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Optique, dentaire, audition: les dépenses des patients varient fortement selon les départements

| AFP | 580 | 4 par 1 internautes
Les patients financent directement 24% de leurs soins d'optique, 23% de leurs soins dentaires et plus de la moitié (56%) des frais d'audioprothèses
Les patients financent directement 24% de leurs soins d'optique, 23% de leurs soins dentaires et plus de la moitié (56%) des frais d'audioprothèses ( FRED TANNEAU / AFP/Archives )

Les prix des lunettes et des prothèses dentaires et auditives varient fortement d'un département à l'autre, entraînant autant de disparités dans le reste à charge des patients après remboursements de l'Assurance maladie et des complémentaires santé, selon des calculs de la Mutualité française dévoilés mercredi.

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron a promis, d'ici à 2022, un reste à charge zéro pour ces trois postes, mal pris en charge par la sécurité sociale, le Premier ministre Edouard Philippe ayant depuis évoqué des "offres" de complémentaires assorties de remboursements intégraux.

Pour l'heure, les patients financent directement 24% de leurs soins d'optique, 23% de leurs soins dentaires et plus de la moitié (56%) des frais d'audioprothèses (contre un peu plus de 8% pour l'ensemble des soins et 2,3% de soins hospitaliers), selon les comptes nationaux de la santé de 2015.

Mais ces chiffres recouvrent de fortes disparités sur le territoire, les prix étant dans l'ensemble plus élevés en Ile-de-France, Bourgogne-Franche Comté, Auvergne-Rhône-Alpes et Provence Alpes Côtes d'Azur, selon l'étude de la Mutualité française, qui représente les mutuelles.

Inégalités territoriales dans les dépenses de santé
Inégalités territoriales dans les dépenses de santé ( Simon MALFATTO / AFP )

Ainsi, en 2016 le prix d'une paire de lunettes (tous types de verre), de 437 euros en moyenne en France, varie de 271 euros en Ariège à 513 euros à Paris, soit près du double. En tenant compte des garanties les plus souscrites auprès des complémentaires, le reste à charge moyen s'élève à 167 euros, selon les calculs de la Mutualité. Mais en Ariège, le patient débourse en moyenne 4 euros, contre 236 euros dans la capitale.

Côté dentaire, le prix moyen d'une prothèse, de 452 euros sur toute la France, est le plus bas dans le Cantal (376 euros) et le plus élevé dans le département francilien des Yvelines (544 euros). Le reste à charge, de 55 euros en moyenne au national, est "nul dans les Ardennes" alors qu'il atteint 146 euros dans les Yvelines.

Les prothèses auditives sont quant à elles toujours synonymes de reste à charge, quel que soit le département. Leur prix moyen, de 1.525 euros, est minimal en Mayenne (1.118 euros) et maximal en Haute-Saône (1.726 euros). Avec la garantie la plus souscrite (remboursement de 498 euros), le reste à charge moyen atteint 856 euros sur l'ensemble du territoire, contre 477 euros en Mayenne et 1.049 euros en Haute-Saône, soit plus du double.

Comment expliquer de telles disparités ? "Lorsque les tarifs sont libres, on observe une tendance à ajuster les prix au pouvoir d'achat des patients", avance le président de la Mutualité, Thierry Beaudet. Ainsi, "autour des grandes métropoles comme Paris, Lyon, Marseille", les tarifs sont plus élevés que dans des départements moins urbanisés, observe-t-il.

En outre, la forte densité d'opticiens dans certains départements aux prix élevés confirme selon lui une tendance à la hausse des tarifs pour compenser un volume d'activité plus faible.

"Rien ne justifie" ces écarts de prix sur le plan médical, fait valoir M. Beaudet. L'objectif gouvernemental d'un reste à charge zéro n'est pas qu'une question de "remboursements", il faut aussi "agir sur les tarifs", sans quoi les prix augmenteront avec les prises en charge, prévient-il.

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