Mi-séance Paris : STMicroelectronics se distingue, Stellantis peine à rebondir
Le CAC 40 ne parvient pas à se hisser au-dessus des 8.300 points.
LA TENDANCE
Après un début de séance positif, le CAC 40 ne parvient pas à se hisser au-dessus des 8.300 points ce lundi. En fin de matinée, une légère baisse de 0,1% l'emporte autour de 8.270 points. Entre un Nikkei japonais à des sommets historiques ce matin et un puissant rebond de Wall Street vendredi qui a emmené le Dow Jones sur de nouveaux records de plus de 50.000 points, les tendances boursières internationales restent porteuses. Aux Etats-Unis, une baisse des taux de la Fed, d'ici juin, est désormais considérée comme une certitude par les investisseurs, mais pas dès le rendez-vous de mars de l'institution américaine.
VALEURS EN HAUSSE
STMicroelectronics se distingue en ce début de semaine avec un gain de 7% à 27 euros. Le groupe franco-italien a annoncé une collaboration stratégique élargie avec Amazon Web Services (AWS) via un engagement commercial pluriannuel de plusieurs milliards de dollars pour fournir des solutions en semi-conducteurs. Dans le cadre de l'accord, STM a émis des warrants - des produits dérivés spéculatifs - au bénéfice d'AWS pour acquérir jusqu'à 24,8 millions d'actions ordinaires de STM, précise le communiqué du fabricant de puces. AWS pourra exercer les warrants en une ou plusieurs opérations sur une période de sept ans à compter de leur date d'émission, à un prix d'exercice initial de 28,38 dollars.
Stellantis peine à rebondir (+0,7% à 6,15 euros) après sa chute historique de vendredi à -25%, sous le coup de l'annonce de charges exceptionnelles d'environ 22,2 milliards d'euros au second semestre 2025, reflétant son virage stratégique majeur passant notamment par une révision en baisse des ambitions 100% électriques et le conduisant à anticiper une perte nette annuelle qui privera ses actionnaires de dividende. Stellantis a également officialisé le rachat par LG Energy Solution de sa participation de 49% dans leur coentreprise de batteries au Canada, marquant son désengagement capitalistique d'un projet phare du plan stratégique "Dare Forward 2030" de l'ancien patron, Carlos Tavares. UBS réduit la mire sur Stellantis de 12 à 9,7 euros ('achat'). Parmi les derniers avis d'analystes, RBC Capital a ramené son objectif sur Stellantis de 8 à 6 euros ('performance sectorielle'), Jefferies a réduit la mire de 12,98 à 9,98 euros ('achat') et UBS de 12 à 9,7 euros.
Median Technologies s'envole de 60% autour de 7 euros après avoir reçu l'autorisation 510(k) de la FDA pour eyonis LCS, son logiciel dispositif médical d'aide à la détection et au diagnostic basé sur l'IA, pour le dépistage du cancer du poumon. Median prévoit de commercialiser eyonis LCS aux États-Unis via une combinaison de ventes directes auprès des établissements, de partenariats stratégiques de distribution, et d'une intégration au sein des environnements cliniques existants. Les analystes de Portzamparc ont porté leur objectif de cours de 9,5 à 15 euros ('achat').
VALEURS EN BAISSE
Eramet perd 7% à 63,2 euros. Le groupe minier, qui a annoncé en début de mois le départ surprise de son Directeur Général, Paulo Castellari, a suspendu son directeur financier Abel Martins-Alexandre. Citant des personnes proches du dossier, le 'Financial Times' affirme que Christel Bories a annoncé aux salariés, dans une note interne, qu'elle allait mandater un cabinet indépendant afin d'examiner le fonctionnement et la gestion du département financier à la suite de la suspension temporaire d'Abel Martins-Alexandre.
Vinci rend 1,6% à 132 euros tout en restant proche de ses sommets suite au gain de 10% vendredi saluant la solidité des résultats 2025 dans tous les métiers du groupe de BTP et de concessions et de ses perspectives 2026.
ArcelorMittal revient sur les 50 euros (-1,1%). Oddo BHF a revalorisé ArcelorMittal de 54 à 61 euros ('surperformer').
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