5 319.17 PTS
-0.32 %
5 307.50
-0.41 %
SBF 120 PTS
4 234.88
-0.39 %
DAX PTS
12 993.73
-0.41 %
Dowjones PTS
23 358.24
-0.43 %
6 314.51
-0.39 %
Nikkei PTS
22 396.80
+0.20 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Code du travail: net essoufflement de la 3e journée contre la réforme

| AFP | 786 | Aucun vote sur cette news
Des manifestants à Marseille le 19 octobre 2017
Des manifestants à Marseille le 19 octobre 2017 ( ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP )

La troisième journée de protestation contre les ordonnances de réforme du Code du travail, à l'appel de la CGT et Solidaires, a montré un net essoufflement de la mobilisation à Paris et en régions, en attendant une éventuelle action plus unitaire avec d'autres syndicats en novembre.

Quelque 37.700 personnes ont manifesté jeudi, selon le ministère de l'Intérieur, soit une mobilisation plus de trois fois plus faible que lors de la manifestation du 21 septembre.

Des "dizaines de milliers" de manifestants ont battu le pavé, selon la CGT, qui en avait compté "plusieurs centaines" de milliers le 21 septembre et jusqu'à 500.000 le 12 (223.000 et 132.000 selon la police).

"On est déterminés à aller jusqu'au bout", a toutefois assuré à Marseille le leader de la CGT Philippe Martinez, en tête du défilé contre la réforme du Code du travail.

Seules 20.000 personnes ont manifesté dans la cité phocéenne, selon la CGT, contre 50.000 le 21 septembre et 60.000 le 12. Et à Paris, le cortège entre Montparnasse et Denfert-Rochereau en a rassemblé entre 5.500 (police) et 25.000 (CGT), deux fois moins qu'en septembre.

En province, les manifestations ont montré partout une baisse significative, notamment à Pau, Bayonne ou Rennes, mais aussi à Toulouse et Lyon.

"Ce n'est pas spectaculaire, et pourtant ça participe de la construction du mouvement social", a relevé à Rennes Fabrice Le Restif, secrétaire départemental FO, qui a été de tous les défilés contre la réforme.

Allusion au propos d'Emmanuel Macron en Corrèze, une banderole proclamait à Lyon : "foutons le bordel".

Manifestation contre la réforme du code du travail, le 19 octobre 2017 à Nantes
Manifestation contre la réforme du code du travail, le 19 octobre 2017 à Nantes ( LOIC VENANCE / AFP )

Mais l'exécutif est déjà passé à autre chose. Edouard Philippe a rappelé dans la matinée que les ordonnances "ont été signées, publiées, sont en vigueur", tout en disant assumer "des désaccords" avec les syndicats.

Le Premier ministre a d'ailleurs entamé cette semaine le deuxième volet de ses réformes sociales, celles de l'apprentissage, de la formation professionnelle et de l'assurance chômage, qui doivent aboutir à un projet de loi en avril.

Pour la CGT et Solidaires, toutefois, pas question de tourner la page des ordonnances.

"La perspective de construction d'une mobilisation unitaire qui mette à bas ces ordonnances est toujours une priorité", a expliqué en début de semaine Eric Beynel, porte-parole de Solidaires.

- "Action en novembre" -

Manifestation contre la réforme du code du travail, le 19 octobre 2017 à Paris
Manifestation contre la réforme du code du travail, le 19 octobre 2017 à Paris ( Lionel BONAVENTURE / AFP )

Mais l'annonce de cette journée de mobilisation par la CGT seule d'abord, avait pris de court, même en interne.

La CGT avait lancé l'appel le 9 octobre, après une réunion intersyndicale qui avait échoué à arrêter une action unitaire.

Toutes les centrales syndicales émettent pourtant de sérieuses critiques sur certaines mesures, comme le plafonnement des indemnités prud'homales ou la fusion des instances représentatives du personnel, dont le décret d'application n'a toujours pas été publié.

Rassemblement contre la réforme du code du travail, le 19 octobre 2017 à Rennes
Rassemblement contre la réforme du code du travail, le 19 octobre 2017 à Rennes ( Damien MEYER / AFP )

Mais elles sont très divisées sur les modalités d'action et semblent déjà, pour certaines, tournées vers le prochain volet des réformes sociales.

Pour Fabrice Angéi, membre de la direction de la CGT, la journée de jeudi permet en tout cas "d'entretenir la contestation. On ne pouvait pas attendre le 24 octobre".

Ce jour-là, une nouvelle intersyndicale pourrait donner lieu à un appel plus unitaire, éventuellement avec FO et la CFE-CGC, espèrent la CGT et Solidaires.

Cette réunion est paradoxalement prévue au siège de la CFDT, dont le secrétaire général Laurent Berger a maintes fois répété qu'il refusait de faire "démonstration de faiblesse" en battant le pavé contre les ordonnances, malgré les demandes insistantes d'une partie de ses militants.

La CGT prévoit de proposer "dès la semaine prochaines, aux autres organisations syndicales une journée d'action interprofessionnelle en novembre pour liquider le contenu des ordonnances; également peser pour un apprentissage, une formation professionnelle et une assurance chômage de qualité", a-t-elle annoncé jeudi dans un communiqué, en fin de journée.

En attendant, des militants de FO, de la CFDT ou de la CFTC, dont les centrales n'ont pas appelé à manifester, ont quand même gonflé les troupes, comme les 12 et 21 septembre.

Treize fédérations de la CFE-CGC participaient aussi aux manifestations jeudi.

Côté transport, il y a eu peu d'incidences sur le réseau SNCF. Radio France a été partiellement perturbée.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 30 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 17/11/2017

Affine a acquis auprès de la société belge Banimmo (dont elle détient 49,5 %), le marché Vaugirard, situé à Paris 15ème face à la gare Montparnasse. Cette galerie commerciale, ouverte sur le…

Publié le 17/11/2017

Gaussin Manugistique, spécialisée dans l'audit des process de manutention, a annoncé la réception usine par son distributeur Blyyd de 2 véhicules ATM (Automotive Trailer Mover) Full Elec. Les ATM…

Publié le 17/11/2017

Résultats trimestriels...

Publié le 17/11/2017

Article L. 233-8-II du Code de commerce et article 223-16 du Règlement général de l'AMF Dénomination sociale de l'émetteur :             Atos SE Name and…

Publié le 17/11/2017

Conformément à la réglementation relative aux rachats d'actions, Atos SE déclare ci-après les opérations d'achats d'actions propres pour un montant de 13,8 millions…

CONTENUS SPONSORISÉS