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Clôture Wall Street : prend l'air au vert !

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Le Nasdaq reste bien orienté malgré la rechute d'Apple...

Clôture Wall Street : prend l'air au vert !
Credits AndrePictures

Ce vendredi, Wall Street a poursuivi le rallye de jeudi, soutenu notamment par Amazon. En revanche, Apple continue de décevoir, chutant à la publication de ses résultats. Amazon a relevé ses prévisions de dépenses de capex pour l'année à 220 milliards de dollars, soit une hausse de 20 Mds$, le groupe ayant signalé également le renchérissement des puces mémoire. Ces annonces, qui s'ajoutent aux plans de capex également généreux de Microsoft ont relancé le secteur des 'puces' en bourse.

En clôture de marché ce vendredi, le S&P 500 prend +0,7% à 7.489 pts, portant son avance à +1,03% sur la semaine glissante. Le Dow Jones est bien orienté avec un gain de +0,53%, revenant à 52.485 pts. Cette semaine, les valeurs industrielles américaines gagnent +0,53%. Assez légitimement, le Nasdaq est bien orienté, et prend +1% à 25.373 pts. L'indice des valeurs technologiques gagne +1,77% en hebdomadaire.
Déjà jeudi, la place américaine avait affiché un rebond particulièrement puissant dans le sillage notamment de Microsoft et de Micron, au lendemain d'une lourde correction consécutive à des commentaires du nouveau patron de la Fed. Le Nasdaq s'était alors emballé de +2,78%, +1,67% pour le S&P 500 et +1,19 pour le Dow Jones.

Mercredi, la place US avait tenté de résister tout au long de la séance, mais les indices s'étaient finalement effondrés après les annonces de la Fed, qui a laissé comme attendu les taux inchangés sur les 'fed funds' entre 3,50 et 3,75% - pour la 5e réunion FOMC consécutive cette année -, mais dont le discours n'avait pas convaincu. Trois voix dissidentes se sont élevées au sein de la banque centrale américaine, qui auraient plutôt opté pour un durcissement monétaire. Le travail de la Fed de Kevin Warsh sera donc compliqué dans les mois à venir, ce qui confirme le risque qu'une politique monétaire restrictive perdure. Donald Trump a tout de même apprécié le statu quo monétaire, qualifiant Warsh de "brillant".
Trois présidents d'antennes régionales, en l'occurrence, la patronne de la Fed de Cleveland, Beth Hammack, le président de la Fed de Minneapolis, Neel Kashkari et la présidente de la Fed de Dallas, Lorie Logan, ont voté contre cette décision, privilégiant un relèvement des taux de 25 points de base. Ce désaccord met en évidence la division des responsables quant à la manière de combattre la résurgence de l'inflation, alimentée en partie par le conflit en Iran.

Les responsables de la Fed n'ont apporté aucune modification à leur déclaration de politique monétaire, réaffirmant que l'inflation demeurait élevée en raison de la hausse des prix de l'énergie liée au conflit au Moyen-Orient, et ont réitéré leur engagement à ce que le comité assure la stabilité des prix.
"L'activité économique est solide, les dépenses d'investissement et la productivité sont vigoureuses, et le marché du travail est robuste et stable", a déclaré pour sa part Kevin Warsh, nouveau patron de la Fed. Il a toutefois reconnu que l'inflation restait élevée. "Cinq années d'inflation élevée ont laissé une impression erronée, difficile à dissiper, selon laquelle l'objectif d'inflation implicite de la Fed serait supérieur à 2%. Je tiens à le répéter : il n'existe pas d'objectif d'inflation 'souple' ni d'objectif implicite 'souple', du moins pas sous la direction de ce comité. Il n'y a qu'un seul objectif, et il est de 2%", a asséné Warsh, adoptant donc un ton assez dur, alors même que les chiffres américains de l'inflation pour le mois de juin avaient pourtant montré un certain ralentissement de la hausse des prix hors alimentation et énergie.

Les chiffres avancés (première des trois estimations) du PIB américain du 2e trimestre publiés hier ont fait ressortir une croissance au rythme de 1,5%, contre 2,1% de consensus FactSet et +2,1% également pour la période antérieure. Les dépenses personnelles de consommation du trimestre ont progressé quant à elles sur un rythme de 3,2%, contre 2,1% de consensus Bloomberg.

Les revenus personnels des ménages américains pour le mois de juin se sont appréciés de 0,2% d'un mois sur l'autre contre +0,3% de consensus FactSet, alors que les dépenses personnelles ont progressé de 0,3% contre +0,5% de consensus. L'indice des prix 'core PCE' suivi par la Fed a augmenté de 0,1% d'un mois sur l'autre et de 3,3% sur un an, deux mesures proches des attentes. Les opérateurs ont apprécié hier ce nouveau signe d'apaisement de l'inflation.

L'indice PMI de Chicago du mois de juillet 2026 publié ce vendredi s'est établi à 57,6, contre un consensus FactSet de 56 et une lecture de 56,7 un mois avant. L'indicateur signale donc une nette expansion de l'activité manufacturière dans la région en juillet.

