Pétrole : le baril s'enflamme avec la guerre en Iran
+8% pour le baril...
Fortes tensions sur le marché pétrolier. Les cours de l'or noir s'enflamment logiquement en ce début de semaine avec un baril de Brent qui a enregistré en début de journée sa plus forte hausse en quatre ans (+13%) après l'offensive israélo-américaine contre l'Iran qui menace de déstabiliser le Moyen-Orient. Le baril de Brent de la mer du Nord d'échéance mai bondit actuellement de 8,5% à 79 dollars à Londres tandis que le baril de WTI (contrat avril) prend 8% à 72,4$ sur le Nymex.
L'armée israélienne a déclaré dans la nuit de dimanche à lundi qu'elle continuait de mener des frappes à grande échelle contre des "cibles" situées à travers la capitale iranienne Téhéran, après que l'Iran a effectué dimanche dans la région des ripostes à l'opération conjointe lancée par les Etats-Unis et Israël. Au Liban, le Hezbollah, groupe affilié à l'Iran, a attaqué Israël, et les forces israéliennes ont riposté en frappant des cibles locales.
Les opérateurs tentent d'évaluer l'impact de la fermeture de facto du détroit d'Ormuz suite aux frappes américaines et israéliennes contre l'Iran. Le trafic pétrolier dans le détroit d'Ormuz - point de passage stratégique au large des côtes iraniennes où transitent un cinquième du pétrole mondial et d'importants volumes de gaz - est quasiment à l'arrêt, les armateurs et les négociants ayant décrété une pause volontaire face à l'escalade du conflit. Alors que les autorités iraniennes ont affirmé dimanche que le détroit d'Ormuz restait ouvert, elles ont également déclaré avoir attaqué trois pétroliers. Donald Trump, quant à lui, a annoncé que les forces américaines avaient coulé neuf navires de guerre iraniens et que les opérations militaires se poursuivraient jusqu'à la réalisation de tous les objectifs.
"Si le trafic maritime reprend rapidement, ou si une désescalade crédible a lieu, ou encore si des négociations diplomatiques discrètes se mettent en place, alors les tensions devraient s'atténuer", indique à 'Bloomberg' Haris Khurshid, directeur des investissements chez Karobaar Capital LP à Chicago. "Autrement, nous devrions probablement consolider sur des niveaux de élevés".
"Selon notre scénario de base, le Brent devrait se négocier entre 80 et 90 dollars le baril au moins pour la semaine à venir", indiquent, de leur côté, les analystes de Citigroup dans une note publiée avant l'ouverture des marchés lundi. "Notre scénario de base repose sur un changement de direction en Iran, ou sur un changement de régime suffisamment important pour mettre fin à la guerre d'ici une à deux semaines, ou encore sur une décision des États-Unis de désamorcer les tensions après un changement de direction et de freiner le programme nucléaire et balistique iranien dans le même laps de temps", ont-ils ajouté.
L'Iran produit environ 3,3 millions de barils par jour, soit 3% de la production mondiale, mais son influence sur l'approvisionnement énergétique est considérable du fait de sa position stratégique le long du détroit d'Ormuz. Le pétrole du golfe Persique doit transiter par ce passage maritime pour atteindre des marchés majeurs comme la Chine, l'Inde et le Japon.
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