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"Vous l'avez tabassé !": Quand un conseiller de l'Elysée frappe des manifestants

| AFP | 742 | Aucun vote sur cette news
Capture de la vidéo filmée par un militant LFI montrant Alexandre Benalla maîtrisant violemment un manifestant le 1er-Mai à Paris
Capture de la vidéo filmée par un militant LFI montrant Alexandre Benalla maîtrisant violemment un manifestant le 1er-Mai à Paris ( Tahar Bouhafs / Tahar Bouhafs/AFP )

La vidéo dure 2'14. Des CRS font face à des manifestants au milieu des bris de verre, des insultes et des lacrymogènes, quand surgit un homme portant un casque à visière, en tenue civile, qui s'en prend violemment à des manifestants: il s'agit d'Alexandre Benalla, conseiller à l'Elysée et censé n'être qu'un observateur sur ce dispositif.

"On se dit qu'on assiste à une énième scène de violence policière (...) Pour nous c'était un membre de la BAC qui ne faisait pas très bien son travail, qui n'était pas très pro", témoigne auprès de l'AFP, Jérémie Ferrer-Bartomeu, chercheur en histoire à Nanterre et manifestant présent ce 1er mai sur la place de la Contrescarpe (Ve arrondissement de Paris). La scène en question a été filmée par un ex-candidat la France Insoumise aux législatives 2017 dans l’Isère.

Sur la vidéo, des CRS en tenue interviennent face à des manifestants. La situation est tendue. Un homme identifié a posteriori comme Alexandre Benalla, casque à visière des forces de l'ordre sur la tête, sweat-shirt gris à capuche, manteau noir, apparaît une première fois à l'image pour extraire une jeune femme d'une mêlée entre policiers et manifestants. Il la tient très fermement par le cou. Le visage de la jeune femme exprime un rictus de douleur.

L'homme sort du champ de la vidéo puis l'attention du vidéaste se focalise sur l'interpellation musclée d'un autre manifestant traîné à terre par des CRS et un homme en civil. Ce dernier est Vincent Crase, gendarme réserviste à l'époque, employé de LREM, connaissance d'Alexandre Benalla et présent là comme lui en tant qu'observateur.

Le manifestant s'accroche au pied de Vincent Crase qui lui demande de le lâcher, fait mine de lui donner une claque puis s'adresse à lui: "Ecoute-moi !".

Le manifestant à terre paraît obtempérer quand déboule Alexandre Benalla par derrière pour le saisir par le cou et l'emmener sans ménagement. Il lui assène sans raison apparente des coups, dans le thorax et sur la tête. "Oh arrête !" lui hurle un témoin de la scène. M. Benalla remet le manifestant par terre et reste seul avec lui.

Des témoins viennent à hauteur d'Alexandre Benalla. "Vous l'avez tabassé !", lui disent-ils. Le vidéaste: "Regardez bien sa tête. Il l'a tabassé par terre." M. Benalla tourne sa tête, visière baissée, en direction de l'objectif avant de s'éloigner seul vers un café.

"On a assisté à une scène très pénible, à une sorte d'humiliation publique de deux personnes qui n'avaient pas du tout l'air de black blocs", résume M. Ferrer-Bartomeu.

"Il n'est pas rare que la préfecture de police accueille pour de courtes durées des personnes extérieures à la police pour des opérations de maintien de l’ordre (journalistes, chercheurs, stagiaires...). Ces personnes sont dotées du matériel suivant permettant d’assurer leur protection: casque, gilet par-balles...Ils doivent se cantonner à un rôle d'observateur", explique-t-on du côté de la PP.

Car côté policier, la scène et l'identité de l'homme mis en cause choquent. Un policier s'étrangle: "Qu'est-ce qu'il foutait là ? Pourquoi s'immisce-t-il dans du maintien de l'ordre alors que c'est interdit ? Que faisait son référent ?"

Les syndicats sont à l'unisson: ce "faux policier pète les plombs et jette l'opprobre sur les forces de sécurité", a dénoncé Alliance qui déplore "des sanctions à deux vitesses". Les policiers "n’ont pas besoin de ce genre de mauvaise publicité" et "subissent souvent des sanctions infiniment plus lourdes pour des faits infiniment moins graves", a renchérit l'Unsa-Police.

Alexandre Benalla et Vincent Crase "n'avaient aucune légitimité pour intervenir", a tonné Gérard Collomb qui a saisi la police des polices.

Le syndicat de police Vigi a pour sa part déposé une plainte jeudi contre Alexandre Benalla pour "usurpation de fonction" et "usurpation de signes réservés à l'autorité publique", selon son avocat Me Yassine Bouzrou.

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