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Wall Street : Alphabet flambe, Microsoft et Meta retombent

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Les indices en ordre dispersé, en attendant Apple

Wall Street : Alphabet flambe, Microsoft et Meta retombent
Credits Reuters

La place américaine s'affiche en ordre dispersé ce jeudi à l'approche des sommets, alors que persistent les tensions au Moyen-Orient, en particulier autour du détroit d'Ormuz, et que les dernières publications financières ressortent contrastées. Le Dow Jones progresse de 1,24% à 49.467 pts, le S&P 500 gagne 0,34% à 7.161 pts, mais le Nasdaq rend 0,10% à 24.648 pts, alors que les opérateurs prennent connaissance d'une nouvelle série de résultats comprenant de bonnes surprises, chez Alphabet et Eli Lilly notamment, mais aussi des annonces plus mitigées de Meta ou de Microsoft.

L'enlisement de la situation en Iran se confirme. Le nouveau guide suprême iranien a fait une rare déclaration aujourd'hui, jurant de ne pas renoncer aux technologies nucléaires et balistiques du pays et indiquant que Téhéran conserverait le contrôle du détroit d'Ormuz... La République islamique protégera ses technologies de pointe comme elle protège ses propres frontières, a déclaré Mojtaba Khamenei. Elle sécurisera la région du Golfe persique et démantèlera l'exploitation de cette voie maritime par l'ennemi hostile, a-t-il ajouté. Khamenei, qui a succédé à son père tué le 28 février, n'a fait aucune apparition publique depuis sa nomination, plusieurs sources indiquant qu'il aurait été grièvement blessé lors du même raid aérien que son père.

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a ajouté sur le réseau social X : "En l'an 1622 de l'ère chrétienne, après 115 ans d'occupation, nous avons chassé les colons européens du golfe Persique et nous célébrons la Journée du Golfe Persique en l'honneur de cette victoire. Aujourd'hui également, l'Iran, en exerçant un contrôle sur le détroit d'Ormuz, permettra à lui-même et à ses voisins de jouir du précieux bienfait d'un avenir exempt de la présence et de l'ingérence des États-Unis".

Les États-Unis et l'Iran ne semblent donc pas vraiment prêts à sortir de l'impasse et à accepter une nouvelle série de négociations de paix. Donald Trump insiste pour sa part sur l'efficacité du blocus naval. Il a déclaré à Axios que le blocus des ports iraniens était un peu plus efficace que les bombardements et qu'il étranglait le pays en limitant ses exportations de pétrole. Les États-Unis exigent de l'Iran qu'il accepte de sévères restrictions sur l'enrichissement nucléaire et qu'il leur remette ses stocks d'uranium hautement transformé, rappelle Bloomberg.

Trump a remis la pression hier sur les responsables iraniens en estimant que le blocage du détroit d'Ormuz pourrait durer des mois : "L'Iran est incapable de se ressaisir. Ils ne savent pas comment signer un accord non nucléaire. Ils feraient mieux de devenir intelligents rapidement !", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social. Un message accompagné d'une image générée par intelligence artificielle, le représentant armé, avec des explosions au second plan, et la mention "FINI D'ÊTRE GENTIL !".

La Fed a laissé ses taux directeurs inchangés dans une fourchette allant de 3,50% à 3,75% hier, tout en faisant état de préoccupations croissantes à propos de l'inflation dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient. Le communiqué de politique monétaire de la Fed a été adopté à 8 voix contre 4, soit un nombre sans précédent de votes dissidents depuis 1992. Bien que favorables au maintien des taux, la présidente de la Fed de Cleveland, Beth Hammack, le président de la Fed de Minneapolis, Neel Kashkari, et la présidente de la Fed de Dallas, Lorie Logan, n'ont pas soutenu l'inclusion d'une orientation accommodante dans le communiqué. Une quatrième voix dissidente a appelé à réduire les taux d'un quart de point de pourcentage.

