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Quand le Turkménistan s'ouvre au monde par le eSport

| AFP | 281 | Aucun vote sur cette news
Internet y est lent et cher, la censure est omniprésente mais le Turkménistan compte bien développer son équipe nationale de eSport, séduit par cette discipline en plein boom
Internet y est lent et cher, la censure est omniprésente mais le Turkménistan compte bien développer son équipe nationale de eSport, séduit par cette discipline en plein boom ( FRED DUFOUR / AFP/Archives )

Internet y est lent et cher, la censure est omniprésente mais le Turkménistan compte bien développer son équipe nationale de eSport, séduit par cette discipline en plein boom que les autorités ont découverte l'an passé.

Pays d'Asie centrale riche en gaz qui compte parmi les plus fermés au monde, le Turkménistan est en train de former une sélection qui le représentera dans les compétitions internationales du genre sur des titres comme Dota 2, Counter Strike ou Hearthstone, de plus en plus suivies à travers la planète.

Le succès du eSport est un effet de sa présentation aux Jeux asiatiques d'arts martiaux et sports en salle d'Achkhabad, organisés avec faste en septembre 2017.

La discipline y était présentée en démonstration, les centaines de millions de dollars engendrés par la discipline ayant attiré l'oeil du Comité international olympique (CIO). Un test passé avec succès puisque le eSport deviendra en 2022 une discipline "médaillable" aux Jeux asiatiques de Hangzhou (Chine).

Depuis les jeux d'Achkhabad, le Turkménistan a créé sa fédération nationale de eSport, soutenue par le ministère de la Culture et des Sports. Son président, Mekan Eïeberdiev, estime qu'il y a plusieurs milliers de "gamers" dans le pays de cinq millions d'habitants, 70% d'entre eux étant des étudiants.

"Notre tâche est de populariser ce sport au Turkménistan", explique-t-il à l'AFP, ajoutant s'attendre à ce que "la vision conservatrice" voyant l'eSport comme un passe-temps plutôt qu'un sport s'évanouisse avec le temps.

Il aura d'autres obstacles à affronter. Il y a à peine plus d'une décennie, internet était quasiment inexistant au Turkménistan, alors dirigé d'une main de fer depuis son indépendance en 1991 par Saparmourat Niazov, décrit comme un satrape par ses opposants.

L'arrivée au pouvoir de Gourbangouly Berdymoukhamedov, après la mort de Saparmourat Niazov en 2006, a à peine adouci le régime. Si une connexion est aujourd'hui plus facilement accessible, elle reste chère.

Les autorités assurent qu'internet est utilisé par deux millions de Turkmènes mais un abonnement avec une vitesse de 256 kilobits/seconde coûte autour de 190 manats par mois (46 euros) à Achkhabad, une somme inaccessible pour une grande partie de la population.

Étant donné la censure à l'œuvre au Turkménistan - le pays est dans le peloton de queue du classement des pays respectant la liberté de la presse, selon l'ONG Reporters sans frontières -, il est également surprenant de voir l'État peser de tout son poids dans le eSport.

La violence de certains jeux est ce qui posait problème à Thomas Bach, le président du CIO, au moment de discuter de l'entrée de la discipline aux Jeux olympiques. "La ligne rouge serait des jeux vidéos meurtriers, qui feraient la promotion de la violence ou contiendraient quelque forme de discrimination que ce soit", déclarait-il en avril.

- "L'argent et la gloire" -

Denis Oglodine, "gamer" sous le pseudonyme de Den4EZ, ne se pose, lui, pas tant de questions. Cet adolescent de 17 ans a gagné le droit de porter les couleurs nationales après la victoire de son équipe à une compétition de Dota 2, un jeu de guerre multijoueur édité par le groupe américain Valve.

"Je m'intéresse aux ordinateurs depuis que j'ai 4 ans. Maintenant, je passe 12 à 15 heures par jours derrière un ordinateur", explique cet étudiant d'une université de sciences de l'informatique d'Achkhabad. "Mes parents me comprennent et ne sont pas embêtés par tout ça. Mon but, c'est l'argent et la gloire."

Émile Gassanov, un "gamer" de 38 ans plus âgé que la moyenne, observe avec plaisir le prestige grandissant du eSport, dont le chiffre d'affaires mondial atteindra en 2018, selon le cabinet Newzoo, 908 millions de dollars.

"Mon loisir est devenu une profession", assure cet homme qui, en 1998, avait fondé un des premiers clubs de jeux vidéos de la capitale. Aujourd'hui, il entraîne de jeunes joueurs comme Denis Oglodine au sein d'un collectif appelé Galkynytch, financé par des sponsors privés.

Si le Turkménistan s'investit dans le eSport, c'est parce que des tournois comme les "World Electronic Sports Games", organisés depuis 2016 à Shanghai, permettent à des petits pays de gagner en visibilité, selon Vitali Volotchaï, un Ukrainien qui commente des tournois de Dota 2 depuis 10 ans.

La compétition est ce qui se rapproche le plus de la Coupe du monde de football, les joueurs évoluant dans des équipes selon leur nationalité et le total des récompenses (prize money) pouvant atteindre jusqu'à 1,5 million de dollars par compétition.

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