Mi-séance Paris : GTT chute à rebours d'une séance d'accalmie
L'indice star de la bourse parisienne affiche une hausse de 0,75%...
Le CAC 40 affiche une progression de 0,75% ce lundi midi, évoluant vers les 7.840 points, à la faveur d'un reflux des cours du pétrole et du taux de l'obligation souveraine française à dix ans, repassé sous les 5% à 4,98%. La place parisienne profite par ailleurs d'un répit alors que l'agence de notation Moody's a décidé vendredi de maintenir la note de crédit de la France à "Aa3", assortie d'une perspective négative, alors que la plupart des analystes s'attendaient à une dégradation à "A1".
Principale ombre au tableau parisien : l'action GTT décroche de plus de 14% après la publication des résultats trimestriels du groupe, qui a pourtant confirmé ses objectifs annuels.
Sur le front moyen-oriental, les rebelles yéménites, alliés de l'Iran, ont déclaré ce matin avoir ciblé les stations de pompage de l'oléoduc Est-Ouest saoudien ainsi que l'aéroport de Ryad, mais les informations selon lesquelles des médiateurs qataris se trouvaient dimanche à Téhéran ont apaisé dans une certaine mesure la pression. L'inflation provoquée par le conflit est plus que jamais présente dans l'esprit des investisseurs en cette semaine de décisions de politique monétaire des banques centrales, notamment celle de la Réserve fédérale américaine mercredi et celle de la Banque centrale européenne jeudi.
Ces deux institutions devraient maintenir leurs taux inchangés cette fois-ci, mais les marchés anticipent de nouvelles hausses en décembre, le niveau des prix restant bien au-dessus de leurs objectifs.
Valeurs en hausse
Beneteau (+0,85% à 4,74 Euros) a annoncé un projet de nouveau site de 15.000 m² à Canet-en-Roussillon. Ce nouveau site français permettra de développer les services du Groupe aux grandes unités et le reconditionnement de bateaux d'occasion en Méditerranée, en s'appuyant sur l'expertise de BMS. Le futur site permettra d'étendre cette expertise aux grandes unités du Groupe : catamarans et monocoques, à voile comme à moteur, de plus de 60 pieds. La préparation et l'installation d'équipements sur les bateaux neufs y seront également développées. Le projet prévoit environ 2.200 m² de surface construite, sous réserve des études et autorisations nécessaires. Cette surface pourrait être doublée dans un second temps, dans le cadre d'une extension foncière de 10.000 m² supplémentaires en option. Le Groupe vise une production annuelle de 130 bateaux reconditionnés à l'horizon 2030. A cette date, le site de Canet pourrait prendre en charge environ 10 grandes unités par an, en synergie avec les autres pôles du Groupe. La mise en service est envisagée mi-2029.
Cegedim (-1% à 9,90 Euros) enregistre un chiffre d'affaires consolidé au 3e trimestre 2026 de 155,9 millions d'euros, en hausse de +1,5% en données publiées et de +1,2% en données organiques, par rapport au 3e trimestre 2025. En cumul à fin septembre, le chiffre d'affaires est en croissance de +1% en données publiées et de +0,9% en données organiques par rapport à la même période de 2025. Sur la base des données actuellement disponibles, le Groupe anticipe une croissance organique de son chiffre d'affaires 2026 supérieure à +2% par rapport à 2025. Le Résultat opérationnel ajusté devrait continuer à progresser significativement.
Stellantis (+3,04% à 3,66 Euros) : Wayve, développeur londonien d'IA incarnée (embodied AI) appliquée à la conduite, a rejoint NVIDIA, Stellantis et le gouvernement français à l'occasion des Assises du Véhicule Autonome pour annoncer une collaboration visant à favoriser le déploiement des véhicules autonomes (AV) en France et à accélérer le développement de cette technologie dans l'ensemble de l'Union européenne. Avec l'un des plus importants marchés de VTC en Europe et après avoir accueilli à Paris l'AI Action Summit, au cours duquel 109 milliards d'euros d'investissements dans l'IA ont été annoncés en 2025, la France constitue un environnement naturel pour lancer cette collaboration et jouera un rôle essentiel dans le développement de Wayve.
Bolloré (+1,85% à 3,74 Euros) : à périmètre et taux de change constants, le chiffre d'affaires du troisième trimestre 2026 s'élève à 937 millions d'euros, en hausse organique de 53% (+49% en données publiées). Bolloré Energy a réalisé un chiffre d'affaires de 851 millions d'euros en croissance de 61%, résultant de la hausse générale des cours des produits pétroliers et d'une diminution de 9% des volumes vendus en partie imputable à cette augmentation. Le segment Industrie a affiché un chiffre d'affaires de 76 millions d'euros (+4%) grâce à la progression de l'activité Systèmes, portée par les activités d'Automatic Systems, et malgré la baisse de l'activité Blue. Les autres activités représentent 10 millions d'euros (+3%), intégrant une amélioration des recettes immobilières. En données brutes, le chiffre d'affaires des autres activités est en baisse de 17 millions d'euros à la suite de la sortie de la participation dans Ovrsea du périmètre en décembre 2025, consécutive à sa fusion avec la société Fusalpes. A périmètre et taux de change constants, le chiffre d'affaires à fin septembre 2026 est en hausse de 21% à 2,581 milliards d'euros. En données publiées, ce chiffre d'affaires des neuf premiers mois de l'année progresse de 19%, compte tenu de -48 millions d'euros de variation de périmètre, principalement liée à la sortie d'Ovrsea.
