5 362.88 PTS
-
5 368.00
+0.09 %
SBF 120 PTS
4 284.43
-
DAX PTS
13 003.70
-
Dowjones PTS
22 956.96
+0.37 %
6 114.53
+0.36 %
Nikkei PTS
21 380.14
+0.59 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Trump et Merkel, deux styles, deux mondes

| AFP | 134 | Aucun vote sur cette news
La chancelière allemande Angela Merkel et le président américain Donald Trump lors d'un sommet du G20 à Hambourg, en ALlemagne, le 7 juillet 2017
La chancelière allemande Angela Merkel et le président américain Donald Trump lors d'un sommet du G20 à Hambourg, en ALlemagne, le 7 juillet 2017 ( IAN LANGSDON / POOL/AFP/Archives )

L'image de leur première rencontre fut celle d'une poignée de main ratée dans le Bureau ovale. Les mois suivants ont été tendus. Entre Donald Trump et Angela Merkel, les années à venir s'annoncent difficiles.

Si "Mutti" (maman), comme la surnomment les Allemands, enchaîne sur un quatrième mandat à l'issue des élections législatives de dimanche, ils devront pourtant trouver un mode de fonctionnement dans la durée.

Le parcours, la personnalité, le registre politique: tout - ou presque - sépare la chancelière allemande, 63 ans, au pouvoir depuis 12 ans, et le président américain, 71 ans, à la Maison Blanche depuis huit mois.

Elle, prudente, pragmatique, discrète. Lui, imprévisible, impétueux, hâbleur.

Avec des nuances dans la forme mais la même fermeté sur le fond, la fille de pasteur élevée en Allemagne de l'Est a, depuis le début de l'année, fait entendre sa différence face au troisième président américain à qui elle a affaire (après George W. Bush et Barack Obama).

A Washington, lors d'une conférence de presse commune avec l'ancien promoteur immobilier élu sur le slogan "L'Amérique d'abord", elle a appelé à aborder la mondialisation avec "un esprit ouvert".

A Taormina, en Sicile, à l'issue d'un G7 houleux où le président américain a fait cavalier seul sur le climat, elle a dénoncé sans détour des discussions frustrantes ayant abouti à un "six contre un".

A Munich, elle a averti les Européens que l'époque où ils pouvaient compter sur les Etats-Unis sans la moindre hésitation était "quasiment révolue": "Nous, Européens, devons prendre notre destin en main".

- Désaccords, du climat à l'Iran -

"Politiquement, il est difficile d'imaginer deux personnages plus différents", résume Charles Kupchan, qui enseigne les affaires internationales à la Georgetown University.

"Trump a accédé au Bureau ovale en promettant le grand changement à des Américains mécontents. Merkel continue à gagner en promettant aux Allemands la continuité", ajoute cet ancien conseiller de Barack Obama pour les affaires européennes.

Les divergences de vue entre les deux sont réelles, profondes.

Si les critiques américaines sur l'excédent commercial allemand ne sont pas nouvelles, Donald Trump a opté pour un ton nettement plus agressif que ses prédécesseurs sur ce thème, menaçant d'instaurer des taxes douanières en représailles.

L'annonce du retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat a été très mal accueillie à Berlin.

Et si, comme il le laisse entendre, Donald Trump remet prochainement en cause l'accord sur le nucléaire iranien, signé entre Téhéran et six grandes puissances, dont les Etats-Unis et l'Allemagne, le relation devrait s'aggraver encore.

En 2003, la tension était montée entre Washington et Berlin, lorsque le gouvernement du social-démocrate Gerhard Schroeder avait marqué son opposition à la guerre en Irak lancée par l'administration de George W. Bush.

Mais jamais la crispation n'a atteint un tel niveau, argue Charles Kupchan.

"Trump soulève des questions sur l'engagement des Etats-Unis en faveur du libre-échange, sur le combat contre le changement climatique et sur la relation que les Etats-Unis et l'Europe ont bâti depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale", explique-t-il.

Or, l'enjeu dépasse largement celui des relations bilatérales: doyenne des dirigeants européens, Angela Merkel occupe, de facto, une position à part dans le jeu diplomatique.

- Propos de campagne -

Reste que l'analyse des relations entre les deux dirigeants ne peut faire abstraction des luttes électorales dans leurs pays respectifs.

Soucieux de galvaniser sa base sur la question de l'immigration, Donald Trump a, pendant sa campagne, brandi la chancelière en contre-exemple, stigmatisant sa décision de d'ouvrir les frontières à des centaines de milliers de demandeurs d'asile.

"Hillary Clinton veut être l'Angela Merkel de l'Amérique, et nous avons vu la criminalité et les nombreux problèmes que (cette dernière) a engendré pour les Allemands", ironisait-il lors d'un rassemblement en Caroline du Nord.

De son côté, Angela Merkel, craignant d'être accusée par son adversaire, Martin Schulz, de manquer de fermeté vis-à-vis de l'exubérant magnat de l'immobilier propulsé à la Maison Blanche, en a rajouté dans ce sens.

"La campagne électorale a poussé (Angela Merkel) à une rhétorique plus dure que ce qu'elle affectionne", estime Jeremy Shapiro, directeur de recherches au European Council on Foreign Relations.

Si une légère amélioration post-élection est envisageable, peu d'observateurs croient à un nouveau départ - ou un rebond - entre ces deux dirigeants si dissemblables.

L'objectif de Merkel-la-pragmatique vis-à-vis du locataire de la Maison Blanche ?

"Défendre fermement, mais calmement, sa position. Ne pas se lancer dans des polémiques en public. Essayer de s'entendre avec lui autant que possible sans jamais montrer de signes de faiblesse", résume Jeremy Shapiro.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 15 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 16/10/2017

Le volet défensif de Bluelinea a été accéléré à partir de l'été avec la reconfiguration des effectifs. Le management reste confiant sur le développement de la société...

Publié le 16/10/2017

Cette opération s'inscrit dans le cadre du contrat d'émission d'OCABSA signé entre Neolife et Bracknor Fund en 2016...

Publié le 16/10/2017

Résultats trimestriels...

Publié le 16/10/2017

Pendant la 4e Fenêtre de Cessibilité, ouverte du 8 août 2017 au 6 octobre 2017 (inclus), aucun BSA n'a fait l'objet d'ordres d'achat...

Publié le 16/10/2017

Assystem Technologies et ESI comptent offrir de nouvelles solutions s'adressant à l'Usine du Futur....

CONTENUS SPONSORISÉS