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La détection des ondes gravitationnelles, une aventure digne d'un film d'action

| AFP | 168 | Aucun vote sur cette news
Le chercheur Sephen Smartt s'exprime devant la presse à l'observatoire européen austral (ESO) près de Munich en Allemagne, le 16 octobre 2017
Le chercheur Sephen Smartt s'exprime devant la presse à l'observatoire européen austral (ESO) près de Munich en Allemagne, le 16 octobre 2017 ( Christof STACHE / AFP )

Le 17 août est bien souvent synonyme de farniente au soleil mais chez les scientifiques témoins pour la première fois de la fusion de deux étoiles à neutrons, il évoquera à jamais une journée digne d'un film d'action.

"Les 12 heures qui ont suivi la détection des ondes gravitationnelles ont incontestablement été les heures les plus passionnantes de ma vie scientifique", raconte Bangalore Sathyaprakash, de l'Ecole de physique et d'astronomie de Université de Cardiff au Royaume-Uni.

Le 17 août à 12H41 GMT, les deux détecteurs d'ondes gravitationnelles LIGO situés aux États-Unis captent un fort signal, très différent de ceux interceptés précédemment.

Quelque chose de nouveau, de grand, se profile: "Ce matin-là, tous nos rêves se sont réalisés", témoigne Alan Weinstein du Caltech (California Institute of Technology).

"Nous nous sommes immédiatement tournés vers Virgo (un autre détecteur d'ondes gravitationnelles situé en Italie, ndlr) pour demander s'ils avaient pu le voir aussi", a expliqué à l'AFP David Shoemaker, porte-parole de la collaboration LIGO. Moins d'un heure plus tard, Virgo confirme.

Le chercheur David Reitzein, de la collaboration LIGO, utilise la montre de son grand-père pour expliquer la détection des ondes gravitationnelles, lors d'une conférence de presse à Washington le 16 octobre 2017
Le chercheur David Reitzein, de la collaboration LIGO, utilise la montre de son grand-père pour expliquer la détection des ondes gravitationnelles, lors d'une conférence de presse à Washington le 16 octobre 2017 ( JIM WATSON / AFP )

"J'étais sur le fauteuil de mon dentiste quand j'ai reçu le texto", se souvient Benoît Mours, directeur de recherche CNRS et responsable scientifique de la collaboration Virgo pour la France. "Je me suis dépêché d'aller au labo pour connaître la suite de l'histoire; tout le monde s'est précipité sur notre chat en ligne".

Patrick Sutton, responsable de l'équipe de physique gravitationnelle de l'université de Cardiff, était lui dans l'autobus "essayant de lire sur son portable les centaines et les centaines d'e-mails qui venaient d'arriver".

Très vite, les chercheurs ont su quels astres leur envoyaient ce signal: deux étoiles à neutrons sur le point de fusionner, un phénomène encore jamais observé! "Des programmes d'analyse automatique traitent les données captées par LIGO et Virgo et 6 minutes après, nous savions que c'était deux étoiles à neutrons", se souvient Benoît Mours.

- Secret bien gardé -

Un peu avant 18H00 GMT, les chercheurs étaient à même de dire dans quelle direction se trouvaient les deux astres. Près de 90 groupes d'astronomes sont alors invités à participer à la chasse aux trésors.

David Shoemaker, porte-parole de la collaboration LIGO, s'exprime devant la presse à Washington, le 16 octobre 2017
David Shoemaker, porte-parole de la collaboration LIGO, s'exprime devant la presse à Washington, le 16 octobre 2017 ( JIM WATSON / AFP )

A 22H00 GMT, les chercheurs jubilent: le télescope américain Swope au Chili a découvert un point lumineux.

"Dès que le crépuscule a commencé à tomber, des télescopes ont pu identifier la galaxie hôte et assister à un long feu d'artifice", a expliqué David Shoemaker.

"Je n'avais jamais rien vu de tel", se souvient Sephen Smartt du New Technology Telescope à l'observatoire de La Silla au Chili.

"Depuis, on court après le temps pour pouvoir sortir l'information le plus vite possible", explique Benoît Mours qui précise que c'est un exploit d'arriver à boucler en si peu de temps la dizaine d'études publiées lundi notamment dans Nature et Science. "Beaucoup de personnes n'ont pas beaucoup dormi depuis deux mois !", ajoute Patrick Sutton.

Pendant tout ce temps, l'information ne filtre pas. "Ce n'est pas que nous voulions garder le secret, c'est que nous voulions être absolument certains que tous les résultats que nous donnions étaient corrects", précise Patrick Sutton.

Les scientifiques n'ont toutefois pas pu complètement empêcher des fuites dans le milieu, avec pour preuve quelques coups de coudes et clins d'oeil évocateurs. "Ce n'est pas étonnant vu les milliers de personnes impliquées", explique Benoît Mours.

"La liste des auteurs de la publication impliquant le plus de monde fait 11 pages ! il y a 950 institutions listées", ajoute-t-il.

Patrick Sutton avoue d'ailleurs l'avoir dit à son fils de 12 ans mais seulement après lui avoir fait jurer de ne rien dire à ses copains.

lc-mlr-mh-ksh/alu/mm

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