"Notre priorité absolue est de protéger nos élèves", affirme Geffray
"Notre priorité absolue est de protéger nos élèves", a affirmé mardi le ministre de l'Education nationale Édouard Geffray, assurant être "en train de traiter" les revendications des lycéens qui s'apprêtent à manifester dans la journée.
Le ministre a qualifié de "drame", sur franceinfo, le fait qu'un adolescent de 15 ans ait eu la main arrachée par une grenade à Lens lundi.
"Depuis le début, j'ai appelé au dialogue, à ne pas encourager les blocages parce que dès les premiers jours, on a vu des éléments ultraviolents infiltrer les mouvements lycéens", a affirmé le ministre.
Il a souligné que "215 élèves ont été blessés, dans leur immense majorité par des individus violents" depuis le début du mouvement et "dans ce cas-là, il faut interpeller les individus qui mettent en danger la vie des autres", a-t-il affirmé.
Trouvant "très sain pour la démocratie sociale lycéenne qu'il y ait une manifestation" déclarée, M. Geffray a assuré que "(sa) préoccupation première est que les élèves et personnels soient protégés".
"Les revendications lycéennes, je suis en train de les traiter", a-t-il ajouté.
Il a notamment annoncé le lancement, depuis lundi sur agora.gouv, d'une plateforme "où chaque lycéen va pouvoir poser sa contribution".
Elle est ouverte jusqu'au 23 octobre et pose deux questions ouvertes, sur les "principales difficultés" rencontrées dans les lycées et ce qui "devrait changer ou être amélioré pour mieux apprendre". Il y avait 1.700 contributions enregistrées mardi matin.
Les réponses sont anonymes par défaut, mais les personnes qui participent peuvent préciser le nom de leur établissement. Il n'est pas demandé de compte ou de prouver que l'on est bien lycéen pour participer. Le ministère doit organiser une "restitution nationale" fin octobre.
En ce qui concerne les absences d'enseignants non remplacées, M. Geffray a indiqué avoir demandé à toutes les académies "le tableau de bord quotidien de tous les lycées qui sont confrontés à cette situation" pour identifier "les points rouges" afin "d'apporter une réponse dans les huit jours".
Il a évoqué plusieurs chantiers à ouvrir: celui des "rythmes scolaires" et celui de "la cohérence des emplois du temps": estimant que les outils "ne sont pas optimisés", le ministre a assuré qu'"on va mettre un peu d'IA là-dedans".
Par ailleurs, "on ouvre des discussions" sur Parcoursup, a-t-il promis, évoquant "un enjeu sur les places dans l'enseignement supérieur" et un autre de "transparence à renforcer".
Quant à l'après-mobilisation, "on ne va pas reprendre les cours comme si de rien n'était", a estimé le ministre, assurant que l'Education nationale comptait "banaliser la première demi-journée de reprise des cours dans les établissements qui ont été fermés".
"Je ne mettrai pas une pression folle aux chefs d'établissements pour rouvrir mercredi à 08H00, il faut un temps d'échange", a-t-il ajouté, rappelant qu'il y avait eu "85 personnes de l'éducation nationale qui ont été blessées dans ces événements" et "24 lycées qui ont été saccagés, incendiés".
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