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Entretien avec Patrice Gautry, Chef économiste de l'Union Bancaire Privée

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L'appétit des investisseurs envers certains titres peut créer des rallyes non portés par les bénéfices

Entretien avec Patrice Gautry, Chef économiste de l'Union Bancaire Privée

Boursier.com : Les marchés actions sont au plus haut, plusieurs indices battant des records, la bonne tendance peut-elle perdurer en 2026 ?

P.G. : La forte progression des bourses s'explique par la forte progression en parallèle des bénéfices des entreprises, surtout dans le secteur de la technologie américaine. Les valorisations sont donc élevées, mais notre analyse ne pointe pas sur un phénomène de bulle sur les marchés actions et les actifs risqués plus globalement. La croissance des bénéfices est attendue en hausse en 2026 de 5% globalement. Cette croissance se poursuit donc aux Etats-Unis (16% en 2026 après 13% en 2025) et réaccélère dans d'autres pays comme l'Europe (12% attendu après 1% en 2025) et la Chine (17% après 12% en 2025). La tendance positive attendue sur les grandes places boursières devrait être portée par les bénéfices en 2026 encore plus qu'en 2025.

Boursier.com : Quels sont les principaux risques que vous identifiez cette année ?

P.G. : Plusieurs risques sont liés au scénario économique mais aussi en provenance des marchés. Plusieurs risques peuvent naitre à propos d'un côté non soutenable de certaines tendances récentes : l'économie américaine peut-elle continuer alors que la consommation est tirée par une petite partie des ménages, ceux qui bénéficient de revenus élevés et d'un effet de richesse de leurs portefeuilles. La hausse de la dette publique observée dans les pays développés pourrait aussi devenir insoutenable si les taux longs remontaient, et alors que le service de la dette représente aux Etats-Unis près de 5% du PIB, 3% au Royaume-Uni et 2.5% en France. Enfin, l'appétit des investisseurs envers certains titres peut créer des rallyes non portés par les bénéfices ; par ailleurs, des changements de leadership dans les nouvelles technologies peuvent créer des ruptures de tendance sur les marchés et de la volatilité. Enfin, les risques géopolitiques sont élevés, compte tenu des récents développements de la politique américaine mais aussi des visées chinoises et russes à moyen terme.

Boursier.com : Qu'attendez-vous pour 2026 en termes de politique monétaire ?

P.G. : Les banques centrales devraient maintenir les conditions financières à un niveau toujours très accommodant. La Fed et la banque d'Angleterre devraient baisser leurs taux de façon marquée en 2026 en raison des risques sur le marché de l'emploi et d'une moindre inflation dans ces deux pays. La BCE a moins d'espace pour baisser ses taux directeurs mais pourrait le faire à l'occasion d'une inflation qui pourrait s'afficher très en dessous de 2% en cours d'année. Les banques centrales seront aussi vigilantes sur la liquidité sur les marchés et dans les banques commerciales et surveiller aussi la forme de la courbe des taux. Des baisses de taux sont aussi attendues du côté des pays émergents et notamment en Inde et en Chine en 2026.

Boursier.com : Privilégiez-vous les actions américaines ou européennes ?

PG : Au sein de la partie actions, notre préférence se porte encore sur les actions américaines et en particulier sur celles de la technologie. La visibilité, des marges élevées et aussi les fortes progressions bénéficiaires attendues dans plusieurs secteurs en parallèle avec celle de la technologie nous amènent à privilégier cette place par rapport au reste du monde. Des diversifications peuvent être utiles faveur de l'Europe et de la Chine.

Boursier.com : Les petites et moyennes capitalisations européennes peuvent-elles tirer leur épingle du jeu ?

P.G. : Nos allocations restent orientées en faveur des grandes capitalisations. Une diversification peut être faite de façon sélective avec les petites valeurs, mais nos expositions sont limitées.

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