En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 967.69 PTS
-1.69 %
5 026.50
-0.47 %
SBF 120 PTS
3 976.99
-1.79 %
DAX PTS
11 274.28
-2.17 %
Dowjones PTS
25 191.43
-0.50 %
7 118.67
-0.32 %
1.147
+0.06 %

Les derniers jours de guerre et le soulagement de l'armistice

| AFP | 248 | Aucun vote sur cette news
La foule des parisiens manifeste sa joie sur les Grands Boulevards à Paris, le 11 Novembre 1918, à l'annonce de l'armistice
La foule des parisiens manifeste sa joie sur les Grands Boulevards à Paris, le 11 Novembre 1918, à l'annonce de l'armistice ( STR / AFP )

A la onzième heure du onzième jour du onzième mois, le 11 novembre 1918 à 11h00, des milliers de clairons sonnent le cessez-le-feu de la première guerre mondiale.

Début novembre 1918, les troupes de l'empereur Guillaume II de Hohenzollern reculent sur tous les fronts occidentaux.

Dès le 4 octobre, le prince Max von Baden, chancelier allemand, avait télégraphié au président américain Thomas Woodrow Wilson que son pays etait prêt à entamer des négociations. Les Alliés exigent une reddition et le départ du Kaiser.

Contre l'avis du président Raymond Poincaré et du général en chef Philippe Pétain, Foch et le chef du gouvernement Georges Clemenceau ont décidé de cesser les combats et de ne pas poursuivre la guerre jusqu'en Allemagne.

Le 5 novembre, deux jours après la capitulation de l'Autriche-Hongrie, les choses s'accélèrent. Les ordres sont donnés pour laisser les plénipotentiaires allemands, emmenés par le ministre d’État Mathias Erzberger et le diplomate Alfred von Oberndorff, franchir les lignes alliées.

1914 : le début de la Grande guerre
1914 : le début de la Grande guerre ( Laurence SAUBADU / AFP )

Le 7 novembre vers 20H30, près de La Capelle (Nord), on sonne le cessez-le-feu, le premier depuis septembre 1914, pour permettre le passage du convoi routier de la délégation allemande. Celle-ci est accompagnée jusqu'à la gare de Tergnier (Aisne) où elle monte dans un train pour la clairière de Rethondes à Compiègne (Oise), en pleine forêt, où deux voies en épi avaient été aménagées pour l'artillerie lourde.

- Abdication du Kaiser -

Le wagon de l'armistice, photographié en 1926 aux Invalides, à Paris, où il avait été transporté après la guerre
Le wagon de l'armistice, photographié en 1926 aux Invalides, à Paris, où il avait été transporté après la guerre ( STR / AFP )

Le train de Foch, arrivé de son QG de Senlis, les y attend. Le 8 novembre à 09H00, le généralissime reçoit la délégation dans son wagon, une voiture-restaurant réaménagée : "Voulez-vous l'armistice?". Le général Maxime Weygand lit le texte des conditions arrêtées par les Alliés, le 4 novembre à Versailles.

Les Allemands demandent l'envoi d'un courrier à Spa (Belgique), QG du maréchal Paul von Hindenburg, commandant en chef. Il y arrive le 9 novembre. Le Kaiser vient d'abdiquer, la République allemande est proclamée. L'autorisation de signer parvient le 10 au soir à Rethondes.

Dans la nuit du 10 au 11, les plénipotentiaires allemands discutent chacun des 34 articles de la convention d'armistice lue, puis traduite. A 5H20, le lundi 11 novembre, l'armistice est signé pour prendre effet à 11H00.

1915 : le conflit s'enlise
1915 : le conflit s'enlise ( Laurence SAUBADU / AFP )

A 1OH55, le soldat Augustin Trébuchon, du 415e régiment d'infanterie, est tué sur les bords de la Meuse. C'est probablement le dernier mort français sur le front occidental. A 11H00 pile, pratiquement au même endroit, le soldat Octave Delaluque, clairon également au 415e régiment d'infanterie, sonne les treize notes du cessez-le-feu.

De la mer du Nord à Verdun, clairons alliés et bugles allemands relaient la sonnerie tant attendue. Peu à peu, les soldats, encore abasourdis, sortent des tranchées.

- Scènes de liesse -

Reproduction faite le 5 novembre 2009 d'une photo du soldat Augustin Trébuchon, dernier poilu tombé le 11 novembre 1918 quelques minutes avant l'entrée en vigueur de l'armistice
Reproduction faite le 5 novembre 2009 d'une photo du soldat Augustin Trébuchon, dernier poilu tombé le 11 novembre 1918 quelques minutes avant l'entrée en vigueur de l'armistice ( / GEORGES DOMMELIER/AFP )

A Paris, des centaines de passants acclament Georges Clemenceau qui remonte à pied le boulevard Saint Germain pour recevoir à la Chambre l'hommage des députés. A 16h00, "Le Tigre" donne lecture à la Chambre des conditions de l'armistice dans un silence religieux. Au terme de l'accord, les Allemands doivent livrer l'essentiel de leur armement et évacuer sous 30 jours la rive gauche du Rhin.

Dans les 36.000 communes françaises, du moins dans celles qui n'ont pas été détruites par les combats, les cloches sonnent à toute volée. Les centaines de milliers de veuves et d'orphelins ne participent pourtant pas à cette liesse.

A Saint-Nazaire, à Brest, au Havre, les fantassins américains récemment débarqués défilent sous leurs drapeaux et attendent le moment de repartir, comme les deux millions de "Sammies", au combat depuis de longs mois, qui, la victoire acquise, demandent aussitôt à rentrer chez eux.

Dans les capitales alliées, les civils envahissent les rues en liesse. Piccadilly Circus à Londres, la 5e avenue à New York, la piazza Venezia à Rome sont noirs de monde.

En Allemagne, dont le sol est resté inviolé durant tout le conflit, le soulagement s'accompagne pour beaucoup d'un sentiment d'humiliation.

L'armée allemande a combattu en bon ordre jusqu'aux derniers jours sur les sols belge et français mais à l'arrière, la mutinerie des marins de Kiel, déclenchée le 3 novembre, se propage dans les grandes villes, où l'insurrection spartakiste sera matée dans le sang.

Les généraux Erich Ludendorff et Paul von Hindenburg attribuent la défaite militaire à un "coup de poignard dans le dos" de politiciens et de "bourgeois cosmopolites". L'expression sera reprise à l'envi par les partis ultranationalistes, dont le parti nazi.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Produits de rendement : découvrir un nouveau support d'investissement
Lundi 5 novembre de 18h00 à 18h30

Tradez sur le CAC40 avec du levier
Mardi 6 novembre de 12h15 à 13h15

Les Différents Types d'Ordres de Bourse
Mardi 20 novembre de 12h30 à 13h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 23/10/2018

Cette évolution s'appuie sur un bon développement des activités Internationales et un recul des marchés européens...

Publié le 23/10/2018

La haute autorité des télécoms déplore une dégradation progressive et significative de la qualité de service en matière de téléphonie fixe...

Publié le 23/10/2018

Résultats trimestriels...

Publié le 23/10/2018

Eurobio Scientific a fait évoluer avec succès ses systèmes de management de la qualité pour continuer à justifier du marquage CE de ses produits au-delà de 2019...

Publié le 23/10/2018

'Oggy et les Cafards', le pari gagnant de Xilam. Ce succès mondial made in France compte 7 saisons et 500 épisodes...