Le baril de pétrole flirte à nouveau avec les 100 dollars, les attaques iraniennes se multiplient dans le Golfe
Situation toujours très tendue au Moyen-Orient...
Pas de répit sur le marché pétrolier. Malgré la décision historique de l'AIE mercredi, les cours de l'or noir restent sous tension avec la poursuite du conflit au Moyen-Orient. Le baril de Brent, qui était redescendu sous les 90$ après sa folle journée de lundi, a de nouveau franchi la barre des 100$ ce matin alors que la guerre en Iran a entraîné de nouvelles perturbations du transport dans le Golfe et que la Chine a renforcé ses restrictions sur les exportations de carburant.
Au 13e jour de guerre, l'Iran a incendié deux pétroliers dans les eaux irakiennes, intensifiant ainsi ses attaques contre les installations pétrolières et de transport à travers la région. Oman a de son côté évacué tous les navires de son principal terminal d'exportation situé hors du détroit d'Ormuz. Le détroit, voie de passage cruciale par laquelle transite habituellement un cinquième du pétrole mondial, reste de facto fermé, contraignant les principaux producteurs du Golfe à réduire leur production. Dans ces conditions, Téhéran a averti qu'il fallait se préparer à un prix du pétrole à 200 dollars le baril, contredisant l'affirmation du président Donald Trump selon laquelle les Etats-Unis avaient déjà gagné la guerre
En outre, les raffineurs chinois ont commencé à annuler des cargaisons d'exportation de carburants raffinés, notamment d'essence et de diesel, déjà convenues. Les principaux raffineurs du pays ont reçu l'ordre la semaine dernière de cesser de signer de nouveaux contrats, et cette dernière directive est plus stricte que les précédentes, souligne 'Bloomberg'.
Dans ce contexte, la proposition de l'Agence internationale de l'énergie de débloquer 400 millions de barils de pétrole pour contenir la flambée des prix de l'énergie peine manifestement à convaincre les investisseurs.
Goldman Sachs a indiqué que les prix du pétrole pourraient dépasser le pic de 2008 si les flux transitant par le détroit d'Ormuz restent faibles jusqu'en mars, selon une note de recherche actualisée. Cette année-là, le Brent avait atteint 147,50 dollars le baril... "La seule chose qui pourrait vraiment faire baisser les prix du pétrole, c'est la réouverture effective du détroit d'Ormuz", a déclaré Neil Beveridge, directeur de la recherche chez Sanford C. Bernstein & Co, lors d'une interview sur 'Bloomberg Television'. Les débits provenant des réserves stratégiques sont "insignifiants comparés aux 20 millions de barils" de perturbations quotidiennes engendrées par la fermeture d'Ormuz, a-t-il ajouté.
Dans le même sens, ING écrit que "le seul moyen de voir les prix du pétrole baisser durablement est de rétablir le flux de pétrole via le détroit d'Ormuz... Si nous n'y parvenons pas, les sommets du marché ne seront pas encore atteints".
Le baril de Brent de la mer du Nord (contrat mai) bondit de plus de 5% à 96,7 dollars à Londres tandis que le WTI (contrat avril) avance de 5% à 91,6$ sur le Nymex.
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