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Vers un service national "obligatoire" en France

| AFP | 220 | Aucun vote sur cette news
La ministre des Armées Florence Parly (g) et le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux donnent un point presse le 8 février 2018 à Paris
La ministre des Armées Florence Parly (g) et le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux donnent un point presse le 8 février 2018 à Paris ( LUDOVIC MARIN / AFP/Archives )

Le "service national universel" en France, promesse de campagne d'Emmanuel Macron, sera "obligatoire", a affirmé mardi le porte-parole du gouvernement, coupant court aux questionnements sur le sujet devenu un casse-tête pour l'exécutif.

"Il sera universel, il concernera toute la classe d'âge et il sera obligatoire", a déclaré Benjamin Griveaux sur Radio classique et Paris première.

Alors que la France a supprimé le service militaire en 1997, Emmanuel Macron avait promis lors de la campagne présidentielle de rétablir un "service national obligatoire et universel" d'un mois et pour l'ensemble d'une même classe d'âge, soit entre 600.000 et 800.000 jeunes par an.

Devenu président, M. Macron a réitéré sa promesse. "Il ne s'agit pas de réinventer le service militaire" mais de donner "à la jeunesse de France des causes à défendre, des combats à mener dans les domaines social, environnemental, culturel", expliquait-il fin janvier.

Mais le projet, dont les contours restent encore à tracer, a provoqué cacophonie et embarras au sein même du gouvernement.

Vendredi, la ministre des Armées, Florence Parly, a ainsi déclaré que ce service national "n'aura probablement pas un caractère obligatoire, au sens où les gendarmes viendraient rechercher le réfractaire".

Deux jours plus tard, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb s'est dit favorable à un service national "obligatoire".

Lundi, le président de la commission de Défense de l'Assemblée nationale Jean-Jacques Bridey a lui pointé qu'on "ne peut pas le rendre obligatoire pour des adultes" pour des raisons juridiques, en évoquant la possibilité de "recours devant la Cour européenne des droits de l'Homme".

Au-delà de l'aspect obligatoire ou non de ce service, le projet de l'Elysée suscite également des doutes en raison de son coût (estimé entre deux et trois milliards d'euros par an) et des capacités d'accueil des armées, réduites depuis la suppression en 1997 du service militaire.

Un rapport parlementaire sur le sujet doit être présenté le 21 février. Le président Macron a quant à lui chargé un groupe de travail de rendre des conclusions en avril.

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