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Ipsos : le chiffre d'affaires du 1er semestre grimpe à 993,3 ME

| Boursier | 159 | Aucun vote sur cette news

Croissance organique : +31,5% Le chiffre d'affaires d'Ipsos au premier semestre 2021 est de 993,3 millions d'euros, en progression de 26,4% par...

Ipsos : le chiffre d'affaires du 1er semestre grimpe à 993,3 ME

Le chiffre d'affaires d'Ipsos au premier semestre 2021 est de 993,3 millions d'euros, en progression de 26,4% par comparaison avec la même période en 2020.
A taux de change et périmètre constants, la progression de l'activité est plus forte à 31,5%. Les effets de périmètre sont presque négligeables à +0,3%, tandis que les effets de change réduisent le revenu de 5,4%.
Pour le seul deuxième trimestre les taux de croissance sont de 47,5% en réel et de 52,3% en organique après prise en compte d'effets de change négatifs pour -5,1% et d'effets de périmètre positifs pour 0,3%.

L'excellente performance d'Ipsos résulte de la combinaison de deux facteurs.
D'un côté, l'activité du premier semestre de 2021 est comparée à la même période de 2020, qui était elle-même en forte décroissance en raison du confinement mis en place de février à mai par les autorités sanitaires dans de très nombreux marchés. La généralisation des confinements avait entraîné une réduction brutale et sans précédent de l'activité, à taux de change et périmètre constants, de 13% pour le semestre et de 26% pour le seul deuxième trimestre de 2020.
D'un autre côté, l'activité est intrinsèquement forte. Ici, la comparaison à 2019 prend son sens. Le taux de croissance organique d'Ipsos est de 13,9% lorsque le premier semestre 2019 est la base de comparaison. Cette performance est équivalente à celle du premier trimestre.

L'activité d'Ipsos a donc enjambé le creux de 2020. Elle s'inscrit dans les progrès attendus de la nouvelle organisation mise en place à l'été 2018. Son objectif était de mettre au coeur de la stratégie de notre compagnie les besoins d'information des entreprises et des institutions clientes d'Ipsos. Nous leur avons proposé de mieux connaître, avec nous, la Société, les marchés et les gens. Pour y parvenir, une organisation spécifique au sein d'Ipsos a été dédiée à entretenir des liens étroits entre la compagnie et ses clients et, aussi, à privilégier de nombreuses solutions nouvelles, accessibles et modernes, permettant d'appréhender, d'intégrer et d'analyser toutes sortes de données. Le vocable "Total Understanding" est utilisé depuis trois ans pour décrire cette organisation.

Les performances des différentes audiences se rééquilibrent également, même si les interventions dans le domaine de la recherche sociale et de l'opinion publique - donc les travaux auprès des personnes définies comme "citoyens" - sont toujours celles qui progressent le plus vite, avec un taux de croissance organique de 41% sur le semestre, à comparer au taux moyen, tous publics confondus, de 31,5%.

En réalité, la hiérarchie entre les audiences reste la même depuis plusieurs trimestres : le segment de la recherche sociale évolue le plus favorablement, celui des " clients " est le moins dynamique. Ces performances reflètent les effets variables de la pandémie sur les différents secteurs d'activité. Tout ce qui touche à la santé publique est au coeur de besoins considérables d'informations nouvelles, même si les contrats spécifiquement liés à la mesure de la pandémie Covid-19 devraient s'arrêter. Tout ce qui concerne les personnes positionnées comme " clients " est affecté par les grandes difficultés dans certains secteurs liés à la mobilité, au tourisme et aux loisirs. La bonne nouvelle du deuxième trimestre est que les écarts se réduisent, préfigurant un meilleur équilibre des opportunités à l'avenir.

Postes du compte de résultat

Au total, la profitabilité du Groupe au premier semestre 2021 est en hausse significative par rapport à la même période l'an dernier, avec une marge opérationnelle record de 11% contre une marge particulièrement basse au premier semestre 2020 de 3,2%.
"L'an dernier, la profitabilité du premier semestre avait été impactée par la chute soudaine d'activité intervenue à compter de la mi-mars en raison de la pandémie. Cette brutalité ne nous avait pas permis de réduire nos coûts dans les mêmes proportions dès le premier semestre car ils sont en partie fixes et étaient proportionnés à la croissance prévue jusque-là pour l'année 2020" commente le groupe.

Les différentes mesures d'économies prises en 2020 avaient permis de combler ce retard de marge sur le deuxième semestre. La société avait réalisé un plan de 113 millions d'euros d'économies annoncé sur l'ensemble de l'année 2020 par rapport à l'année 2019, économies provenant des coûts de personnel (43 millions d'euros), des subventions gouvernementales pour 29 millions d'euros et des charges générales d'exploitation (41 millions d'euros). Sur ces économies, il était prévu qu'environ 20 millions se répètent en 2021.

