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Un logiciel pour "calculer" le risque de cancer du sein

| AFP | 347 | Aucun vote sur cette news
Un ruban rose, symbole de la lutte contre le cancer du sein, constitué de 8.000 ballons de football lors d'un événement pour sensibiliser aux risques de ce cancer féminin, à Beyrouth le 8 octobre 2017
Un ruban rose, symbole de la lutte contre le cancer du sein, constitué de 8.000 ballons de football lors d'un événement pour sensibiliser aux risques de ce cancer féminin, à Beyrouth le 8 octobre 2017 ( ANWAR AMRO / AFP/Archives )

Prévoir quelles femmes ont davantage de risque de développer un cancer du sein, et doivent donc être surveillées plus fréquemment. C'est la piste qu'explore l'Institut Gustave Roussy, à l'aide du logiciel Mammorisk, pour aller vers un dépistage plus personnalisé.

Développé par la société française Statlife, ce logiciel intègre quatre facteurs de risque et s'appuie sur l'analyse des données des dépistages organisés français et américain pour estimer la probabilité de chaque femme, à partir de 40 ans, de développer un cancer du sein dans les 5 ans à venir.

A partir de ce score, il suggère à quelle fréquence la patiente devrait effectuer un examen clinique et une mammographie de dépistage.

Trois facteurs sont déjà utilisés dans les évaluations actuelles: l'âge, le nombre de cancers du sein dans la famille et le fait d'avoir déjà eu ou non une biopsie mammaire finalement négative.

Selon l'Institut national du cancer (INCa), un antécédent de prolifération des cellules du tissu mammaire augmente en effet de 1,5 à 4 le risque de cancer du sein, selon que ces cellules sont "atypiques" ou non.

L'originalité de Mammorisk est d'introduire un quatrième facteur: la densité mammaire, qui mesure la proportion de tissu glandulaire et canalaire dans le sein par rapport au tissu graisseux.

"Les femmes avec la densité la plus élevée ont 4 à 6 fois plus de risque de cancer du sein que les femmes dont les seins sont presque entièrement constitués de tissu adipeux", observe Statlife.

Autre intérêt du logiciel, le pourcentage calculé est catégorisé (faible, intermédiaire ou élevé) et représenté sur un graphique par rapport aux courbes de la population générale.

Mammographie à l'Institut Paoli-Calmette le 9 octobre 2017
Mammographie à l'Institut Paoli-Calmette le 9 octobre 2017 ( ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP/Archives )

"Un chiffre brut n'est pas très compréhensible. On peut se dire: +un risque de 1,2%, ce n'est pas beaucoup+", explique à l'AFP Nancy Abou-Zeid, de la Fondation Arc, qui soutient le développement du logiciel. Or si le risque moyen dans la tranche d'âge de la patiente est de 1%, cela signifie en fait qu'elle a 20% de risques en plus, ce qui est "beaucoup".

Dans un premier temps, l'Institut Gustave Roussy a voulu vérifier "l'acceptabilité et la faisabilité" de ce logiciel en consultation.

Une étude publiée en octobre a montré que "les femmes étaient prêtes à accueillir un score de risque", souligne Nancy Abou-Zeid: sur 450 patientes, le taux d'acceptation a été de 97%.

Ces femmes "ont trouvé les informations claires, ont bien compris le programme de suivi proposé" et, "48 heures après la consultation, le niveau d'anxiété et de stress était faible", ajoute l'institut.

L'étape suivante démarrera fin 2017, avec l'étude MyPebs ("My Personnal Breast Screening"), qui cherchera à montrer si "une approche du dépistage personnalisée sur la base du Mammorisk est au moins aussi bonne" que les dispositifs actuels dans six pays, note Mme Abou-Zeid.

A terme, on pourra renforcer la surveillance des femmes à risques et "avoir un suivi moins fréquent et moins intrusif" pour les femmes à faible risque, espère-t-elle.

Aujourd'hui, le programme français de dépistage organisé propose de façon généralisée une mammographie tous les deux ans aux femmes de 50 à 74 ans, hormis celles présentant des prédispositions génétiques, pour qui la fréquence est annuelle.

Mais on estime que cet examen conduit dans 10% à 20% des cas à détecter des tumeurs qui n'auraient jamais évolué en cancer invasif du vivant de la femme (on parle alors de surdiagnostic) et, dans un petit nombre de cas, à développer un cancer induit par les radiations des mammographies.

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