Le Pen, Philippe, Retailleau: foule de candidats à la messe du pape
Y être... ou pas. De nombreuses personnalités politiques du centre jusqu'à l'extrême droite ont assisté samedi à la messe célébrée par le pape Léon XIV, dont la venue en France suscite un vif engouement populaire.
Dans une des tribunes installées place de la Concorde à Paris: le Premier ministre Sébastien Lecornu, les présidents du Sénat Gérard Larcher et de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse.
Également présents, l'épouse du chef de l'État Brigitte Macron et l'ancien président Nicolas Sarkozy.
Les deux ex-Premiers ministres macronistes, Édouard Philippe (Horizons) et Gabriel Attal (Renaissance), avaient fait le déplacement, de même que la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen et le président du parti Jordan Bardella, accompagnés de nombreux députés, ou encore le patron de LR Bruno Retailleau.
"C'était un formidable moment de communion avec les catholiques, mais aussi avec tout le peuple français. Un message de paix, d'espérance", a déclaré en quittant les lieux Jordan Bardella auprès du journaliste indépendant Paul Larrouturou.
Gabriel Attal a évoqué lui "un très bon moment", et des foules nombreuses illustrant le besoin de "concorde" et de "rassemblement" des Français.
Bruno Retailleau a délivré un message plus politique sur X, voyant dans la visite du pape un rappel "que notre civilisation a des racines chrétiennes". "Une nation qui ignore d'où elle vient ne peut bâtir solidement son avenir", a-t-il écrit.
Les responsables de gauche étaient eux absents, beaucoup ayant fait le choix de participer plutôt aux marches pour le climat, tels Jean-Luc Mélenchon (LFI), Marine Tondelier, Fabien Roussel (PCF) ou François Ruffin (Debout!). Absent aussi, le chef de l'Etat, qui a accueilli le pape à l'aéroport puis à l'Elysée vendredi.
En 2023, il avait assisté à la messe du précédent souverain pontife au stade Vélodrome de Marseille, provoquant une polémique sur le respect de la laïcité.
Événement "fédérateur"
Invité de la chaîne France Info samedi, le vice-président du RN Sébastien Chenu a jugé que le chef de l'Etat "aurait pu" se rendre à cette messe, un événement "très fédérateur", et auquel on peut assister "sans être nécessairement catholique".
"La laïcité, ce n'est pas l'interdiction d'aller assister à un culte", a-t-il insisté, écartant toute volonté de "récupération" des élus RN.
Interrogé sur l'affirmation du pape selon laquelle la "juste laïcité ne consiste pas à exclure la religion de l'espace public", M. Chenu a récusé qu'elle puisse s'adresser à son camp, partisan d'interdire le port du voile islamique dans la rue. "Nous, on combat l'islamisme, on ne combat pas une religion", a-t-il affirmé.
L'eurodéputé RN Matthieu Valet a publié sur X une photo de Marine Le Pen souriant largement à une religieuse voilée, accompagnée du message "La Renaissance de notre si belle France".
Sur X, le premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure, a ironisé sur la présence des représentants du RN place de la Concorde, rappelant que le pape s'était rendu dans la matinée dans un centre d'accueil pour migrants, preuve selon lui de la possibilité de "vivre ensemble dans la dignité et la paix".
"Message directement adressé à tous les candidats qui se sont pressés pour aller sur la photo avec le pape pour mieux le contredire par leurs programmes", a taclé Olivier Faure.
Vendredi soir, l'Insoumis Bally Bagayoko avait en tant que maire de Saint-Denis accueilli le pape, venu conclure une veillée de prière au Stade de France. "Un moment extrêmement émouvant", a-t-il commenté sur X.
Le député PCF Stéphane Peu a indiqué sur le même réseau avoir participé à cette veillée, avec son collègue Fabien Gay, à l'invitation de l'évêque de Saint-Denis.
■
Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count