En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 837.25 PTS
-0.59 %
5 822.5
-0.83 %
SBF 120 PTS
4 598.60
-0.53 %
DAX PTS
13 105.61
-0.46 %
Dow Jones PTS
27 909.60
-0.38 %
8 362.74
-0.41 %
1.106
-0. %

En Antarctique, les professionnels du tourisme sont leurs propres gendarmes

| AFP | 450 | 1 par 1 internautes
Les glaciers de la Baie de Chiriguano, la nuit, dans les îles Shetland, en Antarctique, le 8 novembre 2019
Les glaciers de la Baie de Chiriguano, la nuit, dans les îles Shetland, en Antarctique, le 8 novembre 2019 ( Johan ORDONEZ / AFP )

N'appartenant à personne au regard du droit international, l'Antarctique est l'objet d'une gouvernance unique qui laisse aux professionnels du tourisme, une des seules activités économiques autorisées sur le continent, beaucoup de latitude pour s'autoréguler.

Signé il y a 60 ans, y compris par les Etats-Unis et l'URSS -un fait notable en pleine Guerre froide-, le Traité de l'Antarctique consacre le continent comme terre de science et de paix et gèle les revendications territoriales.

Il a été complété par plusieurs outils, entre autres en 1991 par le Protocole de Madrid sur la protection de l'environnement qui vise à minimiser l'empreinte de l'homme.

Faisant de l'Antarctique une "réserve naturelle" où l'exploitation des ressources minérales est interdite, le Protocole et ses annexes conditionnent les activités humaines à des études préalables d'impact sur l'environnement.

Sanctuaires marins en Antarctique
Sanctuaires marins en Antarctique ( A. LEUNG / AFP )

Prohibant l'introduction volontaire d'espèces végétales et animales, les rejets en mer d'hydrocarbures, d'ordures ou d'eaux usées non traitées, et imposant le rapatriement des déchets, ces textes fournissent un cadre général à l'industrie du tourisme.

Celle-ci a de son côté donné naissance, en 1991 également, à l'Association internationale des voyagistes antarctiques (IAATO), créée par sept tour-opérateurs convaincus de l'intérêt de se coordonner en matière de mouvements des navires, sécurité et protection de l'environnement.

Regroupant aujourd'hui la quasi-totalité des entreprises du secteur, l'IAATO est chaque année invitée aux réunions des signataires du Traité de l'Antarctique (RCTA) où elle présente un état des lieux du tourisme antarctique et des propositions de .

Ni détritus ni graffitis

La base scientifique Antartida Argentina, sur l'île Half Moon, en Antarctique, le 9 novembre 2019
La base scientifique Antartida Argentina, sur l'île Half Moon, en Antarctique, le 9 novembre 2019 ( Johan ORDONEZ / AFP )

Celles existantes sont plutôt strictes. Elles stipulent notamment que seuls les navires transportant moins de 500 passagers peuvent débarquer à terre, pas plus de 100 personnes à la fois, sur des sites prédéfinis.

Dûment briefés et ayant nettoyé vêtements et équipements au préalable, ces visiteurs doivent être encadrés par des accompagnateurs (avec un ratio de 1/20) et ne doivent pas débarquer de nourriture, ni laisser quoi que ce soit derrière (détritus ou graffitis...) ni rapporter de souvenir.

"Tout le monde y trouve un intérêt: l'environnement antarctique, les Etats, mais aussi les entreprises elles-mêmes car, s'imposant des normes environnementales très élevées, elles augmentent d'autant la difficulté et le coût de pénétration sur le marché antarctique pour de nouveaux acteurs et évitent le piège du +surtourisme+", écrit l'expert Mikaa Mered dans l'ouvrage "Les mondes polaires".

Des touristes dans les îles Shetland du Sud, en Antarctique, le 6 novembre 2019
Des touristes dans les îles Shetland du Sud, en Antarctique, le 6 novembre 2019 ( Johan ORDONEZ / AFP )

Cette année, les quelque 100 entreprises membres de l'IAATO se sont prononcées pour des mesures visant à éviter les collisions de navires avec les baleines et pour des restrictions supplémentaires sur l'usage des drones.

Elles ont aussi apporté leur soutien au développement d'aires marines protégées.

A l'exception de celui qui a vu le jour en mer de Ross en 2016, la création de sanctuaires marins autour de l'Antarctique bute depuis 2010 sur l'opposition de la Chine et de la Russie.

Pékin et Moscou s'inquiètent des conséquences pour la pêche mais craignent aussi que de telles réglementations environnementales puissent appuyer les prétentions territoriales des pays qui les avancent, selon M. Mered.

Des touristes admirent les manchots sur l'île de Shetland du Sud, en Antarctique, le 8 novembre 2019
Des touristes admirent les manchots sur l'île de Shetland du Sud, en Antarctique, le 8 novembre 2019 ( Johan ORDONEZ / AFP )

Lancée par l'Australie, la France et l'UE, l'initiative visant à créer d'immenses sanctuaires dans trois zones marines a échoué, pour la huitième année consécutive, début novembre à Hobart (Australie) lors de la réunion annuelle de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marine de l'Antarctique (CCAMLR).

Faisant également partie du Système du Traité de l'Antarctique, la CCAMLR signée en 1980 encadre l'exploitation des stocks halieutiques tout en protégeant l'environnement marin.

  1. définition des normes

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 1
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 31 décembre 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

PRIMÉ MEILLEUR NOUVEAU CONTRAT D’ASSURANCE VIE

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 09/12/2019

Les sociétés d'investissement de Jean-Charles Naouri, qui coiffent le groupe de distribution Casino, ont annoncé lundi avoir finalisé leurs projets de plans de sauvegarde.

Publié le 09/12/2019

Le groupe Avenir Telecom a réalisé un chiffre d'affaires consolidé de 15,2 millions d'euros au 1er semestre 2019-2020, quasiment stable par rapport à...

Publié le 09/12/2019

La cession de l'activité banque de détail de HSBC en France serait devenue une priorité, selon des sources syndicales citées lundi par 'Les Echos".

Publié le 09/12/2019

Prochaines rendez-vous à San Francisco...

Publié le 09/12/2019

Visiativ présentera le 8 janvier 2020 son 3e plan stratégique, baptisé Catalyst 2023, après avoir achevé avec succès ses deux précédents plans stratégiques avec un an d'avance...