5 390.63 PTS
-1.10 %
5 411.00
-0.59 %
SBF 120 PTS
4 323.31
-1.01 %
DAX PTS
12 677.97
-1.22 %
Dowjones PTS
24 700.21
-1.15 %
7 228.04
-0.32 %
Nikkei PTS
22 278.48
-

Egalité femmes-hommes: le Défenseur des droits souligne le rôle de l'école

| AFP | 852 | Aucun vote sur cette news
Le défenseur des droits Jacques Toubon à Paris, le 7 septembre 2016
Le défenseur des droits Jacques Toubon à Paris, le 7 septembre 2016 ( THOMAS SAMSON / AFP/Archives )

Le Défenseur des droits souligne le rôle de l'école pour lutter contre les comportements sexistes, regrettant que les séances d'éducation à la sexualité prévues par la loi ne soient pas systématiquement organisées, dans son rapport annuel sur les droits de l'enfant publié lundi.

A la base des comportements de harcèlement sexuel, il y a "l'idée qu'il y aurait un rapport de supériorité des hommes par rapport aux femmes", a commenté le Défenseur des droits, Jacques Toubon, devant la presse. "L'éducation à la sexualité doit contribuer, dès le plus petit âge, à détruire stéréotypes et préjugés" mais "nous sommes loin du compte".

L'éducation à la sexualité en milieu scolaire est prévue par la loi depuis 2001, souligne le rapport de M. Toubon et de la Défenseure des enfants, Geneviève Avenard.

Cette loi prévoit dans les écoles, les collèges et les lycées au moins trois séances annuelles d'éducation à la sexualité, qui doivent contribuer à l'apprentissage du "respect dû au corps humain" et présenter une "vision égalitaire" des relations hommes/femmes.

Une enquête menée auprès de 3.000 établissements scolaires (publics et privés) par le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE) a pourtant montré que cette loi n'est pas systématiquement mise en oeuvre. 25% des écoles répondantes (contre 4% des collèges et 11,3% des lycées) déclaraient n'avoir mis en place aucune action ou séance en 2014-2015.

Et parmi les écoles l'ayant fait, "64% n'ont pas articulé cette éducation à la sexualité avec les actions de promotion de l'égalité entre les filles et les garçons", souligne le Défenseur des droits.

L'éducation à la sexualité est trop souvent considérée comme une "animation" et suscite encore "beaucoup de résistances", ont commenté M. Toubon et Mme Avenard.

Selon le HCE, les thématiques les plus abordées pendant les séances sont la biologie/reproduction, l'IVG et la contraception, le VIH/Sida et la notion de respect entre les sexes. En revanche, les stéréotypes de sexe, les questions de violences faites aux femmes et d'orientation sexuelle sont peu abordées.

Le Défenseur des droits recommande "une approche globale" de l'éducation à la sexualité, une meilleure formation des intervenants, la prise en compte de la parole des jeunes et préconise d'associer les parents.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 19/06/2018

Le prix de souscription des actions nouvelles est de 5,1 euros par action...

Publié le 19/06/2018

verture aux Etats-Unis ABID vise 5,55 euros par action...

Publié le 19/06/2018

Le produit net de l'augmentation de capital permettra de financer une partie de l'acquisition d'un portefeuille de 14 hôtels...

Publié le 19/06/2018

U10 va être transféré sur Euronext Growth...

Publié le 19/06/2018

Plan mondial d'actionnariat salarié 'Link 2018'...