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Un nouveau patron pour un nouveau souffle à La République en marche

| AFP | 333 | Aucun vote sur cette news
Le député LREM Stanislas Guerini, le 26 novembre 2018 à Paris
Le député LREM Stanislas Guerini, le 26 novembre 2018 à Paris ( JOEL SAGET / AFP/Archives )

Encore un nouveau départ ? La République en marche devrait porter samedi à sa tête le député Stanislas Guerini, tenu de redonner de l'élan à un parti toujours en quête de structuration, de ligne idéologique et d'ancrage en vue des prochaines élections.

Après le temps des conquêtes en 2017, le second souffle se fait attendre au sein du parti présidentiel, écartelé entre la nécessité de bâtir sur la durée et l'imminence des échéances électorales, de surcroît dans une période de turbulences pour la macronie.

En réunissant dans la matinée son "Conseil", c'est-à-dire son parlement composé de 743 membres, le parti présidentiel espère élire un patron capable de répondre à ces enjeux.

Ce rendez-vous, auquel le Premier ministre Edouard Philippe a prévu de se rendre "en ami", dit-il à l'AFP, et qui tombe en plein acte III des "gilets jaunes", était au départ prévu au centre de Paris avant d'être déplacé au Pavillon Baltard de Nogent-sur-Marne (Val de Marne).

Le "Conseil" devra trancher entre Stanislas Guerini, un de co-fondateurs d'En Marche! et immense favori, et le député des Français de l'étranger Joachim Son-Forget, qui a rassemblé sur le fil les parrainages pour se porter candidat et donner ainsi un semblant de suspense à l'élection.

La campagne a été traversée de quelques tensions jusqu'à la renonciation du député de Paris Pierre Person qui aurait été un rival sérieux pour M. Guerini. Cette décision a été présentée par M. Guerini comme "un signe de maturité politique", quand d'autres y ont vu la résultante de pressions et le symbole d'un manque de démocratie interne.

Proche de M. Macron, M. Guerini, âgé de 36 ans, n'arrive "avec aucun autre agenda que le parti", sans "étape suivante dans la tête", assure-t-il à l'AFP. Son prédécesseur Christophe Castaner, depuis parti au ministère de l'Intérieur, n'avait pas caché accepter le rôle de "délégué général" à reculons, lors de son élection en novembre 2017.

Si LREM revendique environ 400.000 adhérents, la proportion d'actifs est bien moindre, entre 50.000 et 100.000 selon les estimations, et il s'agit de relancer la dynamique à l'approche des élections européennes de 2019 puis municipales en 2020.

M. Guerini plaide pour "recentrer un peu le mouvement dans ses objectifs", alors que depuis l'élection d'Emmanuel Macron, "c'est un peu parti dans tous les sens", entre offre de services (formations, projets citoyens...) et une activité politique plus traditionnelle (tractage, établissement d'une doctrine...).

"Notre mouvement, dans plein d'endroits, est mort", se lamente un député qui estime que les projets citoyens n'apportent "aucun crédit politique". "On n'a pas besoin d'adhérents mais de militants. Il nous faut de vrais relais, il nous faut des moyens et une organisation", ajoute-t-il.

"L'organisation a un peu dispersé son énergie et il y a quelques basiques qui ont moins été respectés", convient M. Guerini.

"Obsession de l'ouverture"

Autre chantier pour M. Guerini, "décentraliser" davantage un parti ultra-vertical. En parallèle, il faudra trouver comment intégrer la "maison des territoires" dirigée par l'ancien ministre de l'Agriculture Stéphane Travert afin de soigner le réseau d'élus locaux favorables à LREM.

Un groupe de travail pour réviser les statuts, unanimement considérés comme imparfaits, devrait rapidement être mis en place. Certains cadres plaident pour revoir la gouvernance afin de bâtir "une culture de travail en commun" avec d'autres partis, jusqu'à imaginer une "fédération".

Dans cette veine, le député de Paris compte se battre pour conserver "l'obsession de l'ouverture" au sein du parti. Un réflexe incontournable en vue des municipales pour lesquelles le parti, dont la stratégie va être "rapidement élaborée" dixit M. Guerini, devra nouer des alliances et trouver des figures du renouvellement.

Enfin, devra être poursuivie une réflexion aussi cruciale que balbutiante sur l'idéologie "progressiste" pour nourrir le quinquennat en cours et préparer éventuellement le suivant.

Ex-LR, sans être LREM, Edouard Philippe viendra rappeler l'action du gouvernement. "Et je dirai que j'ai besoin de formations politiques qui viennent enrichir la réflexion et relayent ce qu'on a fait. Avec tout la particularité de La République en marche qui ne veut pas singer ce que faisaient les partis politiques traditionnels".

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