Mi-séance Paris : lesté par le luxe, le CAC 40 se maintient difficilement dans le vert
LVMH reste pénalisé par par le ralentissement de la demande en Chine.
LA TENDANCE
Après deux séances de rebond, vendredi (+0,95%) et lundi (+0,38%), le CAC 40 poursuit dans ce sens, en hausse de 0,2% vers la mi-journée à 7.850 points. Les deux premières publications de revenus du troisième trimestre pour les groupes du CAC 40, LVMH et Publics, n'apportent pourtant pas de soutien. Le luxe pèse même sur la tendance du jour.
Au Moyen-Orient, l'escalade militaire des Houthis yéménites, alliés de Téhéran, contre le royaume saoudien, partenaire de Washington, ne contribue pas à rassurer un marché extrêmement sensible, le prix du baril de Brent se maintenant autour de 105$. L'accalmie se confirme par contre sur le marché obligataire avec un rendement de l'OAT 10 ans à 4,81% alors que les députés vont commencer à examiner le budget 2027 en séance publique ce mardi.
VALEURS EN HAUSSE
Remy Cointreau et Pernod Ricard se distinguent avec des titres en hausse respective de 5,5% et 2,8%. Les deux groupes de spiritueux bénéficient de la publication de LVMH. Si le numéro un mondial du luxe a vu sa division principale, la mode et de maroquinerie, souffrir au troisième trimestre, sa branche vins et spiritueux a enregistré une belle performance. L'activité a progressé de 5% en organique sur les neuf premiers mois de 2026 avec une hausse de 6% sur le seul 3e trimestre, contre +0,3% de consensus. "L'activité Champagne a conforté ses signes de reprise observés depuis le début de l'année, notamment en Europe. Moët & Chandon continue de bénéficier d'une forte visibilité durant sa deuxième saison des Grands Prix de Formule 1 en tant que champagne officiel. Le cognac Hennessy connaît une bonne dynamique en Asie tandis que le marché américain bénéficie du lancement de la nouvelle gamme de cocktails VS 'prêts à servir'. Les Rosés de Provence poursuivent leur bonne progression", a détaillé LVMH.
Technip Energies grimpe de 4% à 30,7 euros, soutenu par une note d'analyste. Goldman Sachs est en effet passé à l'achat' sur la valeur en visant 35 euros. La banque estime que de nouveaux projets gaziers pourraient générer environ 10,5 milliards d'euros de commandes futures et stimuler la croissance à partir de 2027. Elle note que le recul de 23% du titre depuis fin mars l'a rendu sous-évalué et moins cher que la plupart des sociétés comparables.
VALEURS EN BAISSE
LVMH (-2,2% à 376 euros)a réalisé sur les neuf premiers mois de 2026 des ventes totales de 57,15 milliards d'euros. La croissance organique ressort à 2%. Au troisième trimestre, la croissance organique des ventes (+1% en glissement annuel) reflète l'impact sur l'activité d'un contexte moins porteur en Chine tandis que les États-Unis, l'Europe et le Japon connaissent une bonne croissance. Les ventes du 3e trimestre, de 18,5 milliards d'euros, se comparent à un consensus FactSet de 18,44 milliards d'euros. Le groupe d'activités Mode et Maroquinerie, où les marges sont les plus importantes, bénéficie du dynamisme du marché américain mais est impacté sur le dernier trimestre par le ralentissement de la demande en Chine. Le groupe d'activités recule de 2% en organique à neuf mois.
Dans le secteur du luxe, Kering et Hermès reculent aussi de près de 3%.
Publicis cède 0,4% à 98,3 euros après avoir confirmé ses prévisions pour l'ensemble de l'année. Le géant de la communication a dévoilé une croissance organique supérieure aux attentes au titre du troisième trimestre, portée par la demande des clients en matière de marketing basé sur l'intelligence artificielle. Le chiffre d'affaires organique a progressé de 5% au cours du trimestre, contre un consensus logé à 4,8%. La direction a réitéré son objectif d'atteindre une croissance organique du revenu net dans la fourchette de +4,5% à +5% pour l'ensemble de l'année 2026 avec une confiance renforcée grâce à l'impact positif du new business, à son taux de rétention client et à la croissance de l'ensemble de sa clientèle depuis le début de l'année. Le management a également confirmé viser un taux de marge opérationnelle légèrement au-dessus de 18,2%, tout en maintenant un niveau d'investissement élevé, et un free cash-flow de 2,2 milliards d'euros environ, avant variation du besoin en fonds de roulement et sur la base d'une parité de change de 1,161 dollar par euro.
STMicroelectronics perd 1,8% à 44,7 euros. Les actions européennes du secteur des semi-conducteurs sont sous pression ce mardi, emboîtant le pas à une vague de ventes en Asie et aux États-Unis, après que le DG de Broadcom a mis en garde contre une surchauffe du sentiment de marché. Lors d'un événement à Singapour, Hock Tan a déclaré que l'essor de l'IA avait attiré des investisseurs dont les stratégies s'apparentent à celles de joueurs de casino. Une intervention qui fait désordre alors que les investisseurs s'interrogent déjà sur la pérennité du rythme des investissements technologiques face à des inquiétudes croissantes concernant la sécurité et à des signes de tensions sur le financement.
Medincell recule de 5% à 27,3 euros. D'après une déclaration transmise à l'AMF, la banque JP Morgan a réduit sa position vendeuse à 0,48% du capital de Medincell le 9 octobre contre 0,69% du capital en date du 23 juin 2026.
Valbiotis plonge de 18% à 0,54 euro. Valbiotis a prévenu que la dynamique commerciale s'est poursuivie au troisième trimestre, mais à un rythme inférieur aux attentes. Dans ce contexte, Valbiotis renonce par prudence à son ambition de chiffre d'affaires à 3 ME sur l'ensemble de l'exercice 2026. La société retire en conséquence les ambitions financières communiquées au marché pour 2027 (chiffre d'affaires supérieur à 25 ME et EBITDA positif) et pour 2030 (chiffre d'affaires de plus de 100 ME, assorti d'une marge d'EBITDA entre 25 et 30%).
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