Clôture Paris : les banques sous pression
Le CAC 40 reperd déjà plus de 1%, sous les 7.800 points.
Le répit aura été de courte durée : déprimé par de nouvelles frappes au Moyen-Orient, un pétrole qui remonte et des tensions sur les taux, le CAC 40 repart en baisse mercredi soir et enregistre un repli de 1,2%, de retour à 7.769 points.
Le rendement de l'OAT à 10 ans a atteint 4,921% et le "spread", ou l'écart de rendement entre le Bund et l'OAT se creuse ainsi à près de 140 points de base (+11,7 points), alors que les inquiétudes grimpent pour les finances publiques de la France à l'approche de l'élection présidentielle du printemps.
Les banques nationales sont les principales victimes des inquiétudes des investisseurs, à l'image de Société Générale (-5%) et de BNP Paribas (-3,9%) à Paris. L'établissement de la Défense n'avait plus connu telle déroute depuis 13 mois ! Plus globalement, l'indice Euro Stoxx Banks des banques européennes perd près de 4% et se dirige vers une clôture à son niveau le plus bas depuis environ trois mois.
Le baril de Brent a repassé le seuil psychologique des 100 dollars, dans un contexte de craintes géopolitiques. Les Houthis du Yémen ont attaqué mercredi l'aéroport international d'Aden à l'aide de missiles balistiques et de drones chargés d'explosifs, alors que les combats entre le groupe aligné sur l'Iran et les forces gouvernementales soutenues par l'Arabie saoudite s'intensifient.
VALEURS EN HAUSSE
Remy Cointreau s'adjuge 3% à 42,7 euros, le marché se montrant rassuré par le pre-call (conférence) organisé par le fabricant de spiritueux en amont de la publication de ses résultats. Cité par 'Bloomberg', Bernstein ('surperformance'), souligne le ton "encourageant concernant les tendances de ventes finales (sell-out) aux États-Unis et la capacité de Rémy Cointreau à continuer de surperformer le marché". Le deuxième trimestre devrait également être positif en termes de livraisons aux distributeurs (sell-in), porté principalement par la région Asie-Pacifique, la Chine et le reste de l'Asie devant faire preuve de résilience. Au niveau du groupe, la croissance devrait être tirée par la division Liqueurs & Spiritueux (L&D).
Dans le même secteur des spiritueux, Pernod Ricard prend 2,8% à 60,9 euros et confirme son gain de 2% enregistré mardi. Alors que le groupe doit dévoiler les résultats du premier trimestre de son exercice 2026-2027 le 15 octobre, Kepler Cheuvreux a confirmé son conseil 'achat' et sa cible de 93 euros.
Le secteur automobile se distingue à l'image des deux constructeurs nationaux Renault (+3,7%) et Stellantis (+1,6%). L'Union européenne préparerait des mesures dites de sauvegarde visant à limiter les importations de véhicules hybrides chinois dans le bloc. La Commission européenne pourrait imposer ces restrictions après une augmentation spectaculaire des ventes de modèles hybrides venant de Chine en Europe, selon des personnes proches du dossier citées par 'Bloomberg'. Ces véhicules représentent désormais un quart du total des ventes, alors que la croissance des importations de véhicules électriques chinois, déjà soumis à des droits de douane élevés de l'UE, a ralenti.
VALEURS EN BAISSE
Le secteur bancaire souffre encore de la remontée des taux avec Société Générale en baisse de 5% et BNP Paribas de près de 4%.
La Française de l'Energie chute de 19% à 14,5 euros. Le groupe a confirmé la réduction progressive de la sur-couverture de son portefeuille gaz. La perte latente associée à cet incident s'élève à 25,8 ME en date du 30 septembre 2026. Cette exposition est liée à une contrepartie avec laquelle FDE a engagé des discussions pour traiter efficacement l'impact de cette sur-couverture. La liquidité du marché du gaz permet à FDE de poursuivre le rachat progressif de sa sur-couverture, en tenant compte de ses contraintes de liquidité et des conditions de marché. Le groupe réaffirme que cet incident, "individuel et isolé, ne remet en cause ni la qualité de ses actifs ni la pertinence de sa stratégie".
Legrand recule de 4,9% à 141,1 euros. Jefferies a ajusté sa cible de 168 à 170 euros ('achat').
Safran abandonne 3% à 319,4 euros. UBS a réduit son objectif de cours de 370 à 350 euros ('neutre').
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