Municipales à Paris: Grégoire creuse l'écart avec Dati au 1er tour, selon un sondage
Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie sans LFI, figure toujours en tête des intentions de vote au premier tour des municipales à Paris, huit points devant sa concurrente de droite Rachida Dati, selon un sondage Ipsos-BVA pour Ici Paris Ile-de-France paru mardi.
Comme dans les précédentes enquêtes d'opinion, cinq candidats atteindraient la barre des 10% et seraient donc en capacité de se maintenir au second tour du scrutin des 15 et 22 mars, ce qui rend le sort du duo de tête très dépendant des alliances avec leurs concurrents.
"Tout peut arriver, mais ce sera plus du fait des qualifications au second tour et de logiques d'alliances que de dynamiques propres à Emmanuel Grégoire et Rachida Dati", explique à l'AFP Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l'Ipsos-BVA.
Au premier tour, la gauche rassemblée derrière Emmanuel Grégoire (PS, Ecologistes, PCF, Place Publique et L'Après) recueillerait 35% des suffrages (en hausse de trois points par rapport au précédent sondage Ipsos de la mi-décembre, avant l'accord d'union de la gauche), contre 27% pour la liste conduite par Rachida Dati, candidate des LR, du MoDem et de l'UDI (stable).
Cet écart est "un avantage très important" pour le député socialiste, mais il "n'augure en rien du second tour", selon le sondeur.
Le candidat de centre-droit Pierre-Yves Bournazel, soutenu par Horizons et Renaissance, est crédité de 11,5% des intentions de vote (14% en décembre), ex-aequo avec sa concurrente d'extrême droite (Reconquête) Sarah Knafo (7% en décembre, avant l'officialisation de sa candidature).
Avec 10% des intentions de vote, l'Insoumise Sophia Chikirou perd trois points mais reste en capacité de se maintenir au second tour.
"Sophia Chikirou et Pierre-Yves Bournazel semblent pâtir d'une volonté de vote utile qui installe un match à deux entre Emmanuel Grégoire et Rachida Dati", analyse Stéphane Zumsteeg.
La liste menée par Thierry Mariani pour le RN recueillerait 4% des suffrages, en baisse de trois points.
Marielle Saulnier (Lutte ouvrière) et Blandine Chauvel du Nouveau parti anticapitaliste-Révolutionnaires (NPA-R) ferment la marche, à 1,5%.
Ipsos n'a pas testé les intentions de vote au second tour, contrairement aux autres instituts dont les enquêtes prévoient toutes un match très serré entre les deux favoris.
Le sondage Ipsos-BVA a été réalisé en ligne du 20 au 28 février auprès d'un échantillon de 800 habitants de la capitale inscrits sur les listes électorales, représentatif de la population parisienne.
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