5 373.65 PTS
+0.02 %
5 371.00
+0.03 %
SBF 120 PTS
4 288.89
+0.01 %
DAX PTS
12 990.20
-0.01 %
Dowjones PTS
23 328.63
+0.71 %
6 108.82
+0.00 %
Nikkei PTS
21 696.65
+1.11 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Vel d'Hiv: le symbole de la déportation des Juifs sous l'occupation

| AFP | 148 | Aucun vote sur cette news
Commémoration le 16 juillet 1956 à Paris de la rafle du Vel d'Hiv au cours de laquelle plus de 13.000 Juifs avaient été arrêtés à leur domicile à Paris et en banlieue par des fonctionnaires français
Commémoration le 16 juillet 1956 à Paris de la rafle du Vel d'Hiv au cours de laquelle plus de 13.000 Juifs avaient été arrêtés à leur domicile à Paris et en banlieue par des fonctionnaires français ( - / AFP/Archives )

La rafle du Vel d'Hiv, le 16 juillet 1942, dont le 75e anniversaire est commémoré dimanche par le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, est devenue le symbole de la déportation des Juifs sous l'Occupation en France.

- Les faits -

Le 16 juillet et les jours suivants, à la demande des Allemands, plus de 13.000 Juifs - dont 4.115 enfants - sont arrêtés à leur domicile à Paris et en banlieue, par 9.000 fonctionnaires français, dont environ 5.000 policiers sous les ordres de René Bousquet, chef de la police de Vichy.

Entassés dans des autobus, 8.160 personnes, y compris les vieillards et les malades, sont conduits au stade du Vélodrome d'Hiver, sur le quai de Grenelle (15e arrondissement de Paris).

Le 22 juillet, elles sont évacuées vers les camps de Drancy (Seine Saint-Denis, banlieue nord), Pithiviers et de Beaune-la-Rolande (Loiret, à une centaine de km au sud de Paris) puis envoyées en camps d'extermination. Quelques dizaines d'adultes seulement survivront.

L'armistice signé en 1940 obligeait la police française à exécuter les ordonnances de la puissance occupante. La police du gouvernement de Vichy devient ainsi un bras armé des Allemands. Lors de la rafle, le nombre des personnes arrêtées a été bien inférieur aux attentes des Allemands. Des fuites dans la police ont permis à beaucoup d'y échapper.

Cette rafle représente toutefois à elle seule plus du quart des 42.000 Juifs envoyés de France à Auschwitz en 1942, dont seuls 811 reviendront chez eux après la fin de la guerre.

- La responsabilité de l'Etat en débat -

De Gaulle, à la Libération puis lors de son retour au pouvoir de 1958 à 1969, et ses successeurs à l’Élysée, jusqu'au socialiste François Mitterrand, se refusent à reconnaître la responsabilité de la France dans la déportation des juifs.

Pour eux, il n'y eut, durant l'Occupation allemande, qu'une seule France légitime, celle de la France libre représentée par de Gaulle, en exil à Londres.

Mais les travaux des historiens, la parole libérée des survivants et les procès d'Adolf Eichmann en Israël, de Klaus Barbie, Paul Touvier et Maurice Papon en France, contribuent à faire progressivement évoluer l'attitude des autorités françaises.

Le président François Mitterrand instaure en 1993 une "journée nationale commémorative des persécutions racistes et antisémites commises sous l'autorité de fait dite + gouvernement de l'État français + (1940-1944)". Cette commémoration est fixée à la date anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv.

Puis, pour la première fois au plus haut sommet de l'État, un président, Jacques Chirac, reconnaît la responsabilité de la France dans les déportations de Juifs. "Oui, la folie criminelle de l'occupant a été secondée par des Français, par l’État français", dit-il le 16 juillet 1995.

En juillet 2012, le président François Hollande va plus loin dans la repentance : "la vérité, c'est que ce crime fut commis en France, par la France". Il soulève la critique de responsables de droite (Henri Guaino) comme de gauche (Jean-Pierre Chevènement). Au Front national, on appelle à "cesser de culpabiliser les Français".

En avril 2017, en pleine campagne électorale pour la présidentielle, Marine Le Pen, la candidate FN à l'élection, redit que "la France n'est pas responsable du Vel d'Hiv".

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 15 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 23/10/2017

La séance s'annonce pour le moins compliquée pour DBV Technologies dont le titre n'arrive pas à coter en raison du fort afflux vendeur suite à...

Publié le 23/10/2017

Orange Belgium a réalisé une bonne performance financière au cours des neuf premiers mois de 2017, en dépit de l'influence négative de l'itinérance...

Publié le 23/10/2017

Philips a présenté des résultats en nette progression au troisième trimestre. Il a généré sur cette période un bénéfice net de 423 millions d’euros contre 383 millions d’euros un an plus…

Publié le 23/10/2017

Gilbert Dupont optimiste

Publié le 23/10/2017

DBV Technologies n'a toujours pas repris sa cotation après avoir annoncé, vendredi soir, que le critère principal de son étude de Phase 3 PEPITES sur Viaskin Peanut n’a pas atteint la limite…

CONTENUS SPONSORISÉS