Fête de la musique: Bregeon soutient la décision du préfet de police d'interdire le concert de LFI
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a jugé jeudi que la préfecture de police de Paris était "dans son rôle" en interdisant le concert organisé par LFI dimanche à Paris en raison de la présence "d'invités qui ont tenu par le passé des propos injurieux notamment à l'encontre des forces de l'ordre".
"La préfecture de police de Paris est dans son rôle, elle constate des risques de trouble à l'ordre public du fait d'invités qui ont tenu par le passé des propos injurieux notamment à l'encontre des forces de l'ordre", a déclaré la ministre sur BFMTV-RMC.
La France insoumise a annoncé qu'elle déposerait un recours devant le tribunal administratif contre cette décision prise mercredi au motif de la venue à ce concert gratuit de personnalités comme le Comité Adama et de sa fondatrice Assa Traoré, ainsi que du rappeur Médine.
Maud Bregeon a rappelé jeudi qu'il y aurait pour la police dans la capitale "plus d'une cinquantaine de zones à sécuriser" dans des conditions "pas faciles", en raison de l'"affluence" et des fortes chaleurs attendues.
"On voit bien dans la réaction de la France insoumise qu'ils sont encore dans une stratégie de conflictualisation de toutes les décisions, y compris lorsqu'elles sont prises par des représentants de la République", a-t-elle critiqué.
Mercredi soir, le coordinateur national de LFI, Manuel Bompard, a annoncé un recours contre cette décision, tandis que Jean-Luc Mélenchon a dénoncé sur son compte X "un scandale démocratique grave en période électorale".
Réagissant aux propos de Maud Bregeon, Manuel Bompard a estimé jeudi sur X que "la porte-parole de l'autoritarisme ment allègrement à la télévision".
Selon lui, "les +invités+ dont elle parle ne sont pas au programme du concert prévu dimanche" sur la place de la République, et si cette logique devait être appliquée, "il faudrait faire annuler tous les concerts avec du Renaud, du Brassens ou du NTM".
"Il n'y a aucun problème de maintien de l'ordre autour de cet événement, comme nous en avons fait la démonstration à chaque reprise, encore il y a quelques jours en réunissant 26.000 personnes à Saint-Denis sans aucun incident", a-t-il complété.
La porte-parole du gouvernement a par ailleurs dénoncé "la stratégie de sédition" selon elle développée par le maire insoumis de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Bally Bagayoko, qui a estimé que "siffler la Marseillaise" dans les stades de football pouvait être un "droit légitime".
"Ça en dit long sur leur rapport à la République", a-t-elle soupiré, estimant qu'il ne s'agissait pas d'un "dérapage" mais d'une "stratégie politique, c'est une stratégie de conflictualité et une stratégie de sédition vis-à-vis de nos valeurs républicaines".
lum/asm
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