américain comme un prélude à une violation du cessez-le-feu, a déclaré Ali Abdollahi, commandant de l'état-major interarmées iranien, cité par Bloomberg, qui reprend la télévision d'État. Les forces armées iraniennes "ne permettront aucune exportation ni importation dans le golfe Persique, la mer d'Oman ou la mer Rouge" si le blocus se poursuit, a-t-il affirmé.

Donald Trump a quoi qu'il en soit laissé entendre qu'il pourrait se préparer à mettre fin à la guerre contre l'Iran, ce qui semble convaincre les marchés. Dans une interview accordée à ABC News, le président américain a indiqué qu'il ne serait peut-être pas nécessaire de prolonger le cessez-le-feu de deux semaines conclu la semaine dernière après près de six semaines de combats, laissant ainsi entrevoir des progrès significatifs à court terme. "Je pense que vous allez assister à deux jours extraordinaires", a déclaré Trump à ABC. Dans une interview accordée à Fox Business cette fois, il a affirmé que la guerre était presque terminée.

Trump est intervenu encore hier sur son réseau Truth Social au sujet du conflit en Iran, faisant allusion à une potentielle résolution toute proche : "La Chine est ravie que j'ouvre définitivement le détroit d'Ormuz. Je le fais aussi pour elle, et pour le monde entier. Cette situation ne se reproduira plus jamais. Ils ont accepté de ne pas envoyer d'armes à l'Iran. Le président Xi me fera une accolade chaleureuse quand j'arriverai dans quelques semaines. Nous travaillons ensemble intelligemment et très bien ! N'est-ce pas préférable à la guerre ? MAIS N'OUBLIEZ PAS, nous sommes très efficaces au combat, si nécessaire - bien meilleurs que quiconque".

"On essaie de créer un peu d'espace entre Israël et le Liban. Cela fait longtemps que les deux dirigeants ne se sont pas parlé, environ 34 ans. Ça se fera demain. Super !", a aussi lancé Trump sur son réseau social.

Les cours du brut évoluent de manière erratique. Le baril de brut WTI reprend 2,4% ce jour à 93,5$, tandis que le Brent de la mer du Nord avance de 3,1% à 97,9$. L'once d'or fin se stabilise à 4.792$. L'indice dollar grappille 0,2% face à un panier de devises.

Sur le front économique hier, les opérateurs suivaient l'indice manufacturier Empire State de la Fed de New York du mois d'avril (+11 contre -0,5 de consensus FactSet), les prix à l'import et à l'export de mars (+0,8% sur les prix à l'import d'un mois sur l'autre contre +2,5% de consensus), l'indice du marché immobilier américain d'avril (34 contre 38 de consensus), ainsi que le Livre Beige économique de la Fed (résumé des conditions régionales récentes). Le Livre Beige a indiqué une croissance légère à modeste de l'activité globale dans la plupart des districts, mais montre également que la guerre en Iran a affecté la confiance des entreprises, créant l'incertitude.

Michael Barr, Beth Hammack et Michelle Bowman de la Fed avaient leur mot à dire hier. Le gouverneur Barr a jugé que les objectifs d'inflation et d'emploi de la Fed étaient désormais sous tension. Hammack, présidente de la Fed de Cleveland, a signalé que les taux de la banque centrale devraient rester suspendus durant un moment sur fond de risques concernant l'inflation, et alors que la Fed ne parvient déjà pas à atteindre son objectif de ce point de vue. La gouverneure Bowman a expliqué que les prix élevés de l'énergie pourraient alimenter l'inflation, mais qu'ils pesaient aussi sur la croissance. Elle plaide toujours pour une baisse des taux.

Ce jeudi, les inscriptions au chômage ont été annoncées en recul. Le Département américain au Travail a fait état pour la semaine close au 12 avril d'inscriptions au chômage au nombre de 207.000, en repli de 11.000 par rapport au niveau de la semaine antérieure. Le consensus était positionné à 213.000.

