En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 871.91 PTS
+1.21 %
5 870.5
+1.26 %
SBF 120 PTS
4 623.22
+1.1 %
DAX PTS
13 166.58
+0.86 %
Dow Jones PTS
28 015.06
+1.22 %
8 397.37
+1.07 %
1.106
+0. %

Un an de prison requis pour harcèlement d'une journaliste

| AFP | 590 | 4.33 par 3 internautes
Un relief représentant le blason de la justice et sa balance
Un relief représentant le blason de la justice et sa balance ( JACQUES DEMARTHON / AFP/Archives )

Une peine d'un an de prison ferme a été requise mardi pour un sympathisant de l'ultra-droite qui a participé au harcèlement d'une journaliste lyonnaise, victime de menaces et insultes sur un site d'extrême droite et plusieurs réseaux sociaux.

"Il est des mots qui font aussi mal que des coups", a estimé le procureur devant le tribunal correctionnel, réclamant un an ferme contre Sylvain C., un internaute qui a partagé sur Facebook un article au vitriol publié sur le site raciste et antisémite "Démocratie participative", aujourd'hui interdit.

Cet article est le point de départ d'un harcèlement en ligne déclenché par la publication d'un papier de Julie Hainaut le 12 septembre 2017 dans l'hebdomadaire culturel lyonnais "Le Petit bulletin".

Dans cet article, elle raconte une soirée passée dans un bar à cocktails du 6e arrondissement de Lyon où les gérants font devant elle l'apologie de la colonisation, à laquelle fait directement référence le nom de l'établissement.

Sa parution déclenche l'ire des auteurs de "Démocratie participative", qui rédigent un article intitulé: "Une p... à nègres féministe veut détruire un bar à rhum colonialiste: mobilisation!", et déversent sur le site un flot d'insultes telles que "négrophile pathologique", "prostituée", "femelle hystérique", "hyène puante", et d'autres encore plus violentes.

Dans la foulée, la journaliste est la cible de nombreuses attaques sur les réseaux sociaux et reçoit des courriers électroniques menaçants, dont l'un indique que certains étaient à la recherche de son domicile. En mars 2018, elle assure à la police avoir été suivie par des individus qui l'attendaient devant chez elle.

Très émue à la barre, la journaliste a raconté mardi "l'impact de ce harcèlement sur (s)a vie personnelle et professionnelle" depuis deux ans. Les insultes "reviennent régulièrement". "C’est un traumatisme qui est là tout le temps; on a une épée de Damoclès au-dessus de la tête en permanence", a-t-elle exposé.

En outre, a-t-elle poursuivi, la peur l'a poussée au silence et à "se terrer, à disparaître des réseaux sociaux" pourtant essentiels à son travail de journaliste indépendante.

- "Soulagée" -

Au total, Julie Hainaut a déposé pas moins de cinq plaintes et tenté de faire condamner - sans succès - les responsables de ce site hébergé aux États-Unis.

Son administrateur présumé, un blogueur ultranationaliste localisé pour la dernière fois au Japon, demeure recherché après plusieurs condamnations par défaut, notamment pour provocation à la haine raciale et antisémitisme.

A l'issue d'une enquête d'un peu plus d'un an, seul Sylvain C. a pu être mis en examen pour "injure publique" raciste et sexiste, parmi les internautes ayant partagé l'article visant Julie Hainaut.

"Ce ne sont pas que des mots". C'est "une violence sourde et vicieuse, car il n'y a pas de marque visible avec le cyberharcèlement", a plaidé l'avocat de la partie civile Eric Morain.

L'accusé, ancien membre du Bloc identitaire et adepte revendiqué du "doxing" (pratique consistant à dévoiler des informations privées sur internet, ndlr) "n'a pas commis une erreur. Il assume et est décomplexé. Il sait ce qu’il partage", a poursuivi l'avocat.

De son côté, le défenseur du prévenu Xavier Moroz a estimé que son client faisait "un peu" figure de "bouc émissaire" dans ce dossier, disant avoir le sentiment qu'on voulait "faire un exemple" et non rendre le droit. "Il ne doit pas répondre seul des actes de toute la +fachosphère+", a-t-il argué.

"Il s'agit d'injures publiques aggravées, rien de plus. Ce n'est pas le procès du cyber-harcèlement", a-t-il encore plaidé, ajoutant que son client, absent à l'audience, n'avait "fait que partager un article qui n’était plus en ligne au moment où il l’a partagé".

A l'issue des débats, Mme Hainaut s'est montré "soulagée" d'avoir "pu parler" après deux ans de procédure, mais a déclaré être "déçue" de l'absence du prévenu, le jugeant "pas très courageux" car "a priori il assume d'être néonazi et d'avoir des propos horribles".

La décision sera rendue le 17 décembre.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
3 avis
Note moyenne : 4.33
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 31 décembre 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

PRIMÉ MEILLEUR NOUVEAU CONTRAT D’ASSURANCE VIE

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 06/12/2019

Le groupe chinois Dongfgeng pourrait réduire sa part de façon à abaisser sa présence dans la future entité PSA-Fiat Chrysler, selon des sources citées par 'Reuters'.

Publié le 06/12/2019

Le chiffre d'affaires de Moulinvest s'établit à 64 ME au titre de l'exercice 2018-2019 contre 61,3 ME sur l'exercice précédent...

Publié le 06/12/2019

Tessi, spécialiste français des Business Process Services, a annoncé vendredi avoir achevé une augmentation de capital avec suppression du droit préférentiel de souscription. Le montant brut de…

Publié le 06/12/2019

"Ces opérations contribueront à renforcer à la fois le potentiel de croissance du résultat par action", assure le management d'Elior...

Publié le 06/12/2019

Elior Group a annoncé avoir procédé à l’annulation de près de 4,27 millions de ses propres actions, représentant 2,39% de son capital social. La décision d’annulation des titres…