À proximité d’un support majeur
Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse de 0,71% à 7 984,44 points dans un volume moyen de 4.724 MD€.
Le marché parisien est resté sous pression jeudi, rattrapé par les messages contradictoires de Donald Trump. Après avoir laissé entendre que la guerre en Iran était proche de son terme, le président américain a finalement ravivé les inquiétudes des investisseurs, qui redoutent les répercussions économiques d’un conflit plus long et plus intense que prévu.
Le dirigeant républicain affirme désormais qu’il est « beaucoup plus important » d’empêcher la République islamique de se doter de l’arme nucléaire que de se préoccuper des prix du pétrole. Or, ces derniers flambent depuis l’offensive américano-israélienne du 28 février, suivie des représailles de Téhéran, lesquelles ne semblent pas près de s’essouffler.
Dans son premier message public depuis sa nomination, le nouveau guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a ainsi affirmé que le détroit d’Ormuz devrait rester fermé. Successeur de son père Ali Khamenei, tué au premier jour du conflit, il promet de venger les victimes et appelle les pays de la région à fermer les bases américaines présentes sur leur territoire.
Cette nouvelle flambée des prix du pétrole renforce les craintes d’un choc sur les approvisionnements énergétiques et d’un regain d’inflation. Dans ce contexte, les actifs risqués ont été délaissés, d’autant que des signes de tension apparaissent également sur le marché du crédit privé, accentuant la nervosité des investisseurs.
Sur le future Mars :
Les résistances sont : 8055 et 8077 puis 8131 et 8170 puis 8192 et 8241 puis 8274 et 8325 puis 8415 et 8551 puis 8632 et 8810 voire 8910
Les supports sont : 8019 voire 7991,5, 7873 voire 7853 puis 7831, 7740,5 puis 7615,5.
En intraday, le biais est haussier au-dessus de 7 916 points.
Graphiquement, le future CAC 40 (données à 14h) conserve une certaine capacité de rebond. Toutefois, pour inverser la pression baissière installée depuis le début du mois — après la rupture en gap baissier consécutive à l’annonce de l’entrée en guerre au Moyen-Orient — le chemin reste long et semé d’obstacles.
Dans un premier temps, l’indice devra parvenir à se stabiliser, puis surtout réintégrer le canal haussier de long terme nettement enfoncé le 5 mars. La borne basse de ce canal se situe actuellement autour de 8 130 / 8 140 points.
Le franchissement de cette zone constituerait une première étape importante, car il signalerait une amélioration du sentiment des investisseurs. Dans un second temps, le CAC 40 devra combler le gap baissier de poursuite du 3 mars, resté ouvert entre 8 298,31 et 8 378,18 points.
Enfin, la dernière étape consistera à refermer le gap de rupture du 2 mars, situé entre 8 461,75 et 8 553,94 points. Si ces niveaux étaient progressivement reconquis, le marché pourrait alors envisager un retour vers ses sommets historiques.
Du côté des indicateurs, les histogrammes du MACD poursuivent leur redressement et se rapprochent d’un signal de rebond. Le RSI évolue dans la même dynamique, tandis que les volumes restent soutenus, avec des accélérations lors des phases de repli.
A l’inverse, une nouvelle phase de dégradation pourrait se dessiner en cas de retour sous le pied du gap haussier ouvert le 10 mars à 7 929 points, désormais refermé et transformé en niveau d’appui. Dans ce scénario, la prochaine zone technique sensible se situerait autour des 7 900 points, un seuil qu’il conviendra d’éviter de casser en force et en clôture.
Tant que ce niveau restera préservé en clôture hebdomadaire, le biais haussier de moyen terme devrait néanmoins demeurer intact.
Pour conclure, la pression qui continue de s’exercer à ce stade ne nous incite toujours pas à renforcer les portefeuilles Dynamique et Investisseur, le risque d’une poursuite de la correction n’étant pas encore écarté. Dans ce contexte, nous maintenons donc notre phase d’observation. Une confirmation de la dégradation nous conduirait à alléger les portefeuilles, tandis qu’une amélioration, matérialisée par la réintégration du canal haussier de long terme, nous inciterait au contraire à renforcer nos positions.
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