Marchés : un premier trimestre très solide pour les entreprises européennes
Le bénéfice par action des entreprises présentes dans le MSCI Europe a bondi de 7,5% au cours des trois premiers mois de l'exercice...
Un début d'année sur les chapeaux de roues ! La saison des résultats du premier trimestre en Europe a été la meilleure depuis trois ans, portée par les géants de l'énergie et de la tech. Le bénéfice par action des entreprises présentes dans le MSCI Europe a ainsi bondi de 7,5% au cours des trois premiers mois de l'exercice, dépassant largement les 2,5% attendus par le marché. Il s'agit de la plus forte progression depuis le premier trimestre 2023, selon les données de 'Bloomberg Intelligence'. Cette performance pourrait néanmoins être difficile à répéter compte tenu de la dégradation des perspectives économiques en lien avec la guerre en Iran.
Les sociétés du secteur de l'énergie ont tiré la tendance, la fermeture du détroit d'Ormuz ayant entraîné une flambée des prix des matières premières et dynamisé les activités de négoce de BP, TotalEnergies et Equinor. Les bénéfices du secteur ont grimpé de 22% au premier trimestre, contre des estimations de +5,6% au début de la saison. Les bénéfices de Shell, qui pèse le plus lourd dans l'indice MSCI Europe Énergie, ont notamment plus que doublé par rapport au trimestre précédent, souligne l'agence.
Le secteur technologique a également surperformé : les éditeurs de logiciels ont su déjouer les menaces de disruption liées à l'intelligence artificielle en affichant des résultats supérieurs aux prévisions, tandis que les fabricants de semi-conducteurs continuent de bénéficier de la vigueur des investissements dans l'IA. Selon Laurent Douillet et Aditya Khanduja, analystes chez 'BI', ASML Holding, qui représente près de la moitié du poids de l'indice MSCI Europe Technologie, devrait contribuer à plus de 50% de la croissance des bénéfices du secteur technologique cette année.
Cités par 'Bloomberg', les stratèges de Goldman Sachs soulignent que les bénéfices du premier trimestre étaient "positifs mais concentrés". Les révisions à la hausse des prévisions ont été presque exclusivement le fait des secteurs de l'énergie, des ressources de base et de la chimie. À l'inverse, les entreprises du luxe et les constructeurs automobiles ont particulièrement souffert ce trimestre, pénalisés par leur exposition aux droits de douane, à la concurrence chinoise et à la morosité de la consommation, exacerbée par l'inflation. Cette concentration des révisions à la hausse des estimations dans un petit nombre de secteurs risque de "freiner la dynamique générale des bénéfices", selon eux.
La surperformance des entreprises européennes pourrait ainsi bien être de courte durée. "L'incertitude géopolitique semble peser sur le moral des investisseurs vis-à-vis des actions européennes en général", indiquent les équipes de BI, ajoutant que le reste de 2026 sera marqué par un ralentissement de l'économie mondiale, des fluctuations monétaires défavorables et de nouveaux droits de douane américains.
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