La Bourse de Paris termine dans le vert
La Bourse de Paris a terminé en hausse vendredi après son fort repli de la veille, malgré les inquiétudes persistantes sur les finances publiques françaises et le ton ferme de la Fed sur l'inflation.
L'indice CAC 40 a gagné 0,98% à 8.401,18 points. La veille, l'indice vedette parisien avait nettement reculé de 1,68% à 8.319,97 points, plombé par les incertitudes toujours aussi fortes concernant la situation budgétaire et politique de la France.
"La semaine se termine sur un sentiment haussier", l'indice CAC 40 bénéficiant d'un "effet de rattrapage par rapport à la veille", résume Grégoire Kounovski de Norman K.
Les marchés d'actions se comportent "comme si le discours (de Kevin Warsh) avait été +dovish+ ("colombe", soit l'expression désignant en anglais les adeptes de taux plus bas, ndlr), et les indices américains n’intègrent pas une hausse des taux de la Fed à court terme", souligne Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.
Le président de la Fed a estimé vendredi que l'inflation était "préoccupante" aux Etats-Unis et qu'il pouvait "difficilement" qualifier la politique monétaire de "restrictive", des propos dénotant une certaine fermeté avant la prochaine réunion sur les taux d'intérêt.
"Cela exclut presque toute détente monétaire à court terme", estime Christophe Boucher, directeur des investissements chez ABN AMRO Investment Solutions.
"Warsh ne s'engage pas à l'avance sur une trajectoire des taux, mais son évaluation de la situation économique est sans ambiguïté restrictive", poursuit-il.
La hausse des prix aux Etats-Unis était de 3,7% en juillet selon l'indice PCE quand la Fed vise 2%. La banque centrale n'a pas touché à ses taux depuis décembre 2025 malgré les pressions exercées par la flambée des prix de l'énergie avec la guerre au Moyen-Orient.
"Warsh a profité du symposium de Jackson Hole pour asseoir sa crédibilité en tant que champion de la lutte contre l’inflation, plutôt que de se positionner comme un communicant favorable aux marchés", note Christophe Boucher.
Fitch attendu
Les investisseurs gardent par ailleurs un oeil sur la situation budgétaire et politique française, alors que l'agence Fitch réévaluera vendredi soir la note attribuée à la dette de l'Hexagone.
Cette évaluation intervient quelques semaines avant la présentation du dernier budget du gouvernement, avant l'élection présidentielle, et alors que cette question revient au cœur des débats dans le pays.
Le taux d'intérêt français à échéance dix ans atteignait 4,12%, contre 4,10% la veille en clôture. Son équivalent allemand, référence en Europe, atteignait 3,28%, contre 3,25% jeudi soir.
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