"L'inflation est élevée, ce qui s'explique en partie par la récente hausse des prix mondiaux de l'énergie", a déclaré la Fed. "Les événements au Moyen-Orient contribuent à un niveau élevé d'incertitude quant aux perspectives économiques" a poursuivi l'institution monétaire. Toutefois, outre une inflation élevée, "le taux de chômage a peu évolué ces derniers mois", tandis que l'économie continue de croître", à un rythme soutenu". Les divisions au sein de la Fed mettent quoi qu'il en soit en exergue le défi auquel sera confronté le futur patron de l'institution, Kevin Warsh, alors que Donald Trump réclame de longue date une baisse des taux...

Si sa mission de président prend fin le mois prochain, le mandat de Jerome Powell comme membre du Conseil des gouverneurs de la Fed s'étend lui jusqu'en janvier 2028 : "À l'issue de mon mandat de président, le 15 mai, je continuerai d'exercer mes fonctions de gouverneur pendant une période qui reste à déterminer", a-t-il déclaré.

Les cours du brut restent nerveux et reculent ce jour, le baril de brut WTI perdant 1,1% à 105,6$ et le Brent de la mer du Nord se stabilisant à 110,6$.

Sur le front économique ce jour, les marchés suivent les chiffres "avancés" du PIB du premier trimestre (+2% contre +2,3% de consensus FactSet, +1,6% pour les dépenses personnelles de consommation, +3,6% pour l'indice des prix d'un trimestre sur l'autre contre +3,3% de consensus), les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close le 25 avril (189.000 contre 214.000 de consensus et 215.000 une semaine avant), les revenus et dépenses des ménages de mars (+0,6% pour les revenus personnels contre +0,5% de consensus, +0,9% comme prévu pour les dépenses de consommation, +0,3% pour l'indice des prix 'core PCE' d'un mois sur l'autre - comme attendu - ou +3,2% sur un an), l'indice du coût de l'emploi (+0,9% d'un trimestre sur l'autre au premier trimestre), l'indice manufacturier PMI de Chicago du mois d'avril (49,2 contre un consensus de 53,8), ainsi que l'indice des indicateurs avancés du Conference Board de mars 2026 (-0,6% contre un consensus stable).

Par ailleurs, la saison des publications financières trimestrielles bat son plein outre-Atlantique. Quatre des 'Magnificent Seven' dévoilaient leurs comptes hier soir. Alphabet, Microsoft, Amazon et Meta retenaient ainsi toute l'attention des marchés. KLA, Qualcomm, Equinix, Carvana, Ford ou eBay, ont aussi annoncé hier soir.

Apple sera en vedette après la clôture aujourd'hui. Eli Lilly, Mastercard, Caterpillar, Merck, Amgen, ConocoPhillips, Sandisk, Western Digital, Stryker, Parker-Hannifin, Bristol-Myers Squibb, Altria, Illinois Tool Works, Intercontinental Exchange, Southern Company, Cigna, Valero, Royal Caribbean, Air Products & Chemicals, Roblox, The Hershey Company et Cardinal Health, sont aussi de la partie ce jeudi.

ExxonMobil, Chevron, Colgate-Palmolive, Moderna ou Estée Lauder, annonceront enfin vendredi.

Les valeurs

Alphabet, maison mère de Google, grimpe de 5,2% à Wall Street au lendemain de sa publication financière marquée par la belle performance de Google Cloud. Le groupe a affiché au premier trimestre fiscal des revenus de 109,9 milliards de dollars (+22%), contre environ 107 milliards de consensus, pour un bénéfice par action de 5,11$ (+82%) quant à lui deux fois plus élevé que prévu avec les gains des participations. Les revenus hors coûts d'acquisition du trafic ont été de 94,7 milliards contre 91,6 milliards de consensus. Google Cloud a affiché des revenus de 20 milliards (+63%), largement au-dessus des attentes (consensus +50%). Il s'agit du meilleur taux de croissance jamais observé sur le segment depuis que ses revenus sont divulgués de manière indépendante en 2020.