L'indice final du sentiment des consommateurs américains de l'Université du Michigan pour le mois de juillet 2026, qui vient aussi d'être révélé, s'est établi à 55,2 contre un consensus FactSet de 54,4. La lecture préliminaire était de 54,4. L'indice des anticipations d'inflation rattaché à cette statistique s'établit à 4,2%, en ligne avec les attentes.

Au terme d'une semaine de fluctuations erratiques liées aux incertitudes des négociations géopolitiques au Moyen-Orient, le baril de brut WTI bondit de +3,12% à 86,59$. Le baril de Brent de mer du Nord prend +0,72% ce vendredi, terminant à 90,09$.
Le billet vert s'échange 0,868$ contre 1 euro. L'once d'or termine à 4.042$. L'once d'argent est à 59,01$, ce vendredi.
Le Bitcoin redonne -2,75%, terminant la semaine, à 62.896$.

Les valeurs

* Amazon (+15,32% à 271,58$) Le géant américain du e-commerce a dépassé les attentes au 2e trimestre fiscal, dégageant un bénéfice par action de 5,75$ comprenant un gain exceptionnel lié surtout à l'investissement dans Anthropic, pour des revenus de 200,6 Mds$ (+20%). AWS a affiché pour sa part des revenus de 42,2 Mds$, en très forte progression de 37% en glissement annuel et bien au-dessus des attentes de marché.
Le chiffre d'affaires du segment Amérique du Nord a augmenté de 16% sur un an pour atteindre 116,2 Mds$. Le chiffre d'affaires du segment International a progressé de 15% à 42,2 Mds$. Le résultat opérationnel a atteint 27,5 Mds$ au 2e trimestre (19,2 Mds$ au 2e trimestre 2025). Le résultat opérationnel du segment Amérique du Nord s'est élevé à 9,1 Mds$ (7,5 Mds$ au 2e trimestre 2025). Celui du segment International a atteint 1,7 Mds$ (1,5 Mds$ au 2e trimestre 2025). Le résultat opérationnel du segment AWS s'est élevé à 16,6 Mds$, contre 10,2 Mds$ au 2e trimestre 2025.
Le résultat net a atteint 62,6 Mds$ au 2e trimestre, soit 5,75$ par titre, contre 18,2 Mds$ au 2e trimestre 2025. Le résultat net du 2e trimestre 2026 inclut des autres produits hors exploitation avant impôts de 53,4 Mds$, provenant principalement des investissements dans Anthropic.
Le flux de trésorerie opérationnel a augmenté de 33% pour atteindre... 161,4 Mds$ sur les 12 derniers mois, contre 121,1 Mds$ sur la période de douze mois close le 30 juin 2025. En revanche, le flux de trésorerie disponible (FCF) a enregistré une sortie nette de 7,6 Mds$ sur les 12 derniers mois, principalement en raison d'une augmentation de 66,1 Mds$ sur un an des acquisitions d'immobilisations corporelles, nettes des produits de cession et des incitations financières. Cette hausse reflète essentiellement les investissements réalisés dans l'intelligence artificielle.
Les prévisions du 3e trimestre restent prudentes, le groupe envisageant des revenus allant de 197 à 202 Mds$, inférieurs au consensus en milieu de fourchette, bien qu'en progression de 9 à 12%. Si l'on exclut l'impact du Prime Day en 2025 et en 2026, la croissance d'une année sur l'autre au troisième trimestre 2026 serait supérieure de près de 400 points de base. Ces prévisions intègrent un impact défavorable d'environ 80 points de base lié aux taux de change... Le bénéfice opérationnel sur la période est attendu entre 22,5 et 26,5 Mds$, guidance entourant le consensus. Il était de 17,4 Mds$ au T3 2025.

* Chevron (+2,35% à 196,83$). L'autre leader pétrolier américain a annoncé pour son 2e trimestre des revenus de 70,1 Mds$ en vive progression de +56% et au-dessus des attentes, pour un bénéfice ajusté par action de 6,06$ plus que triplé en glissement annuel et largement plus élevé que prévu. Le bénéfice ajusté a été de 12 Mds$. Le free cash-flow a atteint 18,1 Mds$.

* ExxonMobil (+0,68% à 137,2$). Le géant pétrolier américain a publié au titre de son 2e trimestre fiscal des revenus de 116 Mds$, supérieurs aux attentes de marché, pour un bénéfice ajusté par action de 3,52$ en revanche un peu moins élevé que prévu. Le bénéfice ajusté est ressorti à 14,7 Mds$, contre 15,1 Mds$ de consensus et 8,8 Mds$ au T1 2026. Le free cash-flow s'est établi à 17,2 Mds$. La production en amont est la plus élevée depuis plus de 20 ans, hors perturbations au Moyen-Orient. Le groupe évoque également une production record dans le bassin permien, conforme au taux de croissance annuel composé de 9% prévu jusqu'en 2030 et "dépassant celle de tous les concurrents".

