En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ browserName + ' ' + browserVersion }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 387.38 PTS
+1.34 %
5 365.50
+0.98 %
SBF 120 PTS
4 318.04
+1.13 %
DAX PTS
12 579.72
+0.54 %
Dowjones PTS
24 580.89
+0.49 %
7 197.51
-0.28 %
Nikkei PTS
22 516.83
-0.78 %

Climat: recherche menacée aux États-Unis, impact sur le monde entier

| AFP | 1637 | 4.67 par 3 internautes
Pontons inoccupés en cale sèche du lac Folsom près de Sacramento en Californie, un lac de barrage quasi asséché le 17 septembre 2015
Pontons inoccupés en cale sèche du lac Folsom près de Sacramento en Californie, un lac de barrage quasi asséché le 17 septembre 2015 ( MARK RALSTON / AFP )

"Ce n'est pas juste une affaire américaine !", avertissent des scientifiques de tous les continents : des coupes drastiques dans les budgets de la recherche climatique aux États-Unis affecteraient le travail de chercheurs du monde entier.

Nombre d'entre eux devraient rejoindre samedi à Washington mais aussi Paris, Tokyo, Melbourne ou Hyderabad des centaines de "marches citoyennes pour la science", un mouvement lancé aux États-Unis quelques jours après l'investiture du président climato-sceptique Donald Trump.

Bob Ward, du Grantham Research Institute on Climate Change de Londres, fera le voyage dans la capitale fédérale, "en solidarité avec les climatologues américains, assaillis par certains politiciens, lobbies ou médias", et cibles d'une "guerre idéologique".

"Les climatologues rendent un service vital en analysant les risques climatiques pesant sur les individus comme sur les entreprises, aux États-Unis et dans le monde", dit-il.

Températures des terres et des océans
Températures des terres et des océans ( Paz PIZARRO, Vincent LEFAI / AFP )

"Nous avons besoin de la technologie et de l'innovation américaines pour résoudre ce problème", insiste Myles Allen, patron du programme de recherche climatique à l'Université d'Oxford.

Le premier projet de budget de Donald Trump, que le Congrès doit encore approuver, prévoit des restrictions inédites pour l'Agence américaine de protection de l'environnement (-31%) et le département de l’Énergie (-48% pour son secteur recherche-développement).

Deux autres organismes, aussi essentiels pour le climat, sont dans la ligne de mire : la Nasa et le NOAA, l'Agence océanique et atmosphérique. La première pourrait perdre quatre projets d'observation satellitaire.

"Nous sommes très préoccupés par ces coupes, qui affecteraient non seulement la collecte de données sur le climat mais aussi le suivi de la météo et des catastrophes climatiques", explique Shun Chi-ming, directeur de l'Observatoire de Hong Kong.

- Impact désastreux -

Sur ce territoire, il n'y aura pas de marche mais un "déjeuner informel" : "il n'est peut-être pas approprié que nous nous exprimions via une manifestation de rue, mais il faut que la société défende la science," dit M. Shun.

Selon l'ampleur des coupes américaines, "l'impact ira de +problématique+ à +désastreux+," juge le climatologue norvégien Bjørn Samset.

"Nous utilisons les données climatiques américaines tous les jours: les États-Unis, via leurs grandes agences et leur choix de rendre leurs travaux publics, sont devenus pour le monde entier LES fournisseurs de données de qualité et sur le long terme".

La recherche norvégienne, par exemple, est en pointe sur la modélisation et la compréhension des dérèglements climatiques. Mais "pour cela, il faut des observations de long terme, depuis le fond des océans jusqu'au sommet de l'atmosphère. Jamais un pays de la taille de la Norvège ne pourrait le faire seul", note ce directeur de recherche à l'institut Cicero d'Oslo.

Autre exemple, le chercheur Joeri Rogelj, de l'institut de recherche autrichien, IIASA, se préoccupe du devenir d'une mission d'observation des nuages par la Nasa en cas de diminution de crédits. Une telle situation "freinerait l'avancée de nos connaissances", prévient-il.

La Nasa pourrait aussi devoir renoncer à un plan de surveillance de la couleur de la mer. "Un programme essentiel pour suivre les écosystèmes marins", note la climatologue française et responsable du Giec Valérie Masson-Delmotte : "C'est important pour la pêche, la sécurité alimentaire, les activités économiques".

Cette science étant internationale, la plupart des projets d'étude le sont aussi, associant des équipes de pays et de continents différents.

Les recherches sont d'ailleurs coordonnées au niveau international, par le Programme mondial de recherche sur le climat, dans le cadre de l'Onu, relève Mme Masson-Delmotte.

"Et puis toutes les équipes de modélisation partagent leurs travaux dans six grandes bases : trois aux États-Unis, une en Allemagne, une au Royaume Uni, une en France. Si on perd un ou deux centres aux États-Unis, ça risque de faire s'effondrer l'ensemble du système".

"Or, elles sont importantes pour la recherche mais aussi pour se préparer à un climat qui change : pour la gestion des villes, des forêts, des littoraux..." prévient-elle.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
3 avis
Note moyenne : 4.67
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 22/06/2018

Alors qu'Air France KLM cherche son nouveau PDG, la compagnie néerlandaise KLM s'est plainte de ne pas être suffisamment considérée. Son conseil réclame un changement de gouvernance, selon le…

Publié le 22/06/2018

Montrouge, France, le 22 juin (22H00 CEST), 2018 DBV Technologies annonce les résultats de son Assemblée générale ordinaire et extraordinaire 2018 et la nomination…

Publié le 22/06/2018

Un résumé de l'Assemblée générale sera bientôt disponible sur le site Noxxon...

Publié le 22/06/2018

Le Groupe a souhaité clarifier sa politique de marques et décidé ainsi de se concentrer sur Somfy et les marques associées...

Publié le 22/06/2018

Retour d'Assemblée générale Ober...