En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 377.53 PTS
+0.61 %
5 378.0
+0.67 %
SBF 120 PTS
4 316.57
+0.66 %
DAX PTS
12 329.70
+0.98 %
Dowjones PTS
25 669.32
+0.43 %
7 377.54
+0.00 %
1.140
-0.28 %

L'accord allemand sur les 28h, modèle pour les uns, épouvantail pour les autres

| AFP | 444 | Aucun vote sur cette news
Des membres du syndicat de branche IG Metall lors d'une manifestation à Munich, le 2 février 2018
Des membres du syndicat de branche IG Metall lors d'une manifestation à Munich, le 2 février 2018 ( Lino Mirgeler / dpa/AFP/Archives )

L'accord sur la semaine sous conditions de 28h de travail conclu mardi dans la métallurgie allemande, secteur précurseur en Europe, peut-il être transposable en dehors de ce pays où l'économie tourne à plein régime ? Les avis sont partagés.

Les 28h, avancée inédite?

L'accord pilote entre le syndicat de branche IG Metall et le patronat ouvre la voie au concept, inédit, de flexibilité du temps de travail choisi par les salariés. Il ne revient certes pas à réduire la durée légale du temps de travail à 28 heures mais envoie un symbole fort dans le cadre de ce débat.

La possibilité de temps partiel n'est en soi pas nouvelle, elle est déjà depuis longtemps inscrite dans la loi. Mais elle peut être refusée par l'employeur au nom du bon fonctionnement de l'entreprise. Nouveauté pour les quelque 4 millions de salariés de la métallurgie allemande: ils disposent désormais du droit de ne travailler que 28 heures par semaine s'ils le souhaitent et surtout cette réduction du temps de travail est limitée dans le temps (jusqu'à deux ans) avec garantie de retrouver son poste à temps plein ensuite. Ce qui n'est pas le cas dans le régime classique du temps partiel.

Les métallurgistes concernés ne percevront toutefois pas de compensation salariale pour réduire leur manque à gagner, contrairement à ce que souhaitait IG Metall.

Seule concession: certaines catégories d’employés, ceux élevant des enfants en bas âge, devant s’occuper de parents âgés dépendants ou travaillant de manière postée, pourront bénéficier de jours de congés supplémentaires (en transformant certaines de leurs primes) et donc réduire leur manque à gagner.

Le débat prend-il ailleurs en Europe?

L'accord trouvé en Allemagne sur la semaine de 28 heures dans la métallurgie n'est "pas transposable en France", a estimé le président du Medef, Pierre Gattaz, invoquant la spécificité du "miracle économique allemand".

La première économie européenne voit effectivement tous ses piliers (croissance, exportation, inflation) se solidifier, en particulier son marché de l'emploi, au beau fixe, avec un taux de chômage descendu à 5,4% en janvier. Du coup, de nombreux secteurs sont confrontés à une pénurie de main d'oeuvre. Les employeurs doivent trouver des solutions pour attirer les salariés à eux. Une plus grande flexibilité du temps de travail en fait partie.

"Les autres pays de la zone euro sont toujours confrontés à un ralentissement significatif de leur marché du travail... L'Allemagne est le seul des grands pays où ce marché a retrouvé ses niveaux d'avant la crise de 2007-08", note Aline Schulling, économiste en chef de la banque ABN-Amro.

L'Allemagne peut "se permettre" cet accord, a également consenti dans un communiqué la Confédération européenne des syndicats (CES).

"Il doit augmenter les salaires et introduire de meilleures conditions de temps de travail", a souligné Peter Scherrer, vice-président de la CES.

IG Metall prophète en son pays (et ailleurs) ?

Avec près de 2,3 millions d'adhérents, IG Metall, qui défend les salariés toutes catégories confondues dans l'industrie, la sidérurgie, l'automobile, l'électronique ou encore le textile, est le plus gros syndicat d'Europe.

En Allemagne, les accords négociés par ce syndicat proche du centre-gauche (SPD) donnent traditionnellement le ton pour les autres secteurs, comme la fonction publique.

Historiquement, IG Metall a été, dès 1982, le premier en Europe à briser ce qu'il nomme "le dogme des 40 heures". En 1982, sous le slogan "Plus de temps pour vivre, aimer et rire", il lance les premières grèves pour les 35 heures. La semaine de 35 heures sera finalement mise en place à l'ouest de l'Allemagne à partir de 1995, soit cinq ans avant la loi Aubry en France.

Sur sa marotte, le rééquilibrage vie personnelle/vie professionnelle, IG Metall a également servi de pionnier sur la question des courriers électroniques adressés aux salariés après leur départ du bureau et obtenu une première interdiction chez Volkswagen en 2011.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/08/2018

Vinci (+0,49% à 82,32 euros) évolue dans le vert à la Bourse de Paris, alors sa filiale Eurovia, spécialisée dans la construction d’infrastructures, vient de réaliser une acquisition aux Etats…

Publié le 20/08/2018

D'après le Ministre iranien du pétrole, cité aujourd'hui par l'agence 'Reuters'...

Publié le 20/08/2018

Le gouvernement italien a décidé de lancer le processus de révocation de toutes les concessions d'Autostrade, concessionnaire du tronçon d'autoroute qui s'est effondré à Gênes la semaine…

Publié le 20/08/2018

Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Brie Picardie Société coopérative à…

Publié le 20/08/2018

Le titre s'est posé sur sa moyenne mobile à 20 jours et se retourne à la hausse. Le RSI journalier reste au-dessus des 50%. Une reprise de la tendance haussière est attendue vers 69.34 et 70.41…