* Coinbase (-10,59% à 146,26$). Le rapport sur les résultats du 2e trimestre 2026 a fait état d'un chiffre d'affaires de 1,22 Mds$, inférieur aux attentes, se soldant par une perte nette de 359 M$. L'entreprise diversifie ses activités au-delà du Bitcoin, mais doit faire face aux défis liés aux incertitudes réglementaires et à la concurrence sur le marché des cryptomonnaies. Coinbase a enregistré une perte par action de 1,36$ au 2e trimestre. Les revenus issus des transactions ont chuté de 21% pour s'établir à 599 M$, tandis que les revenus des services d'abonnement sont restés stables. Pour le 3e trimestre, Coinbase prévoit des revenus issus des abonnements et services compris entre 500 et 580 M$.

* Apple (-7,35% à 308,91$). Avec cette chute, la firme de Cupertino redevient 2e capitalisation mondiale derrière Nvidia (+2,93%). Le géant californien a pourtant dépassé jeudi soir les anticipations de marché pour son 3e trimestre fiscal. Le groupe à la pomme a réalisé un bénéfice ajusté par action de 2,02$ à comparer à un consensus de 1,89$, alors que ses revenus ont totalisé 109,4 Mds$, en croissance de +16% en glissement annuel et légèrement supérieurs aux attentes (109 milliards). Cependant, les revenus de services et l'activité en Chine déçoivent, tandis que le management se montre prudent concernant les perspectives de court terme compte tenu des problèmes d'approvisionnement.
La marge brute trimestrielle s'est établie à 50,1%, incluant un impact favorable d'environ 2 points de pourcentage lié à des remboursements de droits de douane. Le bénéfice par action dilué, de 2,02$, a grimpé de 29%, incluant un impact favorable de 11 cents dû aux remboursements de droits de douane. Le bénéfice opérationnel augmente de 27% à 35,7 Mds$, alors que le bénéfice net progresse de 27% à 29,8 Mds$. Le cash-flow opérationnel à 9 mois a grimpé de 43% à 117 Mds$.
Apple a indiqué par ailleurs que les pénuries de capacités de production de puces de pointe restreignaient l'approvisionnement en produits du groupe. Il s'agirait donc de contraintes d'approvisionnement et non d'une faiblesse de la demande. Le groupe table sur une croissance des revenus de 9 à 11% sur le trimestre en cours, alors que les analystes visaient un peu plus haut. La guidance est également prudente sur le T4 fiscal concernant l'iPhone avec une croissance attendue 'mid-teens', autrement dit de l'ordre de 15%. La croissance dans les services est attendue comparable à celle du T3 fiscal hors effets de change. La marge brute est prévue entre 47 et 48%, incluant un avantage d'environ 1 point de pourcentage lié aux remboursements de droits de douane.

* Stryker (-6,42% à 325,7$). Le groupe a publié de solides résultats pour le 2e trimestre 2026, marqués par une croissance organique des ventes de 9% et un bénéfice par action ajusté de 3,69$, soit une hausse de 17,9 % sur un an. Malgré ces résultats positifs, l'entreprise a dû faire face à certains défis, notamment la poursuite du rétablissement après un incident de cybersécurité et des perturbations de la chaîne d'approvisionnement, ce qui a conduit à des perspectives prudentes. Le groupe resserre ses prévisions pour l'exercice 2026 et anticipe désormais une croissance organique du chiffre d'affaires comprise entre 8,3 et 9,3%, ainsi qu'un bénéfice net ajusté par action de 14,95 à 15,10$.

* AbbVie (-2,58% à 250,96$). Le laboratoire américain a dévoilé au titre de son 2e trimestre 2026 un bénéfice ajusté par action de 3,65$, supérieur au consensus, pour des revenus de 17 Mds$ (+10%) également meilleurs que prévu. Le groupe fait aussi état d'une révision de la fourchette de prévision du bénéfice par action dilué ajusté pour 2026, passant de 13,91-14,11$ à 13,87-14,07$. Cette mise à jour intègre désormais un impact dilutif de 0,14$ par action lié au projet d'acquisition d'Apogee Therapeutics, dont la clôture est prévue au 3e trimestre 2026, ainsi qu'un impact défavorable de 0,58$ par action lié aux dépenses de R&D en cours d'acquisition (IPR&D) et aux paiements d'étapes comptabilisés depuis le début de l'année jusqu'au 2e trimestre 2026.

* Colgate-Palmolive (-0,33% à 91,3$). Le spécialiste des produits d'hygiène et d'entretien a révélé ses comptes du 2e trimestre. Le chiffre d'affaires a progressé de 4,9% à 5,36 Mds$. Les ventes organiques ont augmenté de 2,4%, incluant un impact négatif de 0,4% lié au recul des ventes d'aliments pour animaux sous marque de distributeur. Le bénéfice par action hors éléments a augmenté de 8% pour atteindre 0,99$, meilleur que prévu. L'entreprise a maintenu ses prévisions de chiffre d'affaires et de bénéfice par action GAAP, tout en révisant à la hausse ses prévisions de marge brute et de bénéfice par action hors éléments spécifiques.

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