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Apple n'a trouvé aucune trace du piratage chinois

| Boursier | 933 | Aucun vote sur cette news

Apple a déclaré au Congrès américain n'avoir décelé aucune trace du supposé piratage chinois révélé la semaine dernière par Bloomberg BusinessWeek...

Apple n'a trouvé aucune trace du piratage chinois
Credits Reuters

Apple a déclaré au Congrès américain n'avoir décelé aucune trace du supposé piratage chinois révélé la semaine dernière par Bloomberg BusinessWeek. Le vice-président d'Apple pour la sécurité de l'information, George Stathakopoulos, a ainsi affirmé que le groupe n'avait observé aucun échange suspect. Apple n'a pas non plus d'éléments permettant d'affirmer qu'une quelconque attaque aurait permis un piratage de la 'supply chain'. Stathakopoulos a livré une lettre à ce sujet aux comités du Sénat et de la Chambre des représentants. Il y précise qu'Apple a enquêté à plusieurs reprises et n'a donc trouvé aucune preuve corroborant les éléments de l'investigation de Bloomberg BusinessWeek.

Apple, Amazon et une trentaine d'autres firmes technologiques américaines auraient pourtant été potentiellement espionnées par la Chine à l'aide de 'puces' retrouvées dans leur matériel, d'après Bloomberg BusinessWeek. Selon les éléments révélés jeudi par Bloomberg, des équipements de centres de données d'Amazon Web Services et d'Apple auraient pu ainsi subir ces dernières années la surveillance du gouvernement chinois, grâce à ces minuscules 'puces' qui auraient été insérées dans les équipements durant leur phase de production.

Les faits remonteraient à 2015

Bloomberg affirme que les 'puces' en question auraient même fait l'objet d'une enquête 'top secrète' du gouvernement américain ayant débuté en 2015. L'objectif aurait été, pour la Chine, d'amasser des données de propriété intellectuelle et des secrets commerciaux des géants technologiques américains les plus enviés.

Super Micro, un équipementier chinois, est soupçonné d'avoir permis l'insertion des 'puces' espionnes en assemblant les machines utilisées par les centres de données. Le Chinois a démenti les accusations de BusinessWeek. Bloomberg assure que le problème aurait été identifié en 2015 et confirmé par des enquêteurs indépendants de sécurité engagés par les fournisseurs de services 'cloud'. Les journalistes affirment qu'Apple aurait retiré alors les serveurs de Super Micro, avant de couper tout lien en 2016. Une enquête aurait par la suite été conduite, impliquant des agences gouvernementales. Apple et AWS démentent que ces faits soient liés à des problèmes de 'puces espionnes'.

"Nous sommes profondément déçus qu'en ce qui nous concerne, les journalistes de Bloomberg n'aient pas été ouverts à la possibilité que leurs sources puissent être dans l'erreur ou mal informées", avait initialement répondu Apple. "Notre meilleure hypothèse est qu'ils confondent leur histoire avec un incident précédemment rapporté en 2016, durant lequel nous avons découvert un pilote infecté sur un unique serveur Super Micro dans l'un de nos laboratoires. Cet événement isolé a été déterminé comme étant accidentel et non une attaque ciblée contre Apple", avait rétorqué le groupe de Cupertino... AWS a également démenti le rapport, indiquant à Bloomberg n'avoir trouvé aucune preuve pour étayer les allégations de 'puces malveillantes' ou de modifications de matériel.

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