5 358.17 PTS
-0.48 %
5 352.00
-0.58 %
SBF 120 PTS
4 270.49
-0.72 %
DAX PTS
12 946.82
-0.74 %
Dowjones PTS
23 060.60
-0.42 %
6 056.06
-0.95 %
Nikkei PTS
21 448.52
+0.40 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Neuf ans de batailles autour du maintien en vie de Vincent Lambert

| AFP | 147 | Aucun vote sur cette news
Vincent Lambert, pris en photo le 3 juin 2015, est hospitalisé dans un état végétatif au CHU de Reims depuis 2008
Vincent Lambert, pris en photo le 3 juin 2015, est hospitalisé dans un état végétatif au CHU de Reims depuis 2008 ( FAMILY HANDOUT / FAMILY HANDOUT/AFP/Archives )

La famille de Vincent Lambert se déchire depuis près de neuf ans ans au sujet de son maintien en vie.

- De l'accident au protocole de fin de vie

Vincent Lambert est hospitalisé à Reims depuis qu'un accident de la route, en septembre 2008, l'a plongé dans un état végétatif, sans espoir d'amélioration, disent les médecins en 2011.

Le 10 avril 2013, le CHU engage un protocole de fin de vie avec son épouse Rachel. Vincent Lambert, selon sa soeur Marie et son épouse, avait "clairement" indiqué avant son accident qu'il ne souhaitait pas d’acharnement thérapeutique, mais il n'a laissé aucune consigne écrite.

- Deux décisions pour la poursuite des soins

Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, saisi par les parents opposés à l'euthanasie passive, ordonne le rétablissement de l'alimentation. Il reproche aux médecins un manque d'information de la famille.

Cependant, le 11 janvier 2014, le CHU informe la famille qu'il va arrêter nutrition et hydratation artificielles, conformément à la loi Leonetti qui interdit l'acharnement thérapeutique. Sur quatre experts, un seul a plaidé pour le maintien en vie.

Une nouvelle fois, le 13 janvier, le tribunal saisi par les parents, une sœur et un demi-frère, ordonne la poursuite du traitement, "ni inutile, ni disproportionnée". Rachel Lambert et le CHU en appellent au Conseil d’État.

- Conseil d’État et CEDH pour l'arrêt des soins

Après une nouvelle expertise, qui confirme l'incurabilité et une "dégradation" de l'état général, le Conseil d'État se prononce le 24 juin 2014 pour l'arrêt des soins.

Aussitôt saisie par les parents, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) juge le 5 juin 2015 que cet arrêt ne viole pas le droit à la vie de Vincent Lambert.

Le 10 juillet, le CHU annonce une nouvelle procédure d'arrêt du traitement et convoque la famille. Mais le 23 juillet, contre toute attente, les médecins annoncent qu'ils ne se prononcent pas concernant l'arrêt des soins arguant que les conditions de "sérénité et de sécurité nécessaires" ne sont pas réunies. Ils demandent la nomination d'un représentant légal pour le patient.

- Rachel Lambert, tutrice de son mari

Le 9 octobre, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne rejette la demande d'arrêt des soins réclamé par son neveu. Les médecins sont en droit, dit-il, "en vertu de leur indépendance professionnelle et morale", de suspendre le processus d'arrêt des traitements malgré les décisions de justice précédentes.

Le 10 mars 2016, le juge des tutelles choisit Rachel Lambert comme tutrice. Les parents Lambert contestent vainement en appel et en cassation.

La cour administrative d'appel de Nancy, saisie du jugement du 9 octobre 2015, décide le 16 juin 2016 que les consultations d'experts pouvant mener à un arrêt des soins doivent reprendre. Les parents forment un nouveau recours auprès du Conseil d'Etat.

- La suspension de la procédure jugée "illégale"

Le 11 janvier 2017, les parents de Vincent Lambert, qui réclament son transfert dans un établissement spécialisé, déclarent avoir porté plainte contre le CHU de Reims pour "délaissement de personne hors d'état de se protéger".

Le 24 mars, la cour d'appel de Reims rejette leur demande de transfert. Les parents se pourvoient en cassation.

Le 19 juillet, le Conseil d'Etat juge "illégale" la suspension de la procédure d'examen de l'interruption des traitements de Vincent Lambert.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 15 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 19/10/2017

Calme plat sur le titre Voyageurs du Monde (+0,1% à 95,6 euros) après la publication des résultats semestriels...

Publié le 19/10/2017

    Communiqué de Presse       Paris - 19 octobre 2017 - HUBWOO (Euronext : HBW.NX), leader dans la gestion globale du spend et des solutions collaboratives des processus…

Publié le 19/10/2017

Résultats trimestriels...

Publié le 19/10/2017

Novacyt perd 1,5% à 0,7 euros après les annonces matinales...

Publié le 19/10/2017

Le premier des trois avions de développement A330neo a atterri à Toulouse-Blagnac, à 14h10 après avoir réussi son premier vol qui a duré 4 heures et 13 minutes. source : AOF

CONTENUS SPONSORISÉS