Le CAC 40 efface son gap d’épuisement : un premier signal technique
Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse de 0,98% à 7 915,36 points dans un volume moyen de 4.694 MD€.
La Bourse de Paris accentue sa baisse, pénalisée par la nouvelle flambée des prix de l’énergie. Le pétrole évolue en effet à des niveaux inédits depuis 2022, au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine, avec un baril de Brent et de WTI qui sont montés au plus haut à 119,25$ et 119,10$. Cette progression s’explique notamment par la poursuite de la fermeture du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près de 20 % du commerce énergétique mondial. Cette situation contraint les pays du Golfe à ajuster leur production. Les investisseurs redoutent désormais un choc énergétique durable, d’autant que les affrontements visent de plus en plus des installations pétrolières ou des infrastructures stratégiques de la région, telles que les usines de dessalement, des deux côtés du conflit. Dans ce contexte, le spectre d’un scénario de stagflation associant inflation élevée et croissance atone reste bien présent dans l’esprit des marchés. Cette inquiétude se reflète sur le marché obligataire : les rendements se tendent, avec une hausse de plus de 3 points de base sur le Bund allemand à dix ans et d’environ 7 points de base sur l’OAT française, désormais au-delà de 3,6 %. Sur le front des valeurs, ArcelorMittal (-3,88% à 46,04) ferme la marche au sein du CAC 40, pénalisé par l’abaissement de recommandation d’un courtier. À l’inverse, Thalès profite du contexte géopolitique tendu avec une hausse de 2,57% à 247,5.
Sur le future Mars :
Les résistances sont : 8551 puis 8632 et 8810 voire 8910
Les supports sont : 8430,5 puis 8373,5 voire 8355 et 8338 puis 8326 voire 8279,5 et 8212 puis 8191,5 voire 8139 puis 8131 et 8065 puis 8048 voire 8026 et 7991,5, 7873 voire 7853 puis 7831, 7740,5 puis 7615,5.
En intraday, le biais est baissier sous de 7 935 points.
Graphiquement, le future CAC 40 (données à 14h) conserve une orientation baissière à court terme et évolue actuellement dans une zone technique particulièrement délicate. À brève échéance, l’enjeu pour l’indice sera de préserver en clôture la limite supérieure de l’ancien trading range, située à 7 991,5 points, niveau autour duquel l’indice évoluait précédemment. Une rupture de ce seuil technique pourrait ouvrir la voie à une accélération du repli, avec des supports identifiés à 7 853, 7 831 puis 7 740,5 points. Si les acheteurs échouent à contenir la pression vendeuse sur ces niveaux, le scénario pourrait déboucher sur une correction plus marquée en direction des 7 600 points, objectif correspondant à la projection de l’amplitude du canal haussier de long terme.
A l’inverse, la bougie observée en données 14 heures délivre des signaux plus encourageants. Après une ouverture en gap baissier, les acheteurs sont progressivement parvenus à reprendre l’initiative, permettant ainsi le comblement de ce gap de plus de 100 points (7 913,02 – 7 812,66), ce qui pourrait traduire un essoufflement du mouvement baissier à court terme. Un retour de l’indice au-dessus des anciens supports devenus résistances, situés à 8 026, 8 048 et 8 065 points, constituerait un premier signal d’amélioration technique. Néanmoins, seul un franchissement suivi d’une réintégration durable de l’indice au sein de son ancien canal haussier de long terme, dont la borne se situe autour de 8 212 points, permettrait de restaurer une configuration plus favorable. Dans cette perspective, le comblement du gap de continuation, compris entre 8 336 et 8 358 points, puis du gap de rupture localisé entre 8 473,5 et 8 544 points, serait de nature à modifier sensiblement la dynamique actuelle de l’indice.
Du coté des indicateurs, l’indice évolue au-dessus de sa moyenne mobile 20, 50 et 200, les histogrammes du MACD oscillent à la hausse en dessous de sa ligne de signal, le RSI est dans sa zone de « survente» tandis que les volumes sont en hausses par rapport à la séance de la veille.
Pour conclure, l’ouverture en gap baissier dit « d’épuisement », suivie d’une contre-attaque des acheteurs un peu plus tard dans la séance, nous a conduits à initier une position acheteuse sur l’indice via des produits spéculatifs haussiers (portefeuilles Dynamique et Investisseur). Le comblement de ce gap pourrait signaler, à court terme, la fin de la tendance baissière et l’émergence d’un possible retournement de l’indice. Parallèlement, nous continuons d’alimenter progressivement les portefeuilles avec des sociétés présentant des signaux techniques et des fondamentaux solides, telles que Saint-Gobain et Interparfums.
■
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count