La marge brute (qui se calcule en retranchant du chiffre d'affaires des coûts directs variables et externes liés à l'exécution des contrats) est en légère progression et s'établit à 64,7% contre 64,2% sur l'ensemble de l'année 2020 et 65,1% au premier semestre 2020.
L'évolution du ratio de marge brute est à relier au mix des modes de collecte de données, sachant que certains terrains d'enquête en face à face (ayant des taux de marge brut plus bas), à l'arrêt durant la période de premier confinement, ont pu être remplacés dans certains cas par des enquêtes en ligne à plus haute marge brute. Ceci dit, les contrats les plus importants de suivi de l'évolution de la pandémie ont été réalisés par les équipes " Public Affairs " dans un certain nombre de pays, en face à face. Au total sur 2020 et au premier semestre 2021, les enquêtes en ligne représentent 60% de l'activité contre 55% en 2019.

En ce qui concerne les coûts d'exploitation, la masse salariale est en hausse de 7,5%, sous l'effet de l'arrêt des différents mécanismes de réduction de salaire qui avaient eu cours en 2020 (simple réductions volontaires et temporaires de salaire consenties par un certain nombre de salariés, comprises entre 10% et 20% pour les cadres dirigeants ; réduction des heures travaillées ; congés sans solde...). A l'inverse, sur le premier semestre 2021, la masse salariale incorpore des augmentations de salaire qui ont été effectives en date du 1er mai 2021 et des provisions pour bonus.
Ceci dit, la masse salariale progresse à un rythme largement inférieur à la progression de 25,5% de la marge brute, ce qui en fait le principal facteur d'amélioration de la rentabilité. Cela est due à l'évolution des effectifs à un rythme inférieur à celui de l'activité : les effectifs permanents sont de 17 166 au 30 juin 2021 contre 16.644 personnes à fin décembre 2020 et 17.730 au 30 juin 2020.

Les frais généraux sont contrôlés et diminuent au total d'environ 8,2 millions d'euros par rapport au premier semestre 2020, grâce à la limitation d'un certain nombre de postes de dépenses discrétionnaires et, notamment, avec l'arrêt presque total des voyages à partir de début mars 2020 et jusqu'à maintenant pour 4 millions d'euros et des économies en relation avec l'utilisation des bureaux, initiées au deuxième semestre 2020 et qui se poursuivent sur 2021, pour 4 millions d'euros.

En dessous de la marge opérationnelle, les dotations aux amortissements des incorporels liés aux acquisitions concernent la partie des écarts d'acquisition affectée aux relations clients au cours des 12 mois suivant la date d'acquisition et faisant l'objet d'un amortissement au compte de résultat selon les normes IFRS sur plusieurs années. Cette dotation s'élève à 2,5 millions d'euros contre 2,7 millions précédemment.

Le solde du poste autres charges et produits non courants et non récurrents s'établit à 0,7 millions d'euros contre un solde net de -7 millions d'euros l'an dernier. Du côté des produits, ce poste enregistre principalement un produit de 3 millions d'euros lié à la décision d'activer depuis janvier 2018 les coûts internes de développement (ce produit net était de 4,9 millions d'euros en 2020). Il est rappelé que ce produit de nature purement comptable est amené à diminuer chaque année jusqu'à la fin de 2022.
Du côté des coûts, il s'agit principalement de coûts de réorganisation et de rationalisation, qui étaient particulièrement élevés au premier semestre 2020 (12 millions) et sont de 3,8 millions sur ce semestre.

Le taux effectif d'imposition au compte de résultat en norme IFRS s'établit à 24,1% contre 25,4% l'année passée. Il intègre une charge d'impôts différés passifs de 3,7 millions d'euros qui vient annuler l'économie d'impôts réalisée grâce à la déductibilité fiscale des amortissements d'écarts d'acquisition dans certains pays, alors même que cette charge d'impôts différés ne serait due qu'en cas de cession des activités concernées (et qui est par conséquent retraitée dans le résultat net ajusté).
Le Résultat net, part du Groupe, s'établit à 71 millions d'euros contre 1,3 millions au premier semestre 2020.
Le Résultat net ajusté, part du Groupe, qui est l'indicateur pertinent et constant utilisé pour la mesure de la performance, est en forte hausse et s'établit à 81,4 millions d'euros contre 12,8 millions d'euros au premier semestre 2020.

Structure financière

Flux de trésorerie. La capacité d'autofinancement s'établit à 150,1 millions d'euros contre 58,7 millions au premier semestre 2020.
Le besoin en fonds de roulement connait une variation positive de 32 millions d'euros au 30 juin 2021 mais une progression du poste clients est attendue au deuxième semestre en raison de la progression de l'activité.
Les investissements courants en immobilisations corporelles et incorporelles sont principalement constitués d'investissements informatiques et se sont élevés à 19,1 millions d'euros au premier semestre contre 20,4 millions sur le premier semestre 2020.