Le résultat d'exploitation de la division cloud a d'ailleurs triplé au premier trimestre, passant de 2,2 milliards à 6,6 milliards de dollars. Le résultat d'exploitation consolidé d'Alphabet a progressé de 30% pour atteindre 39,7 milliards de dollars. Le bénéfice net a connu une croissance encore plus marquée, s'établissant à 62,6 milliards de dollars, soit une hausse de 81% avec un gain de 36,9 milliards de dollars sur les titres de participation. Alphabet détient en effet des participations de plusieurs milliards de dollars dans SpaceX et Anthropic, deux entreprises qui visent des introductions en bourse plus tard cette année sur des capitalisations à treize chiffres. Google Services a affiché des revenus en hausse de 16% à 89,6 milliards sur le trimestre, avec une progression de 19% pour Google Search & Other.

L'autre bonne nouvelle provient des dépenses de capitaux, à 35,7 milliards de dollars, un peu moins élevées que prévu, mais le groupe dope dans le même temps ses plans de capex pour cette année entre 180 et 190 milliards de dollars, envisageant par ailleurs une autre augmentation significative l'année prochaine. Les marchés pardonnent amplement le groupe, alors que la très forte croissance observée dans le cloud semble attester de la pertinence de cette stratégie.

Meta (-9,8%), propriétaire de Facebook, d'Instagram ou de WhatsApp, décroche à Wall Street. Le groupe californien a publié hier soir des comptes supérieurs aux attentes, mais a également relevé ses plans de dépenses d'investissements entre 125 et 145 milliards de dollars avec l'IA, ce qui préoccupe les opérateurs, même si le management se dit "très concentré sur l'augmentation de l'efficacité des investissements". Pour son premier trimestre, le groupe de Mark Zuckerberg a réalisé des revenus de 56,3 milliards de dollars (+33% ou +29% à devises constantes) et un bénéfice par action de 10,44$ - deux mesures nettement supérieures aux attentes. Le bénéfice opérationnel ajusté, de 22,9 milliards de dollars, a lui aussi battu le consensus.

Le nombre de personnes actives quotidiennement (DAP) au sein des familles s'élevait en moyenne à 3,56 milliards en mars 2026, soit une hausse de 4% sur un an. Le léger recul du DAP d'un trimestre à l'autre s'explique par des perturbations d'Internet en Iran et par des restrictions d'accès à WhatsApp en Russie.

Les dépenses totales sur le trimestre clos ont été de 33,4 milliards de dollars, en progression de 35%. Les dépenses de capitaux ont atteint 19,8 milliards de dollars. Le niveau de cash, équivalents et titres négociables s'élevait à 81,2 milliards en fin de trimestre, alors que le cash flow des activités opérationnelles sur le trimestre a atteint 32,2 milliards de dollars et le free cash flow 12,4 milliards de dollars. Le bénéfice net trimestriel a atteint 26,8 milliards de dollars contre 16,6 milliards de dollars sur la période correspondante, l'an dernier. Le bénéfice des opérations est ressorti à 22,9 milliards contre 17,6 milliards un an plus tôt.

Le groupe envisage pour son deuxième trimestre 2026 des revenus allant de 58 à 61 milliards de dollars. Les dépenses totales annuelles sont toujours anticipées entre 162 et 169 milliards de dollars. Le bénéfice opérationnel annuel est attendu en hausse. Le groupe prévoit que les dépenses d'investissement pour 2026, y compris les remboursements de principal des contrats de location-financement, se situeront entre 125 et 145 milliards de dollars, contre une fourchette précédente de 115 à 135 milliards de dollars. Cette révision à la hausse s'explique par les anticipations d'une augmentation du prix des composants cette année et, dans une moindre mesure, par des coûts supplémentaires liés aux centres de données pour soutenir les capacités futures.

Amazon (-1,6%), le colosse américain du e-commerce et du cloud, a battu le consensus pour son premier trimestre fiscal 2026, affichant sur la période des revenus en croissance de 17% à 181,5 milliards de dollars, un bénéfice par action de 2,78$ et un bénéfice d'exploitation de 23,9 milliards de dollars à comparer aux 18,4 milliards de l'an dernier. Les perspectives sont également solides, le groupe envisageant au titre du deuxième trimestre des revenus de 194 à 199 milliards (+16 à +19%), pour un bénéfice opérationnel de 20 à 24 milliards - à comparer aux 19,2 milliards de l'an dernier. Quant au fameux 'capex' annuel, il est attendu à environ 200 milliards de dollars cette année, en ligne avec le consensus. Les ventes du segment AWS ont augmenté de 28% en glissement annuel à 37,6 milliards de dollars sur le trimestre écoulé.

