Mi-séance Paris : le CAC 40 se hisse au-dessus des 8400 points
La bourse de Paris progresse tranquillement.
La tendance
Le CAC 40 se maintient dans le vert ce midi, en progression d'environ 0,47%, évoluant au-dessus des 8.400 points. Si les craintes des investisseurs quant à la surévaluation des entreprises liées à l'IA ont pesé sur les marchés ces dernières séances, le calme semble revenir à Paris alors que de l'autre côté de l'Atlantique, les opérateurs réagissent avec enthousiasme avant l'ouverture de Wall Street aux excellents résultats de Micron publiés hier soir.
Ce jeudi 25 juin donne par ailleurs le top départ à la 3e introduction en bourse parisienne de l'année, avec l'arrivée du Slip Français. L'opération lancée ce matin et qui se terminera le 8 juillet vise une augmentation de capital d'environ 5 ME et la cession d'actions existantes par certains actionnaires actuels pour un montant d'environ 7 ME, pouvant être portée à 8,8 ME en cas d'exercice intégral de la Clause d'Extension et à 10,8 ME en cas d'exercice intégral de l'Option de Surallocation, soit un montant total brut maximum de 15,8 ME. Le prix de l'offre a été fixé à 14,80E par action, et les négociations sur Euronext Growth Paris démarreront le 14 juillet.
Sur le front géopolitique, Donald Trump a relayé une mesure favorable de l'évolution du trafic dans le détroit d'Ormuz, alors que l'espoir persiste d'un accord durable mettant un terme aux hostilités dans la région. Le président américain a aussi soulevé la question des prix à la pompe en accusant les grandes compagnies pétrolières de ne pas baisser leurs tarifs de façon proportionnelle à la chute des cours du brut. Le prix du baril de Brent continue lui de reculer pour se retrouver proche des 72,6$ ce midi.
A l'agenda des statistiques, le moral des consommateurs est plutôt morne. En France, l'indice de confiance s'améliore légèrement à 84, après 82 en mai, un peu plus élevé qu'attendu. En Allemagne, l'indice GFK demeure en territoire négatif à -29,2 alors que le consensus tablait sur une amélioration à -27,8 après -29,7 en mai.
Côté croissance, en Espagne, le PIB du premier trimestre, à +0,6% - en ligne avec les attentes, fait porter la hausse en annuel glissant à +2,7%. Dans le contexte de la crise au Moyen-Orient, les prix à la production espagnole du mois de mai enregistrent par ailleurs une hausse de près de deux points, à 10,5% vs. 8,3% en avril.
Valeurs en hausse
Aux côtés de Trigano (+4,7%), Soitec (+7,4%) STMicroelectronics (+3,84%) prennent la tête du palmarès parisien sur fond d'optimisme lié à la tech après les résultats éclatants de Micron et les perspectives relevées de Qualcomm.
Trigano (+4,7%) profite pour sa part de bons résultats : au cours du 3e trimestre, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 1,162 milliard d'euros, en croissance de +1,6% par rapport au niveau record atteint l'an dernier (1,144 MdE à l'époque). Sur 9 mois, le chiffre d'affaires est de 2,941 MdsE (2,819 MdsE un an plus tôt). A périmètre et change constants, la croissance est de +3,5%.
Accor (+3,12%) est en bonne posture également ce jeudi, alors que la situation au Moyen-Orient reste globalement bien orientée.
Amundi (+0,42%), premier gestionnaire d'actifs européen avec 2.400 milliards d'euros d'actifs sous gestion, organise aujourd'hui un atelier investisseurs sur ses activités en Asie, l'un des piliers de croissance de son plan stratégique " Invest for the Future " 2025-2028. A fin 2025, les actifs sous gestion géré par Amundi pour le compte de clients asiatiques s'élevaient à 473 milliards d'euros, soit un quadruplement depuis 2015. Sa plateforme régionale s'appuie sur 12 bureaux, et des équipes d'investissement réparties sur 9 marchés asiatiques. Lors de la présentation de son plan stratégique "Invest for the Future" organisée en novembre 2025, Amundi s'est fixée pour objectif de générer +150 milliards d'euros de collecte nette en Asie sur la période 2025-2028.
L'Oréal (+1,23%) continue de progresser après avoir rebondi de 2,83% mercredi. Le titre profite du soutien de Citi, passé à l'achat avec un objectif de cours relevé à 435E. La banque s'attend à une accélération de la croissance organique du groupe de cosmétique, qui devrait lui permettre de sortir de sa fourchette de cours actuelle. La croissance organique devrait atteindre une fourchette durable de 5,5% à 6,5% à partir de 2027, soutenue par l'intégration et la montée en puissance de Kering Beauty. L'analyste considère que cela suffit pour relativiser le ralentissement "inévitable mais bien anticipé" prévu au second semestre 2026, le voyant comme un problème temporaire lié à des bases de comparaison difficiles.
