Veolia : L'Assemblée des Parties Prenantes appelle à accélérer sur la réutilisation des eaux usées traitées pour renforcer la sécurité hydrique
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Alors que l'ONU qualifie la situation actuelle de "faillite hydrique", Veolia lance, à travers le travail de son Assembléedes Parties Prenantes, nouvellement créée, un appel à l'action pour accélérer le déploiement de solutions technologiques éprouvées, à l'instar de la réutilisation des eaux usées traitées. Avec seulement 8%2 de l'eau actuellement recyclée à l'échelle mondiale, le déploiement de la réutilisation des eaux usées traitées se heurte à des obstacles psychologiques, financiers et réglementaires.
L'eau est devenue un sujet de gouvernance stratégique. La demande en eau douce devrait dépasser l'offre de 40%3 d'ici 2030. C'est un vrai sujet de sécurité industrielle et environnementale. Si la prévention reste indispensable, la technologie a un rôle essentiel à jouer. Il faut arrêter de penser l'eau en linéaire et l'appréhender comme une ressource renouvelable pour que les industriels et les acteurs municipaux disposent d'un mix d'eau fraîche et d'eau recyclée en réponse aux besoins critiques, déclare Anne Le Guennec, directrice de la Zone Technologies de l'eau, Veolia.
Face à l'urgence, l'Assemblée des Parties Prenantes de Veolia formule dans un livre blanc, 10 propositions concrètes et engagements pour accélérer le déploiement de la réutilisation des eaux usées traitées dans le monde notamment :
- Une nouvelle approche de la sécurité hydrique. Basée sur des solutions innovantes, elle repose sur un diagnostic intégrant les besoins des parties prenantes, les contraintes et les enjeux locaux pour définir un mix d'approvisionnement optimal et aligné avec la stratégie territoriale.
- Le partage en open source, d'ici la fin de l'année 2026, d'un outil permettant de calculer le coût anticipé d'un manque d'eau (cost of no water) afin de rendre le risque tangible pour les décideurs publics et économiques. Le Groupe y travaille avec plusieurs membres notamment Esther Crauser-Delbourg, économiste de l'eau, Susan Doering pour Aon Insurance et Laurie Chesné pour le Groupe Natixis CIB.
- Un appel à la tenue d'une conférence mondiale récurrente de l'ONU sur l'eau, au même titre que celles sur le climat et la biodiversité, afin de replacer la question dans les priorités internationales et de promouvoir la réutilisation des eaux usées traitées comme l'une des composantes fondamentales de l'agenda hydrique mondial.
Le changement climatique redistribue les cartes sur le sujet de l'eau. Nous avons besoin de repenser les usages pour utiliser la ressource au bon moment, au bon endroit et pour le bon usage des communautés et territoires. Les solutions existent pour recycler et préserver la ressource en eau. Nous avons aujourd'hui besoin d'outils financiers et économiques solides, notamment d'une tarification qui reflète la valeur de l'eau. Il est temps de passer collectivement à l'action, ajoute Esther Crauser-Delbourg, économiste de l'eau et membre de l'Assemblée des Parties Prenantes.
La réutilisation des eaux usées traitées déployée au Chili et au Moyen-Orient, en passant par l'Europe
Face aux nouveaux risques, les solutions technologiques existent. Grâce à ses solutions propriétaires uniques, Veolia propose des approches innovantes pour renforcer la sécurité environnementale : des solutions favorisant la sobriété et les économies d'eau, par exemple la lutte contre les fuites dans les réseaux, la réutilisation des eaux usées traitées et des solutions de dessalement, déployées lorsque toutes les autres options ont été envisagées.
Veolia est le pionnier de la réutilisation des eaux usées traitées à grande échelle. Depuis plus de vingt-cinq ans, le Groupe accompagne ses clients à travers le monde, par exemple en Espagne, en Namibie, au Moyen-Orient ou au Chili pour déployer des solutions sur mesure.
En France, depuis 2022, Veolia déploie des ReutBox. Compactes et mobiles, ces unités permettent aux stations d'épuration de fonctionner en circuit fermé et de disposer d'eau recyclée de qualité pour des usages externes comme l'irrigation agricole, le nettoyage urbain ou l'arrosage d'espaces verts. Plus de cinquante stations sont équipées ou en cours d'équipement à date. A Narbonne, grâce à une installation de pointe, la réutilisation des eaux usées traitées permet également d'irriguer la vigne et à Argelès, dans les Pyrénées-Orientales, la plus grande installation en France irriguera également prochainement les cultures locales.
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