Le bénéfice net du premier trimestre a atteint 30,3 milliards de dollars contre 17,1 milliards de dollars sur la période comparable de l'an dernier. Le bénéfice net du T1 comprend toutefois un gain avant imposition de 16,8 milliards de dollars sur l'investissement du groupe dans la startup d'IA Anthropic.

Le cash flow opérationnel sur douze mois a augmenté de 30% à 148,5 milliards de dollars, mais le free cash flow a décliné à 1,2 milliard de dollars, reflétant principalement les investissements dans l'intelligence artificielle, avec une augmentation de 59,3 milliards de dollars des acquisitions d'immobilisations corporelles par rapport à l'année précédente, nettes des produits de cessions et des primes. À titre de comparaison, le flux de trésorerie disponible s'élevait à 25,9 milliards de dollars pour la période de douze mois close le 31 mars 2025.

Microsoft (-4,6%), le géant software de Redmond, qui peine en bourse ces derniers mois sur fond de relation plus distante avec OpenAI, n'a pas convaincu hier soir malgré une publication trimestrielle supérieure aux anticipations et une progression de... 123% de l'activité IA. Le groupe a donc publié ses résultats du troisième trimestre fiscal après la clôture mercredi, dépassant les attentes des analystes en termes de chiffre d'affaires et de bénéfice net, et a déclaré que son activité d'IA affichait maintenant un rythme annuel de revenus de 37 milliards de dollars, en hausse de 123% sur un an.

Avant cette publication, Microsoft avait informé de l'évolution de son partenariat avec OpenAI. Le colosse software n'est ainsi plus tenu de verser de commission de partage des revenus à la startup d'IA de Sam Altman, tandis qu'OpenAI continuera de rémunérer Microsoft. Le groupe de Redmond va demeurer un actionnaire significatif de la startup d'IA et son principal partenaire cloud, et les produits OpenAI seront d'abord livrés sur Azure, mais l'accord de licence sera désormais non-exclusif. La startup pourra proposer ses produits à des clients sur n'importe quel fournisseur de cloud. Microsoft continue de participer à la croissance d'OpenAI en tant qu'actionnaire majeur et conserve une licence sur la propriété intellectuelle d'OpenAI jusqu'en 2032. Les paiements de part des revenus à Microsoft se poursuivent jusqu'en 2030.

Pour le trimestre écoulé, Microsoft a enregistré un bénéfice par action de 4,27$ pour un chiffre d'affaires de 82,9 milliards de dollars (+18% ou +15% à devises constantes). Wall Street anticipait un bpa voisin des 4$ et des revenus de 81,4 milliards de dollars. Le bénéfice opérationnel a augmenté de 20% à 38,4 milliards de dollars (+16% à devises constantes). Le bénéfice net s'est apprécié de 23% à 31,8 milliards de dollars. Il grimpe de 20% sur une base ajustée.

Microsoft envisage pour 2026 des dépenses d'investissement de 190 milliards de dollars, avec la flambée des prix des mémoires. Ce capex représenterait une augmentation de 61% par rapport à 2025, avec un impact de 25 milliards de dollars des prix de composants plus élevés selon la directrice financière, Amy Hood. Cette guidance de capex est très nettement supérieure aux prévisions des analystes. Au 3e trimestre, le groupe a affiché 31,9 milliards de dollars de capex, ce qui traduisait une progression de 49% mais restait moins élevé que prévu.

Les revenus du quatrième trimestre fiscal sont attendus quant à eux entre 86,7 et 87,8 milliards de dollars, en ligne avec le consensus en milieu de fourchette. La croissance d'Azure est attendue entre 39 et 40% à devises constantes, supérieure aux estimations de brokers - après une progression de 40% environ sur le trimestre clos. A propos des coupes dans les effectifs du groupe, Hood a sobrement indiqué que Microsoft continuait à faire évoluer son mode de fonctionnement afin d'accroître sa rapidité et son agilité.

