La nette décrue des cours pétroliers se poursuit, le baril au plus bas depuis début mars
Soulagement...
Les cours pétroliers poursuivent leur déclin après l'annonce d'un accord-cadre entre les États-Unis et l'Iran visant à mettre fin à leur guerre. Donald Trump a déclaré lundi que le protocole d'accord entre les deux pays avait été signé électroniquement par les deux parties, en attendant une cérémonie officielle prévue vendredi à Genève, qui devrait ouvrir la voie à la normalisation du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz. Le président a insisté sur le fait que le détroit serait dégagé vendredi. "Nous avons déjà de nombreuses voies de passage", a-t-il déclaré aux journalistes lors du sommet du G7 en France. "Il sera ouvert et gratuit".
Le baril de Brent, la référence mondiale, recule de 2%, sous la barre des 82 dollars le baril, enregistrant une quatrième journée consécutive de baisse, tandis que le baril de West Texas Intermediate (WTI) cède 2,4% à 78,8 dollars. Les deux références évoluent ainsi au plus bas depuis début mars.
Conséquence de cet accord, Morgan Stanley et Goldman Sachs ont toutes deux revu à la baisse leurs prévisions pour les prochains trimestres. La première table désormais sur un prix moyen du Brent de 90 dollars le baril entre juillet et septembre, contre 100$ précédemment. Les prévisions pour le quatrième trimestre ont été revues à la baisse de 15 dollars, à 80$. "De nombreux points restent à négocier et des risques importants persistent, mais pour l'instant, il s'agit d'une étape cruciale vers une désescalade du conflit et une augmentation des exportations de pétrole via le détroit d'Ormuz", écrivent les équipes de la banque dans une note reprise par 'Bloomberg'. "Nous prévoyons un retour à 50% de la production d'ici septembre et à 80% d'ici décembre, soit légèrement plus rapidement qu'auparavant".
Les spécialistes de GS tablent désormais sur un retour des exportations du Golfe persique à leurs niveaux d'avant-guerre d'ici la fin juillet, soit un mois plus tôt que prévu. Ils s'attendent ainsi à un Brent sur une moyenne de 80$ au quatrième trimestre, soit 10$ de moins que leur précédente prévision.
RBC Capital Markets se montre plus prudent. "Nous pensons qu'il faudra des mois pour atteindre des niveaux proches de ceux du 27 février", affirment les équipes de RBC, en référence à la date précédant le début de la guerre. "Le pic des flux via le détroit d'Ormuz est peut-être désormais derrière nous".
La fermeture de facto du détroit d'Ormuz - soumis à un double blocus iranien et américain - a réduit les flux de pétrole en provenance de la région, entraînant une diminution des stocks commerciaux et stratégiques. Les réserves d'urgence de pétrole brut des États-Unis ont atteint leur niveau le plus bas depuis 1983, selon les données publiées lundi.
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