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Trump durcit le ton contre Cuba, colère à La Havane

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Combinaison de photos créée le 11 janvier 2026 montrant à gauche le président cubain Miguel Diaz-Canel et à droite le président américain Donald Trump
Combinaison de photos créée le 11 janvier 2026 montrant à gauche le président cubain Miguel Diaz-Canel et à droite le président américain Donald Trump ( Mauro PIMENTEL, ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP )

Donald Trump a durci le ton contre Cuba dimanche et exhorté le pays caribéen à accepter "avant qu'il ne soit trop tard" un "accord" dont il n'a pas précisé la nature, suscitant la colère de son homologue à La Havane.

"Il n'y aura plus de pétrole ou d'argent à destination de Cuba - zéro!", a écrit le président américain en lettres majuscules sur son réseau social Truth Social. "Je suggère fortement qu'ils acceptent un accord, avant qu'il ne soit trop tard".

Interrogé plus tard dimanche à ce sujet à bord de son avion Air Force One, Donald Trump a répondu aux journalistes qu'il souhaitait que ceux ayant dû quitter Cuba, notamment sous la contrainte, soient pris en charge.

"Le plus important, pour l'instant, c'est de s'occuper de ceux qui sont venus de Cuba, qui sont des citoyens américains ou qui se trouvent dans notre pays", a-t-il dit, là encore sans donner de détails.

Cuba "est une nation libre, indépendante", et "personne ne (lui) dicte quoi faire", a réagi sur X son président Miguel Diaz-Canel.

L'île de Cuba "n'agresse pas, elle est agressée par les Etats-Unis depuis 66 ans, et elle ne menace pas, elle se prépare, prête à défendre la Patrie jusqu'à la dernière goutte de sang", a-t-il poursuivi.

Le drapeau national cubain flotte en berne devant l'ambassade des Etats-Unis à La Havane, le 5 janvier 2026, après la mort de 32 Cubains lors de l'attaque américaine contre Caracas qui a abouti à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro
Le drapeau national cubain flotte en berne devant l'ambassade des Etats-Unis à La Havane, le 5 janvier 2026, après la mort de 32 Cubains lors de l'attaque américaine contre Caracas qui a abouti à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro ( Adalberto ROQUE / AFP/Archives )

Son pays est soumis depuis 1962 à un embargo imposé par les Etats-Unis en pleine Guerre froide et renforcé au fil des ans.

Les propos de Donald Trump interviennent huit jours après la capture par les forces américaines du président vénézuélien Nicolas Maduro, grand allié de Cuba, dans une opération qui a coûté la vie à des dizaines de membres des forces de sécurité vénézuéliennes mais aussi cubaines.

"Cuba a vécu pendant de nombreuses années grâce aux importantes quantités de pétrole et d'argent provenant du Venezuela. En échange, Cuba a fourni des +services de sécurité+ aux deux derniers dictateurs vénézuéliens, mais c'est fini!", a poursuivi M. Trump dans son message.

Cuba avait signé à partir de 2000 un accord de coopération avec le Venezuela du président Hugo Chavez (1999-2013), le prédécesseur de Nicolas Maduro, prévoyant un approvisionnement en pétrole contre l'envoi de médecins et d'enseignants.

"Criminel incontrôlable"

Le président américain a également republié un message dimanche suggérant que son secrétaire d'Etat Marco Rubio, né de parents immigrés cubains, pourrait devenir président de l'île caribéenne, l'accompagnant de ce commentaire : "Ça me semble bien !"

Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio lors d'une réunion avec des dirigeants du secteur pétrolier et gazier à la Maison Blanche, le 9 janvier 2026 à Washington
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio lors d'une réunion avec des dirigeants du secteur pétrolier et gazier à la Maison Blanche, le 9 janvier 2026 à Washington ( ALEX WONG / GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives )

Donald Trump qui, un temps, fustigeait l'interventionnisme des Etats-Unis, affirme à présent appliquer la "doctrine Donroe", jeu de mots avec son prénom et le nom du président James Monroe qui a eu pour politique au XIXe siècle de faire de l'Amérique latine une chasse gardée des Etats-Unis.

Dans les rues de La Havane, Mercedes Simon, une retraitée de 65 ans, semble écarter les menaces de Trump. "Il ne touchera pas à Cuba, dit-elle à l'AFP. Tous les présidents (américains) parlent, parlent, parlent (de Cuba depuis des décennies) mais n'agissent pas".

Marcos Sanchez, un jeune homme de 21 ans qui travaille dans la restauration, assure lui à l'AFP que les deux pays devraient trouver un terrain d'entente, "sans recours à la violence ni aucune action négative envers Cuba", pour développer une "forme de relation".

Le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez s'exprime lors d'une conférence de presse à La Havane, le 22 octobre 2025
Le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez s'exprime lors d'une conférence de presse à La Havane, le 22 octobre 2025 ( ADALBERTO ROQUE / AFP/Archives )

"Les bombes n'ont pas de noms et les guerres, d'une façon ou d'une autre, nous affectent tous", souligne aussi Regla Gonzalez, une femme au foyer de 54 ans, qui redoute une action militaire.

Pour le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez, qui a réagi sur X, "les Etats-Unis se comportent comme un criminel hégémonique et incontrôlable qui menace la paix et la sécurité, non seulement à Cuba et dans cet hémisphère mais aussi dans le monde entier".

De l'autre côté du détroit de Floride, l'élu républicain Mario Diaz-Balart, d'origine cubaine, a salué les propos de Donald Trump, affirmant que "la tyrannie à Cuba ne survivra pas" à son second mandat.

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