L'indice manufacturier régional de la Fed de Philadelphie pour le mois d'avril s'est établi à 26,7, contre un consensus de place de 11 mesuré par FactSet et une lecture de 18,1 un mois plus tôt. Il traduit donc une nette accélération de l'activité dans la région considérée.

La production industrielle américaine du mois de mars 2026 s'est établie en baisse de 0,5% d'un mois sur l'autre, contre un consensus de +0,1% et après une hausse révisée à 0,7% pour le mois de février. Le taux d'utilisation des capacités est ressorti à 75,7% contre 76,3% de consensus, alors qu'il était de 76,1% un mois plus tôt. La production manufacturière a régressé de 0,1% contre un consensus de +0,3%, après un gain de 0,4% en février.

John Williams et Stephen Miran de la Fed interviennent aujourd'hui, alors que Thomas Barkin et Christopher Waller prendront la parole demain. Le président de la Réserve fédérale de New York, John Williams, a déclaré aujourd'hui que le conflit au Moyen-Orient avait engendré des risques considérables et une incertitude accrue pour l'économie. Williams a averti que la guerre pourrait provoquer un choc d'offre important, susceptible d'alimenter l'inflation par une flambée des prix des matières premières, ce qui augmenterait les coûts de production des entreprises et freinerait la croissance. Il semble donc plaider pour une certaine austérité monétaire.

C'est aussi le tout début de la saison des publications financières trimestrielles à Wall Street, toujours riche en valeurs financières. TSMC, Netflix, PepsiCo, Abbott, The Travelers Cos, Marsh, US Bancorp, Bank of New York Mellon, Prologis, Charles Schwab, Alcoa, KeyCorp et Citizens Financial, annoncent ce jeudi. Ally Financial, Regions Financial, State Street, Fifth Third Bancorp et Truist Financial, publient demain.

Les valeurs

TSMC (-2,2%), ou Taiwan Semiconductor Manufacturing Co, le géant taïwanais des puces sous contrat, fournisseur essentiel de Nvidia, a publié ce jeudi au titre de son premier trimestre un bénéfice net de plus de 572 milliards de dollars de Taïwan, environ 18,2 milliards de dollars américains, en croissance de 58%. Ces profits dépassent nettement le consensus de marché, qui était de 543 milliards de dollars de Taïwan. Les revenus trimestriels, déjà connus, ont augmenté de 35% sur la période à 1.134 milliards de dollars de Taïwan (environ 35,9 milliards de dollars américains). La marge brute trimestrielle a représenté 66,2%, la marge opérationnelle 58,1% et la marge nette 50,5%.

PepsiCo (+2,2%), le géant américain des boissons, a affiché au premier trimestre 2026 des revenus en progression de 8,5% à 19,4 milliards de dollars, au-dessus du consensus, alors que sa croissance organique a atteint 2,6%. Le bénéfice par action a augmenté de 27% et le bénéfice ajusté par action a progressé de 9% à 1,61$, également meilleur que prévu, tandis que le bénéfice net a grimpé de 27% à 2,3 milliards de dollars. Pour l'exercice 2026, le groupe anticipe toujours une croissance organique de 2 à 4%, ainsi qu'un bpa ajusté en hausse de 4 à 6%.

The Bank of New York Mellon (+1,2%), le groupe bancaire américain, a publié pour son premier trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action supérieur aux attentes, à 2,25$, pour des revenus historiques en progression de 13% à 5,4 milliards de dollars. Le conseil d'administration a autorisé un nouveau programme de rachat d'actions de 10 milliards de dollars et déclaré un dividende de 53 cents. Le management évoque un solide début d'exercice, reflétant la croissance des services titres et des activités de marchés et gestion de fortune. Le bénéfice dilué net par action s'est amélioré de 42% à 2,24$.

