user_config.browser.messages.your_browser (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) user_config.browser.messages.is_obsolete. user_config.browser.messages.please_upgrade.      
8 273.84 PTS
+0.43 %
8 308.5
+0.77 %
SBF 120 PTS
6 261.75
+0.41 %
DAX PTS
24 721.46
+0.94 %
Dow Jones PTS
50 115.67
+2.47 %
25 075.77
+2.15 %
1.181
+0. %

Luxe : la saison de tous les dangers ?

| Boursier | 614 | news.votes.none

LVMH au rapport ce soir...

Luxe : la saison de tous les dangers ?
Credits Christian Dior

Méfiance. Ce soir, LVMH ouvre, comme à l'accoutumée, le bal des publications pour l'industrie du luxe à Paris. Des résultats très attendus par des investisseurs qui semblent avoir délaissé le compartiment en ce début d'année sur fond de vives tensions géopolitiques et d'incertitudes concernant la demande des consommateurs chinois. Après deux trimestres de vif rebond, le luxe connait un début d'exercice particulièrement délicat à l'image de sa star LVMH qui perd 8% depuis le premier janvier. "Les investisseurs craignent que la reprise des bénéfices attendue ne soit repoussée", indique à 'Bloomberg' Sam Glover, gérant de fonds chez EFG Asset Management. "Nous avons constaté un certain dénouement des achats spéculatifs observés sur certaines valeurs du luxe au cours du quatrième trimestre de l'année dernière".

Les bénéfices de LVMH, Hermès, Moncler et Kering devraient reculer de 6,1% en moyenne au quatrième trimestre, une performance nettement inférieure à celle de l'indice MSCI Europe, dont la croissance est estimée à 1,3% sur la même période, selon les données compilées par 'Bloomberg Intelligence'. L'enjeu de cette saison des résultats sera de savoir si les entreprises sont confiantes quant à leur capacité à accélérer à nouveau en 2026. Pour les investisseurs, l'aptitude du secteur à se redresser est cruciale. Pendant des années, les valeurs du luxe ont été perçues comme la réponse européenne aux géants américains de la tech : de grandes entreprises à forte croissance et aux modèles économiques résilients. Pourtant, depuis la flambée des taux d'intérêt en 2022 et le ralentissement de la demande chinoise, ces valeurs, prises dans leur ensemble, ont sous-performé le marché.

Les analystes scruteront les résultats de LVMH pour déceler des signes indiquant que les nouveaux directeurs artistiques des maisons de couture du groupe et les initiatives dans les boutiques se traduiront par de meilleurs résultats cette année. Après les publications mitigées de Richemont et Burberry un peu plus tôt, les comptes de LVMH apporteront un éclairage plus précis, selon Adam Cochrane, analyste chez Deutsche Bank, "mais le scénario de base est désormais celui d'un ralentissement progressif de la croissance en Chine pour la plupart des marques de luxe". Les analystes prévoient une baisse organique de 2,9% des ventes de la principale division mode et maroquinerie du groupe de Bernard Arnault au quatrième trimestre, en raison notamment d'une base de comparaison difficile.

Pour l'ensemble du secteur, les équipes de Bank of America anticipent une reprise de la croissance cette année, avec une hausse du chiffre d'affaires de 5%, contre un recul de 1% sur la période 2023-2025. Le cycle de révisions à la baisse des prévisions par les analystes s'est interrompu, contribuant à alimenter la progression observée au second semestre de l'année dernière, selon elles. Reste que l'incertitude liée aux tensions géopolitiques et à la situation du consommateur chinois devrait persister dans les semaines à venir alors que se profile le Nouvel An chinois, période cruciale pour le secteur. "Les valeurs du luxe ont abordé l'année avec l'espoir d'une reprise plus rapide et plus uniforme de l'économie chinoise, un espoir qui ne s'est pas encore pleinement concrétisé, hormis dans quelques zones", affirme John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion.

Une autre raison de la méfiance des investisseurs à l'égard du secteur réside dans ses valorisations élevées. Même si le ratio cours/bénéfice prévisionnel s'est replié après avoir atteint un sommet de près de quatre ans, les actions du luxe se négocient toujours avec une prime supérieure à la moyenne de 74% par rapport à l'indice paneuropéen Stoxx 600. "Le message clé est le suivant : ne vous emballez pas", explique à l'agence Ashley Wallace de Bank of America. "Le marché a déjà intégré beaucoup d'éléments et la forme que prendra la reprise de la demande mondiale de produits de luxe reste encore incertaine". LVMH devrait apporter une première réponse ce soir.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

news.label.interest
news.votes.container.count
news.votes.container.average 0
  • 0 news.votes.details.count
  • 0 news.votes.details.count
  • 0 news.votes.details.count
  • 0 news.votes.details.count
  • 0 news.votes.details.count
NEWS.LABEL.RELATED_ARTICLES_CATEGORY
NEWS.LABEL.ALSO_IN_BD
Publié le 06/02/2026

Tokyo gagne 0,89%, Shanghai cède 0,20% et Hong Kong 1,25% 

Publié le 06/02/2026

(Zonebourse.com) - Le conseil de surveillance du groupe Precia a décidé de ne pas reconduire le mandat de Frédéric Mey au poste de président du directoire, alors que son mandat arrivait à…

Publié le 06/02/2026

Le marché pétrolier aborde 2026 dans une configuration inédite : une offre structurellement excédentaire, des prix contenus et un pouvoir de négociation qui se déplace progressivement des…

Publié le 06/02/2026

(Zonebourse.com) - Rougier a annoncé un chiffre d'affaires consolidé estimé de 75,5 millions d'euros en 2025, en retrait de 20,5% par rapport à 2024. Ce repli est lié à la baisse de la demande…