Clôture Paris : une semaine sans faute, et de nouveaux records !
Rien n'arrête le marché parisien...
LA TENDANCE
Un sans-faute pour le marché parisien ! Le CAC 40 a enchaîné ce vendredi une septième séance consécutive dans le vert, avec deux nouveaux records à la clé : un pic absolu à 8.755,03 points et une clôture à 8.714,93 points (+0,2%), au plus haut historique.
L'indice a trouvé vendredi un nouveau soutien du côté des États-Unis : l'économie américaine a détruit 23.000 postes en juillet selon le rapport du Département au Travail, contre un consensus FactSet logé à 95.000 créations ! Par ailleurs, les créations d'emplois de juin, initialement estimées à 57.000, ont été révisées en forte baisse à 20.000 seulement. Un scénario qui laisse entrevoir une politique plus souple de la part de la Réserve fédérale américaine.
Cette semaine parfaite pour le CAC 40 a aussi été permise par des espoirs de paix au Moyen-Orient, même si un accord tarde à se concrétiser. Le pétrole est reparti à la hausse vendredi, avec un Brent dans la zone des 83 dollars le baril, alors que l'Iran a publié un projet de plan pour le détroit d'Ormuz dont la teneur a immédiatement inquiété les marchés. Le document publié par Téhéran est particulièrement restrictif : il prévoit l'interdiction totale de transit pour les navires américains et israéliens, et conditionne l'accès des autres nations ayant "nui à l'Iran" au versement préalable de compensations financières. Malgré ces informations, le pétrole a enregistré une forte baisse ces derniers jours (-7% sur la semaine).
L'or s'installe au-dessus de la barre des 4.300 dollars l'once. Le métal précieux a repris environ 7% sur la semaine, dopé par les espoirs d'avancées diplomatiques dans le conflit au Moyen-Orient. UBS a indiqué dans une note publiée vendredi tabler sur une hausse des cours jusqu'à 5.000 dollars l'once au cours du premier semestre 2027, tout en avertissant que des risques subsistent à court terme.
VALEURS EN HAUSSE
Pernod Ricard gagne 1,9% à 70,3 euros. Le concurrent britannique Diageo a publié hier de solides résultats annuels et dévoilé un plan d'économies d'1 milliard de dollars sur trois ans.
Airbus (+0,5% à 213,6 euros) a expédié 67 avions commerciaux (dont 6 A350) à 39 clients en juillets, portant le total de livraisons depuis le début de l'année à 418 unités. Le géant européen vise environ 870 livraisons sur l'ensemble de l'exercice. La firme a reçu le mois passé 204 commandes brutes. Le carnet de commandes brutes atteint ainsi 1.090 unités sur 2026, ramené à 1.024 commandes nettes après 66 annulations.
Renault progresse en cette fin de semaine, sur un gain de 1,6% à 28,6 euros. Le constructeur au losange continue à faire l'objet d'ajustements de la part des analystes. Santander a ainsi revalorisé le dossier de 64,8 à 68,3 euros tout en restant à 'surpondérer' tandis que LBW a abaissé sa cible de 42 à 34 euros avec un avis maintenu à 'achat' Un peu plus tôt dans la semaine, Citi avait souligné que le constructeur automobile avait surpassé les attentes tout en affichant une valorisation très faible. La banque, à l'achat', indiquait que la marge d'EBIT du premier semestre avait nettement dépassé les prévisions des investisseurs tout en soulignant l'absence de risque lié aux bénéfices en Chine et une excellente exécution opérationnelle. La performance de Renault "met en lumière la façon dont les constructeurs automobiles européens sont tout simplement ignorés, quelle que soit leur valorisation", selon Citi.
Drone Volt (+6?2% à 0,36 euro) a annoncé une forte progression de ses activités de prestations de services et de formation et l'extension internationale de son offre 'Drone as a Service' (DaaS). Ces activités ont déjà contribué à hauteur de 71% du chiffre d'affaires et 94% de la marge brute du premier semestre 2026.
Safran progresse de 0,6% à 357,4 euros. Barclays a remonté le curseur de 370 à 390 euros ('surpondérer').
VALEURS EN BAISSE
Eutelsat décroche de 4,6% à 2 euros, sanctionné après sa présentation annuelle. L'opérateur de satellites vise une légère progression de son chiffre d'affaires et une marge d'Ebitda stable sur son exercice 2026-2027, la croissance du segment d'activités en orbite basse (LEO) devant contrebalancer le recul de ses activités géostationnaires (GEO). "Nous prévoyons une croissance forte et soutenue de notre activité LEO qui compensera le déclin structurel du segment GEO, garantissant ainsi la légère hausse du chiffre d'affaires et la stabilité de la rentabilité", a déclaré Jean-François Fallacher, directeur général. Eutelsat a enfin confirmé ses prévisions de chiffre d'affaires dans une fourchette comprise entre 1,5 et 1,7 milliard d'euros pour l'exercice clos en juin 2029, grâce la forte dynamique des ventes LEO. Cette croissance devrait également favoriser un effet de levier opérationnel, permettant une progression de la marge d'EBITDA, pour dépasser 60%. A la suite de ces annonces, Oddo BHF maintient sa recommandation 'neutre' en raison des défis liés à la croissance dans un contexte de marché difficile, au redressement de la rentabilité de la constellation OneWeb en orbite terrestre basse (LEO) et aux investissements massifs prévus pour la période 2026-2030.
Stellantis recule de 1,5% à 4,8 euros. Bernstein a dégradé le constructeur à 'sous-performer' tout en réduisant sa cible de 6,2 à 4 euros. Le broker estime qu'il existe encore une marge importante pour une révision à la baisse des prévisions, plus d'un an après la nomination du nouveau DG. Il réduit ses propres estimations du résultat opérationnel ajusté pour 2026, 2027 et 2028 de respectivement 19%, 39% et 31%, les situant bien en deçà du consensus. Cité par 'Bloomberg', il juge les prévisions du consensus concernant les volumes de livraisons en Amérique du Nord pour le second semestre trop optimistes, compte tenu de la nécessité de maîtriser les stocks des concessionnaires et de la probable nécessité de réduire le rythme de production.
Vinci cède 1% à 125,3 euros. Morgan Stanley a ajusté la mire de 143 à 145 euros ('pondération en ligne').
Sopra Steria recule de 1,6% à 187,6 euros en cette fin de semaine encore haussière à Paris et aligne une troisième séance dans le rouge. Selon nos informations, UBS a dégradé le groupe de services informatiques à 'vendre' avec une cible de 156 euros. Bernstein reste en revanche à 'surperformer' sur le dossier avec un objectif de cours remonté de 242 à 252 euros.
Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count