US Bancorp (-1,8%), la banque américaine, a annoncé comme attendu au titre de son premier trimestre des revenus de 7,3 milliards de dollars en progression de 4,7% en glissement annuel, pour un bénéfice GAAP de 1,18$ par titre. Le consensus était de 1,14$ de bénéfice ajusté trimestriel par action pour 7,3 milliards de dollars de revenus. Le revenu net d'intérêt a augmenté de 4,1% et les revenus de commissions se sont appréciés de 6,9%. Le bénéfice net a progressé de 14% à 1,95 milliard de dollars.

Charles Schwab (-5%) a publié ce jeudi pour son premier trimestre des revenus historiques de 6,5 milliards de dollars en progression de 16% en comparaison de l'année antérieure, au-dessus du consensus, pour un bénéfice ajusté par action en croissance de 38% à 1,43$, également meilleur que prévu. Les nouveaux actifs nets ont représenté 140 milliards de dollars. Le groupe a ouvert 1,3 million de nouveaux comptes de courtage sur la période. Les actifs totaux clients s'élèvent à environ 11.770 milliards de dollars. Le bénéfice net a atteint 2,48 milliards et le bénéfice net ajusté s'est élevé à 2,59 milliards de dollars.

Abbott (-4,4%), le groupe pharmaceutique américain, a annoncé pour son premier trimestre un bénéfice ajusté par action de 1,15$ en croissance de 6%, en ligne avec les attentes, pour des revenus totalisant 11,16 milliards de dollars. Le consensus était de 11 milliards de dollars de revenus pour 1,15$ de bénéfice ajusté par action. Le groupe de l'Illinois a affiché ainsi une croissance des ventes de 7,8% en données publiées et de 3,7% à base comparable. Le groupe, qui a finalisé l'acquisition d'Exact Sciences, prévoit pour l'exercice 2026 une croissance à comparable allant de 6,5 à 7,5%, pour un bpa ajusté logé entre 5,38 et 5,58$.

The Travelers Companies (-0,6%), l'un des principaux groupes d'assurance aux États-Unis, a publié au titre de son premier trimestre fiscal 2026 un bénéfice net dilué par action de 7,78$ et un bénéfice ajusté par action de 7,71$. Le bénéfice net consolidé a été de 1,71 milliard de dollars, jugé "très solide", tandis que le bénéfice net ajusté a représenté près de 1,7 milliard. Le ratio combiné a atteint 88,6% et le ratio combiné sous-jacent 85,3%. Les primes nettes émises ont été de 10,34 milliards de dollars. Le bénéfice net d'investissement a progressé de 9% à 833 millions de dollars. Les revenus totaux ont progressé de 1% à 11,92 milliards de dollars. Le consensus était de 11,1 milliards de revenus et 7,08$ de bpa ajusté.

Netflix (stable), le géant américain du streaming vidéo, publie après bourse ce soir ses résultats du premier trimestre. La publication financière du groupe californien intervient peu après l'échec du groupe face à Paramount Skydance concernant l'acquisition de Warner Bros. Discovery, et suite par ailleurs à une nouvelle hausse des prix des abonnements. Netflix doit selon le consensus annoncer un chiffre d'affaires de 12,18 milliards de dollars contre 10,54 milliards de dollars un an avant. Le bénéfice par action est attendu à 76 cents selon FactSet.

General Motors (-0,9%) / Ford (-2,1%). Le Pentagone aurait approché les constructeurs automobiles américains pour renforcer sa production d'armes, selon le Wall Street Journal. Ainsi, de hauts responsables du département de la Défense américain auraient discuté de la production d'armements et d'autres fournitures militaires avec les dirigeants de grands constructeurs tels que GM et Ford, croit savoir le WSJ.

Les discussions, entamées avant la guerre en Iran, interviendraient alors que l'administration Trump souhaite que les constructeurs automobiles et d'autres industriels américains jouent un rôle plus important dans la production d'armements. Des responsables de la Défense ont indiqué au WSJ que les industriels américains pourraient être nécessaires pour épauler les entreprises de défense traditionnelles. GE Aerospace et le constructeur de véhicules et de machines Oshkosh figureraient également parmi les entreprises ayant participé aux discussions.

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