Eutelsat (+7,80% à 1,9065 Euro) et le groupe audiovisuel public du Qatar, Qatar Media Corporation (QMC), annoncent le renouvellement de leur collaboration avec la signature d'un accord pluriannuel portant sur la diffusion des services audiovisuels de QMC partout au Moyen-Orient et en Afrique du Nord via le satellite Eutelsat 7 West A. En vertu de cet accord, Qatar Media Corporation pourra continuer à s'appuyer sur les capacités satellitaires et les services de liaison montante d'Eutelsat à la position orbitale 7/8° Ouest pour diffuser son bouquet de chaînes nationales auprès des téléspectateurs dans l'ensemble de la zone MENA.
Nexans rebondit de 1,85% à 115,60 euros. Le câblier a confirmé ses perspectives 2026 la semaine dernière après avoir enregistré une accélération séquentielle de son activité. La Deutsche Bank a ajusté sa cible sur le dossier de 179 à 168 euros tout en restant à 'acheter', considérant que les perspectives du groupe à moyen terme demeurent attrayantes.
Eurazeo (+3,33% à 48,36 Euros) indique que son conseil de surveillance a décidé, sur recommandation du comité des rémunérations, de sélection et de gouvernance, de faire évoluer la gouvernance autour de Christophe Bavière, nommé dès à présent président unique du directoire, dans la perspective de l'échéance, le 5 février 2027, des mandats en cours. La gouvernance nouvelle doit permettre au groupe "d'accélérer encore dans un marché en pleine évolution". Le conseil de surveillance arrêtera la composition du futur directoire, présidé par Christophe Bavière, à l'issue des mandats en cours, avec l'ambition de faire d'Eurazeo un leader européen de l'asset management.
Atos (+9,45% à 25,48 Euros) annonce le lancement de sa nouvelle suite IA dédiée aux organisations, Atos Genesis Intelligence. Conçue pour les environnements réglementés et le traitement des informations sensibles, la suite s'accompagne d'une plateforme d'aide à la décision avancée, Atos Codex, également conçue pour les organisations opérant dans des environnements critiques.
STMicroelectronics (+0,57% à 39,69 Euros) annonce une gamme de capteurs automobiles qui permettra aux marques de véhicules d'étendre des fonctionnalités avancées de sécurité et d'aide à la conduite à tous les segments, du marché premium au marché grand public, élargissant ainsi l'accès à une protection de pointe. En associant des accéléromètres et des gyroscopes multiaxes (capteurs de vitesse angulaire) dans un seul boîtier, les nouveaux capteurs de ST offrent une plateforme unifiée permettant aux OEM et aux fournisseurs de rang 1 de concevoir des systèmes de sécurité active et passive qui répondent aux exigences strictes du secteur automobile en matière de qualité, de fiabilité et de sécurité. Les dispositifs couvrent des cas d'utilisation allant de la protection en cas de collision, de la détection de retournement et du déclenchement des airbags, jusqu'aux systèmes de contrôle de la stabilité du véhicule et à la stabilisation des faisceaux radar.
Valeurs en baisse
GTT (-14,78% à 174,70 Euros) : le chiffre d'affaires consolidé des 9 premiers mois 2026 s'élève à 570,1 millions d'euros, en retrait de -4,9% par rapport aux 9 premiers mois de l'année 2025 (599,6 ME). Cette diminution est en ligne avec la baisse du nombre de méthaniers en cours de construction liée au faible niveau de commandes enregistrées au cours des neuf premiers mois de l'année 2025. GTT rappelle ses objectifs pour l'exercice 2026, soit : un chiffre d'affaires consolidé 2026 compris dans une fourchette de 740 à 780 ME ; un EBITDA consolidé 2026 compris dans une fourchette de 490 à 530 ME ; le maintien de la politique de distribution de dividendes.
Dans un communiqué distinct, le groupe a annoncé la nomination de Catherine Ronge à la présidence de son conseil d'administration, en remplacement de Philippe Berterottière qui a décidé de démissionner de ses fonctions, avec effet le 16 novembre 2026.
Portzamparc évoque un T3 ponctuellement faible avant un T4 qui devrait rester en retrait mais la priorité reste la dynamique commerciale, toujours soutenue. A l''achat', le broker vise 214 euros. Oddo BHF note également que les revenus sont légèrement inférieurs aux attentes mais souligne que la guidance est confirmée et met en avant la forte dynamique des commandes. Bernstein dégrade en revanche le dossier à 'performance de marché' et réduit son objectif de 245 à 210 euros.
Safran (-0,48% à à 270,50 Euros) peine à reprendre son souffle après sa violente chute de vendredi. Les analystes sont nombreux à revoir leur copie sur l'équipementier aéronautique après les annonces de fin de semaine dernière. Oddo BHF confirme son opinion 'neutre' mais abaisse son objectif de cours à 330 euros afin de refléter ses nouvelles estimations, qui intègrent toujours une remontée progressive des retraits de moteurs, ainsi que l'accélération des Capex. La Deutsche Bank a ajusté ses estimations de dépenses d'investissement, ce qui affecte principalement le flux de trésorerie disponible (FCF), et a, par conséquent, abaissé son objectif de 398 à 350 euros. Bernstein a, de son coté, coupé sa cible de 420 à 370 euros tout en restant à 'surperformer', Barclays ('surpondérer') a ramené son objectif de 390 à 350 euros, JP Morgan ('surpondérer') a réduit sa cible de 460 à 400 euros et Jefferies a abaissé le curseur de 340 à 300 euros avec un avis maintenu à 'conserver'.
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