Au total, la génération de trésorerie libre d'exploitation, à 93 millions d'euros, est en ligne avec les prévisions pour l'année.

En ce qui concerne les investissements non courants, Ipsos a investi environ 10 millions d'euros, en procédant notamment à trois acquisitions dans le domaine de la technologie depuis le 1er janvier 2021 : FistNet - DotMetrics (spécialiste de la mesure du trafic digital), MGE Data (spécialiste du suivi par GPS et de la mesure de l'affichage), Intrasonics (spécialiste de la reconnaissance sur les mobiles des signaux audio).

Les capitaux propres s'établissent à 1 195 millions d'euros au 30 juin 2021 contre 1 055 millions publiés au 31 décembre 2020.

Les dettes financières nettes s'élèvent à 272 millions d'euros, en baisse par rapport au 31 décembre 2020 (347 millions d'euros). Le ratio d'endettement net diminue à 22,7% contre 30,9% au 31 décembre 2020. Le ratio de levier (calculé hors impact IFRS16) s'établit à 0,8 fois l'EBE (contre 1,6 fois au 31 décembre 2020).

Position de liquidité. La trésorerie en fin d'année s'établit à un niveau de 301 millions d'euros au 30 juin 2021 contre 165,4 millions d'euros au 31 décembre 2020, assurant une bonne position de liquidité à Ipsos.
Le groupe dispose par ailleurs d'environ 500 millions d'euros de lignes de crédit disponibles à plus d'un an, lui permettant de faire face à ses échéances de dette de 2021 qui s'élèvent à 165 millions d'euros.

PERSPECTIVES 2021

"La crise sanitaire n'est pas reglée. Chaque jour apporte son lot de bonnes nouvelles - ça va mieux en Inde - ainsi que d'informations décourageantes - l'Europe est menacée par les nouveaux variants du Covid-19. L'expérience des 18 derniers mois est utile, nous enseignant que l'activité d'Ipsos n'est pas vraiment affectée par la virulence de l'épidémie mais plutôt par les contraintes apportées par les confinements stricts. Une vague épidémique sans confinement ne réduit pas les demandes d'informations et donc l'activité de nos équipes. En outre, de nouvelles méthodes privilégiant des solutions qui évitent les contacts physiques entre les personnes ont pu être developpées et déployées dans de nombreux marchés, rendant notre activité plus résistante. A l'inverse, un confinement sévère tétanise les marchés et les individus et rend peu pertinents de nombreux programmes de recherche qui, implicitement ou explicitement, s'entendent dans un environnement normal" commente la direction.
"Plusieurs mois nous séparent encore de la mise en place effective et massive des campagnes vaccinatoires dans tous les pays, y compris dans les régions les moins développées sur le plan économique".

Les perspectives 2021 et 2022 sont donc délicates à définir. Plusieurs facteurs sont néanmoins connus et jouent pour la plupart en faveur d'une amélioration future de la situation sanitaire, même si elle ne sera pas linéaire :
-La vaccination est la solution ;
-Les vaccins déjà développés sont efficaces et leurs successeurs le seront davantage ;
-L'activité économique est dégradée mais pas interrompue par la pandémie. D'ailleurs, elle connait en ce moment une réelle embellie ;
-La demande adressée aux entreprises est peu affectée, à l'exception de celles qui interviennent dans des secteurs directement touchés par des changements de comportement des clients ou par des contraintes physiques.

Depuis le mois de juin 2020, le niveau d'activité d'Ipsos est bon. Depuis janvier de cette année, le volume de travail est largement supérieur à celui de 2019 et de 2020. En même temps, à l'inverse de ce que nous avions constaté en 2020, les commandes se transforment très rapidement en chiffre d'affaires.
Au premier semestre 2020, par comparaison avec 2019, le carnet de commandes avait baissé de 10%, à taux de change et périmètre constants, et le chiffre d'affaires avait de son côté fléchi de 13%. Cette année, le carnet de commande d'Ipsos, toujours par comparaison avec la même période de 2019, a cru de 9,8% alors que le revenu a progressé de 13,9%. Avec la persistance des risques sanitaires, nous anticipons un taux de croissance organique à un seul chiffre pour la période de juillet à décembre. Pour l'ensemble de l'année, il est vraisemblable que la croissance organique d'Ipsos sera très supérieure à 10% si la comparaison est faite avec 2020 et pas très loin de 10% si 2019 sert de référence.

La marge opérationnelle devrait, elle, être similaire pour les deux semestres.

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