KLA Corporation (-5,2%), qui compte parmi les leaders mondiaux de la conception, de la production et de la commercialisation de procédés de contrôle et d'amélioration des processus de fabrication des semi-conducteurs, corrige à Wall Street, les marchés sanctionnant surtout la forte baisse du cash flow libre. Le groupe vient pourtant de publier au titre du 3e trimestre fiscal des résultats supérieurs aux attentes, affichant un bénéfice ajusté par action de 9,4$ contre 8,41$ un an avant, pour des revenus de 3,42 milliards de dollars à comparer aux 3,06 milliards de l'an dernier. La demande de l'IA soutient également les perspectives, le groupe californien envisageant pour le 4e trimestre des revenus de 3,575 milliards, plus ou moins 200 millions, pour un bpa ajusté de 9,87$, plus ou moins 1$.

Le cash flow des activités opérationnelles au 3e trimestre a été de 707 millions de dollars, alors que le free cash flow s'est établi à 622 millions. Le niveau de cash et équivalents en fin de trimestre ressort à 1,79 milliard contre 2,45 milliards de dollars au début du trimestre. Le bénéfice net consolidé a représenté 1,2 milliard de dollars contre 1,09 milliard un an plus tôt.

Qualcomm (+13,5%), spécialiste de la conception et de la commercialisation de logiciels et de systèmes CDMA, bondit à Wall Street, suite à la publication d'un 2e trimestre meilleur que prévu sur le plan des profits. Sur la période, le groupe a réalisé un bénéfice ajusté par action de 2,65$, au-dessus du consensus, contre 2,85$ un an avant. Les revenus ont été de 10,6 milliards de dollars contre 10,8 milliards un an plus tôt. Le groupe a finalisé par ailleurs 5,4 milliards de dollars de rachats d'actions au premier semestre fiscal et annonce une nouvelle autorisation de 20 milliards de dollars. En termes de perspectives, Qualcomm anticipe pour son 3e trimestre fiscal des revenus allant de 9,2 à 10 milliards de dollars, pour un bpa ajusté compris entre 2,10 et 2,30$.

Ford (-3,5%), le constructeur automobile de Dearborn, Michigan, a affiché au premier trimestre fiscal des revenus de 43,3 milliards de dollars en augmentation de 6%, pour un bénéfice par action de 66 cents représentant plus du quadruple de l'an passé. Le bénéfice net a représenté 2,5 milliards de dollars et l'Ebit ajusté a été de 3,5 milliards de dollars. Le cash flow opérationnel a atteint 1,3 milliard, tandis que le free cash flow ajusté a présenté une consommation de 1,9 milliard de dollars. Le bénéfice net et l'Ebit ajusté reflètent un bénéfice non récurrent de 1,3 milliard des tarifs douaniers (IEEPA). Le constructeur dope sa guidance annuelle d'Ebit ajusté entre 8,5 et 10,5 milliards de dollars. Il anticipe par ailleurs un FCF ajusté de 5 à 6 milliards sur l'exercice.

Eli Lilly, le laboratoire d'Indianapolis, grimpe de 9,1% à Wall Street ce jeudi, suite à la publication de comptes trimestriels en vive croissance assortis d'objectifs relevés. Le chiffre d'affaires du premier trimestre 2026 a progressé de 56% pour atteindre 19,8 milliards de dollars, principalement grâce à la croissance des volumes, partiellement compensée par la baisse des prix de vente de Mounjaro et Zepbound. Le consensus était de 17,8 milliards de dollars. Le bénéfice par action du premier trimestre a bondi... de 170% à 8,26$ en données publiées et de 156% à 8,55$ sur une base ajustée, contre environ 6,8$ de consensus.

Les prévisions de chiffre d'affaires pour l'exercice 2026 ont été revues à la hausse et se situent désormais entre 82 et 85 milliards de dollars, tandis que la guidance de bénéfice ajusté par action est comprise entre 35,5 et 37$.

