Wall Street : et de 10 ! Le S&P à 0,15% de son record absolu
(Zonebourse.com) - N'importe quelle "nouvelle" laissant espérer un apaisement entre Washington et Téhéran est pris pour argent comptant devient le prétexte d'enchainer les séances de hausse. Et la série devient historique puisque le Nasdaq ( 1,96% à 23.639) aligne une 10ème séance de hausse consécutive (l'une plus longue de l'histoire) et retrouve ses niveaux du 3 février dernier (à l'ouverture). Le message que nous envoie le Nasdaq est que cela va mieux, et même bien mieux qu'avant la guerre pour les valeurs de croissance... alors que tous les instituts internationaux révisent leurs prévisions, mais à la baisse et mettent l'accent sur des perspectives macroéconomiques toujours fragiles.
Le "risk-on" fait un retour fracassant, alors que la guerre dans le Golfe a causé des dégâts qui pèseront lourd -et longtemps- sur la croissance mondiale... et à condition que les hostilités ne reprennent pas : les positions de l'Iran d'un côté, Israël et les Etats Unis de l'autre semblent inconciliables, mais il suffit -et les exemples se succèdent- d'un tweet de Trump pour chasser les nuages d'orages.
Rien ne dissuade Wall Street de sortir sans parapluie, même au bout de 10 jours sans la moindre averse : le Dow Jones grimpe de 0,66%, le S&P 500 s'envole de 1,18% et inscrit à 6.967 sa 3ème meilleure clôture... de l'histoire (après 6.978,6Pts du 27/01, 6.976,5 du 2/02).
Pour le "S&P" également, le monde et l'économie US va aller mieux que le 25 février (6.946) quand le rendement des T-Bonds était 25Pts plus bas et que 2 baisse de taux étaient "dans les tuyaux" (4,00% contre 4,26% aujourd'hui).
Wall Street a complètement digéré l'échec des négociations qui se sont tenues ce week-end au Pakistan car Donald Trump laisse espérer une nouvelle rencontre prometteuse, car l'Iran aurait "tendu la main" et "souhaitait vivement conclure un accord de cessez-le-feu ".
Wall Street salue également le fait que 31 navires auraient franchi le détroit au cours des 24 dernières heures, la plupart chargés de produits agricoles, et au moins 3 du pétrole à destination de la Chine : la "Navy" n'a pas essayé de les arraisonner comme Trump l'avait promis.
Ce genre d'incident aurait plombé les marchés et fait flamber le pétrole... du coup, le WTI s'est repli de -12% en 48H, vers 92$.
Détente de l'or noir : l'aérien en première ligne
Cet apaisement des tensions a un effet direct sur le VIX (indice de la peur), qui lâche 4%, autour des 18,35 points, retrouvant ainsi ses niveaux d'avant conflit.
La bonne surprise du jour, provient de l'indice des prix à la production, lequel a augmenté de "seulement" 0,5% en mars, là où les analystes tablaient sur au moins deux fois plus ( 1,1%), soit 4% en rythme annuel, loin des attentes qui étaient situées à 4,6%.
Mais manifestement, cela semble trop beau pour être vrai puisque le rendement du "10 ans" US n'efface que 4,7 points de base à 4,25%, le "30 ans" retranche 4 point vers 4,8600%.
Compte tenu d'une guerre qui a provoqué "le choc d'offre pétrolière le plus grave de l'histoire" (selon l'Agence internationale de l'énergie), le Fonds monétaire international (FMI) vient d'abaisser ses prévisions de croissance mondiale 2026 de 3,3 à 3,1%. Un chiffre qui pourrait même tomber à 2,5% en cas de prolongement des hostilités avec un baril autour des 100 USD.
L'indicateur "avancé" du PMI "monde" chute de 3% vers 2%, soit un ralentissement d'une sévérité qui n'avait plus été observée depuis la période Covid.
Côté trimestriels, le géant de la santé J&J ( 0,9%) a indiqué que ses ventes avaient progressé de 9,9%, à 24,062 milliards de dollars au 1er trimestre, là où le consensus tablait sur un chiffre d'affaires autour de 23,61 MdsUSD.
En revanche, le bénéfice net s'est affaissé de 52,4%, à 5,235 MdsUSD, quand les analystes tablaient sur 5,654 MdsUSD.
De son côté, Citigroup ( 2,6%) a fait état mardi d'un début d'exercice "exceptionnellement solide" marqué par un bénéfice net en hausse de 42% et des revenus en progression de 14% au 1er trimestre.
Wells Fargo (-5,65%) a dévoilé un bénéfice net de 5,25 MdsUSD au titre du 1er trimestre 2026, soit un BPA en progression de 15% en comparaison annuelle à 1,60 USD, un niveau conforme à l'estimation moyenne des analystes.
Enfin, JPMorgan Chase (-0,7%) a publié un bénéfice net en hausse de 13% à 14,49 MdsUSD au titre des trois premiers mois de 2026, soit 5,94 USD par action, un BPA dépassant de plus de 8% l'estimation moyenne des analystes.
Dans le reste de l'actualité des sociétés, Bloom Energy ( 24%) a annoncé l'extension de son partenariat avec Oracle ( 4,7%) afin de soutenir le déploiement rapide de ses infrastructures d'intelligence artificielle (IA) et de cloud computing.
Demain, les marchés prendront connaissance des résultats trimestriels de Bank of America, Morgan Stanley ou encore First Horizon.
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source : AOF
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