LVMH, propriétaire de Boursier.com, affiche +0,70%. Toujours à l'achat, Citi abaisse son objectif de cours de 606 à 604E. Kering est à +2,24%, tandis que Hermès prend 2,23%.
Crédit Agricole (+0,23%) : BCC-Grupo Cajamar et Crédit Agricole ont annoncé mercredi un partenariat stratégique visant à développer Grupo Cooperativo Cajamar, dans le cadre duquel la banque française prendra une participation minoritaire de 9,9% dans Banco de Crédito Social Cooperativo, la maison-mère du groupe espagnol. BNP Paribas affiche pour sa part +0,53% et Société Générale +0,61%.
Hors SRD, Kerlink s'envole de 18% à la faveur d'un vent spéculatif, alors que TP ICAP Midcap relate des informations trompeuses circulant sur les forums boursiers faisant miroiter un juteux contrat avec un acteur indonésien. Le broker explique que lors du salon 'ASIA TECH Expo 2026' qui s'est tenu du 20-22 mai 2026 à Singapore, Kerlink a effectivement signé une commande de 1.000 passerelles LoRaWAN avec Integrasia, filiale du groupe Djarum, l'un des plus grands conglomérats indonésiens. S'il s'agit d'une bonne nouvelle, le contrat est d'une volumétrie limitée, habituelle pour le Groupe, note le courtier.
Valeurs en baisse
OVH Group (-8,21%) décroche après la publication de ses résultats : au troisième trimestre 2026, le chiffre d'affaires s'est établi à 289,6 millions d'euros, en croissance de 6,9% à données comparables montrant une accélération séquentielle. Cette hausse continue à être principalement portée par le Cloud Public, qui renoue avec une croissance supérieure à 20%. Les chiffres sont accueillis négativement par le marché. Odd BHF juge ces performances insatisfaisantes, même si la visibilité s'améliore avec la thématique de la souveraineté qui ne cesse de se développer et surtout la possibilité dorénavant d'investir dans l'IA, compte tenu de la réduction des barrières à l'entrée. Le courtier relève son objectif de cours sur le titre de 8,5 à 13 euros et demeure neutre sur le titre.
Stifel 'conserve' avec un objectif de cours à 11E, jugeant le point d'activité solide et rassurant, sans mauvaise surprise, considérant que l'activité est entrée dans une phase de reprise. La banque d'investissement note cependant un manque de catalyseurs à court terme, sans visibilité sur la contribution des hausses de prix d'avril à la croissance, tandis que le rebond du segment Web Cloud (+2% en organique) se fait encore attendre. "En revanche, sur le front de l'IA, la stratégie se précise (acquisition de Gladia, OVHai Workspace)".
Thales, sous les 220E, cède 2,66% après avoir abandonné 1,18% hier soir. Le titre, en baisse de 2,35% sur cinq séances glissantes, sans doute pénalisé ces derniers jours par la concurrence du groupe franco-allemand KNDS, dont l'accord entre Paris et Berlin sur sa gouvernance - détenant chacun 40% du capital - a ouvert la voie à son introduction en bourse, via une double cotation.
Renault (-0,71%) prévoit de supprimer 800 postes d'ingénieurs en France d'ici fin 2027, dans le cadre d'une refonte des méthodes de travail de ses équipes d'ingénierie visant à mieux rivaliser avec les constructeurs chinois, a déclaré hier soir le directeur mondial des technologies, Philippe Brunet. Le groupe a rencontré les syndicats pour les informer des évolutions à venir au sein de l'ingénierie, a précisé le dirigeant lors d'un point presse, ajoutant que les départs se feraient sur la base du volontariat. Renault emploie actuellement environ 5.500 ingénieurs en France. La société prévoit également de recruter jusqu'à 200 ingénieurs pour acquérir de nouvelles compétences, notamment dans le domaine du logiciel, a indiqué P.Brunet.
Capgemini baisse de 0,36% après deux séances dans le vert, et en dépit de plusieurs recommandations positives sur le titre cette semaine. Les charges de restructuration du groupe demeurent une source d'inquiétudes face au risque de cannibalisation de l'IA. Jefferies ramène aujourd'hui sa cible de 115 à 95 euros ('conserver').
TotalEnergies, grand gagnant de la guerre en Iran, décroche de plus d'1,1% face à la baisse importante des cours du brut ces derniers jours.
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