Merck (+0,7%), le groupe pharmaceutique américain, a publié pour son premier trimestre fiscal des revenus de 16,3 milliards de dollars (+5% ou +3% hors effets de change) et une perte ajustée par action de 1,28$. Un an plus tôt, le groupe avait réalisé des revenus de 15,5 milliards de dollars et un bpa ajusté de 2,22$ sur la même période. Quoi qu'il en soit, les comptes trimestriels dépassent les attentes, malgré cette perte ajustée totale de 3,16 milliards de dollars à comparer à un profit de 5,61 milliards un an auparavant. La perte par action du trimestre clos inclut une charge de 3,62$ pour l'acquisition de Cidara.

Les prévisions financières pour l'exercice 2026 sont marquées par un relèvement du point médian de la fourchette des ventes mondiales. Le groupe table désormais sur un chiffre d'affaires compris entre 65,8 et 67 milliards de dollars. Merck resserre et relève aussi sa fourchette prévisionnelle de bpa ajusté entre 5,04 et 5,16$. Ces prévisions ne tiennent pas compte de l'impact du projet d'acquisition de Terns Pharmaceuticals dont la finalisation est prévue en mai et qui devrait entraîner une charge exceptionnelle d'environ 5,8 milliards de dollars, 2,35$ par action.

Caterpillar (+8,3%), le géant américain des engins de chantier, a publié pour son premier trimestre des comptes supérieurs aux attentes. Au premier trimestre 2026, le chiffre d'affaires a progressé de 22% pour atteindre 17,4 milliards de dollars. Le bénéfice par action s'est établi à 5,47$ au premier trimestre 2026, et à 5,54$ après ajustements. Au premier trimestre, 5,7 milliards de dollars ont été consacrés au rachat d'actions et au versement de dividendes. La marge bénéficiaire d'exploitation s'est établie à 17,7% au premier trimestre 2026 contre 18,1% un an plus tôt. La marge d'exploitation ajustée s'est établie à 18% contre 18,3% un an avant.

Mastercard (-3%), géant américain des cartes de crédit, a annoncé pour son premier trimestre un bénéfice ajusté par action de 4,60$ assez nettement supérieur aux attentes, pour des revenus de 8,4 milliards de dollars également meilleurs que prévu. Le bénéfice net a représenté 3,9 milliards de dollars et le bénéfice net ajusté 4,1 milliards de dollars. Les revenus se sont appréciés de 16% en données publiées ou 12% à devises constantes.

ConocoPhillips (-1,6%), le groupe pétrolier américain, a publié un bénéfice net du premier trimestre d'environ 2,2 milliards de dollars. Le bénéfice par action s'élève à 1,78$ et le bpa ajusté à 1,89$, largement au-dessus du consensus. Les revenus ont dépassé les 16 milliards de dollars, également bien supérieurs aux attentes. Les flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles ont atteint 4,3 milliards de dollars et les flux de trésorerie d'exploitation 5,4 milliards de dollars. Un dividende ordinaire de 0,84$ par action a été déclaré pour le deuxième trimestre.

Parker-Hannifin (-3,8%), géant US de la défense et leader des technologies de mouvement et de contrôle, a publié pour son premier trimestre des ventes record de 5,5 milliards de dollars (+11%) et un cash flow également record. Les commandes ont augmenté de 9%. Le bénéfice net ressort à 0,9 milliard de dollars, alors que le bénéfice net ajusté augmente de 16% à 1 milliard de dollars. Le bpa ajusté grimpe de 18% à 8,17$. Le groupe renforce ses prévisions de ventes et de bénéfice par action.

Bristol-Myers Squibb (+4,4%) a publié un solide premier trimestre 2026, dépassant les attentes de profits et maintenant ses estimations financières sur l'exercice. Le groupe a annoncé un bpa de 1,58$ et des revenus de 11,49 milliards de dollars sur le trimestre clos, contre 10,9 milliards de consensus. Le chiffre d'affaires total a progressé de 3%. BMS a confirmé ses prévisions 2026, tablant sur un bpa compris entre 6,05 et 6,35$ et un chiffre d'affaires compris entre 46 et 47,5 milliards.

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