En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 084.66 PTS
-0.63 %
5 084.50
-0.56 %
SBF 120 PTS
4 076.70
-0.66 %
DAX PTS
11 553.83
-0.31 %
Dowjones PTS
25 444.34
+0.26 %
7 107.23
-0.12 %
1.151
+0.00 %

Valls, un ancien premier ministre français "en campagne" en Catalogne

| AFP | 311 | Aucun vote sur cette news
L'ancien Premier ministre français Manuel Valls arrive à un meeting du parti de centre-droit Ciudadanos à Barcelone, le 16 décembre
L'ancien Premier ministre français Manuel Valls arrive à un meeting du parti de centre-droit Ciudadanos à Barcelone, le 16 décembre ( LLUIS GENE / AFP )

L'ancien Premier ministre socialiste français Manuel Valls se souvient beaucoup ces jours-ci de ses racines catalanes, au point de s'impliquer pleinement dans la campagne contre les indépendantistes qui tentent de retourner au pouvoir lors des élections du 21 décembre.

Il multiplie les interviews aux médias espagnols. En début de semaine, il était à Barcelone, puis à Madrid. Il a rencontré le roi, le chef de file socialiste catalan Miquel Iceta et des entrepreneurs. Samedi à l'aube il quittait à nouveau Paris pour la Catalogne, pour une vraie journée de politique en campagne: petit déjeuner-colloque, débat sur l'Europe et rencontre avec une association anti-indépendantiste le soir.

Il soutient des candidats de partis opposés à la sécession: le Parti socialiste, mais aussi le Parti populaire de Mariano Rajoy (droite) et le libéral Ciudadanos, fer de lance de la lutte contre les séparatistes.

"Je fais campagne pour la Catalogne, l'Espagne, l'Europe", répond-il quand on lui demande de quel côté il se place.

L'ancien chef du gouvernement (2014-2016), né espagnol mais naturalisé français, aime rappeler qu'il a grandi à Barcelone où il a même participé à une manifestation pour défendre l'autonomie catalane, "en 1976 ou 77", alors que l'Espagne découvrait la démocratie, après la mort du dictateur Francisco Franco.

"Je viens ici bien sûr avec ces racines qui sont celles de ma famille, mais je viens d’abord comme Français et d’abord comme Européen", a-t-il confié à l'AFPTV samedi.

Plus tard, participant à un débat organisé par le parti Ciudadanos, avec le prix Nobel de littérature Mario Vargas Llosa, il assure que les clivages gauche-droite sont dépassés par celui qui oppose les partisans de l'Europe des Nations et les "populismes".

- Interpellé sur Twitter -

Témoin des débats qui agitent les familles catalanes, sa propre soeur, Giovanna Valls, qui vit à Barcelone et s'oppose à la mise sous tutelle de la région par Madrid, l'a interpellé sur Twitter, contre son soutien affiché à cette suspension de facto de l'autonomie catalane.

"Basta, au nom du grand-père Magi", lui-a-t-elle écrit.

L'ex-Premier ministre français participe à un meeting électoral du parti de centre-droit Ciudadanos à Barcelone, le 16 décembre
L'ex-Premier ministre français participe à un meeting électoral du parti de centre-droit Ciudadanos à Barcelone, le 16 décembre ( LLUIS GENE / AFP )

M. Valls répond que sa soeur n'en est pas pour autant indépendantiste et qu'ils gardent des "relations affectueuses". Il demande de ne pas l'inclure dans le débat car elle n'est pas "une politique".

Il refuse d'entrer dans les controverses sur les violences policières qui ont émaillé le référendum interdit du 1er octobre, ou encore sur l'absence de dialogue entre le gouvernement de Mariano Rajoy et les dirigeants catalans qui a précédé la tentative de sécession du 27 octobre suivie de la destitution immédiate du gouvernement régional par Madrid.

"Je pourrais parler des rendez-vous réussis ou ratés, dit-il à l'AFP, mais "j'interviens car il y a un Etat démocratique (...) et je considère que le séparatisme aurait des conséquences majeures pour l'Espagne et l'Europe".

En France, le député Manuel Valls avait annoncé en juin qu'il quittait le Parti socialiste et affiche son soutien au mouvement du président Emmanuel Macron, La République en marche (LREM).

Il siège comme député apparenté du groupe LREM. Depuis quelques mois, il multiplie les voyages à l'étranger.

Son engagement catalan est-il la première étape d'un nouveau projet politique ?

Manuel Valls répond simplement que c'est "le fruit d'une réflexion approfondie sur l'Europe, qui "est à un tournant" après avoir vécu le Brexit, l'essor des populismes, la crise des réfugiés, la multiplication des attentats jihadistes. "Elle est en manque de projets" et il faut la défendre.

Le leader du parti La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, lors d'un meeting de la coalition de gauche Catalunya en Comu Podem, le 15 décembre à Barcelone
Le leader du parti La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, lors d'un meeting de la coalition de gauche Catalunya en Comu Podem, le 15 décembre à Barcelone ( Josep LAGO / AFP )

Un de ses adversaires les plus féroces en France, Jean-Luc Mélenchon, le président de la France Insoumise, fait lui aussi campagne en Catalogne, au côté de la liste Catalunya en Comun, proche de son allié Podemos (extrême-gauche).

Podemos est contre la sécession mais pour un référendum d'autodétermination.

M. Mélenchon en a profité pour l'égratigner. "Vous n'avez pas besoin qu'un ex-Premier ministre français vienne vous dire comment vous taper dessus n'est-ce pas?", a-t-il ironisé dans un entretien à un journal catalan, en assurant que M, Valls aimait "la bagarre".

Celui-ci a préféré ne pas répondre "à une énième polémique avec ce personnage".

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Produits de rendement : découvrir un nouveau support d'investissement
Lundi 5 novembre de 18h00 à 18h30

Trader sur le CAC40 avec du levier
Mardi 6 novembre de 12h15 à 13h15

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 19/10/2018

SOCIETE DE TAYNINH       Paris, le 19 octobre 2018     COMMUNIQUE DE PRESSE       INFORMATION FINANCIERE TRIMESTRIELLE   3ème TRIMESTRE 2018       Chiffre…

Publié le 19/10/2018

Nanobiotix a annoncé la présentation des résultats positifs de son étude de phase II/III Act.in.sarc évaluant NBTXR3 sur des patients atteints de Sarcome des Tissus Mous (STM) localement avancé…

Publié le 19/10/2018

  CAISSE REGIONALE DE CREDIT AGRICOLE MUTUEL SUD RHONE ALPES SOCIETE COOPERATIVE A CAPITAL VARIABLE Au capital actuel de 69 949 310,00 euros Siège social : 12 Place de la résistance…

Publié le 19/10/2018

Getlink a été retenu pour la neuvième année consécutive, par Gaïa Rating, parmi 230 sociétés analysées pour intégrer le Gaïa Index composé des 70 meilleures valeurs françaises. La note…

Publié le 19/10/2018

    Paris, le 19 octobre 2018     CESSATION ET MISE EN OEUVRE D'UN CONTRAT DE LIQUIDITE   À compter du 22 octobre 2018 et pour une période d'un an renouvelable…