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Trois enseignements de la présidentielle en Russie

| AFP | 308 | Aucun vote sur cette news
Le président russe Vladimir Poutine, le 18 mars 2018 à Moscou
Le président russe Vladimir Poutine, le 18 mars 2018 à Moscou ( Yuri KADOBNOV / AFP )

Si la réélection de Vladimir Poutine ne faisait guère de doute, le vote de dimanche a révélé la difficulté du Kremlin à mobiliser les électeurs, celle de l'opposition libérale à surmonter ses divisions et celle des communistes à se renouveler.

- Participation historiquement faible -

Faute de suspense sur le résultat et de réelle campagne de Vladimir Poutine, le Kremlin avait mis le paquet pour convaincre les Russes de se déplacer, à coup de campagnes massives d'incitations mais aussi -- selon les médias indépendants et l'opposition-- de pressions sur les fonctionnaires, ouvriers et étudiants, ainsi que de fraudes pour bourrer les urnes.

Malgré ces efforts, le résultat figure d'ores et déjà parmi les plus faibles de la Russie post-soviétique. Il sera même le plus faible si l'estimation de l'institut VTsIOM (63,7%) se confirme. Ce chiffre serait inférieur au taux de participation de 2004 (64,3%) et très loin de l'objectif de 70%, prêtés au Kremlin par plusieurs médias.

Pour le pouvoir, il fallait éviter de donner l'impression d'un manque d'enthousiasme des électeurs pour réélire un président apprécié pour sa fermeté sur la scène internationale mais dont le bilan est marqué par quatre ans de baisse du niveau de vie.

L'enjeu de la participation était aussi renforcé par les appels au boycott de l'opposant Alexeï Navalny, déclaré inéligible.

"Ils ont forcé (à voter) tous ceux qu'ils pouvaient mais ils ne sont pas arrivés à 70%", a jugé M. Navalny. "Le projet (du Kremlin) a échoué lamentablement bien qu'ils aient fait le maximum pour attirer les gens: ils ont parlé des missiles (vantés lors d'un discours de M. Poutine en mars), ont proposé des beignets et des gâteaux" dans les bureaux de vote.

Le politologue Alexandre Baounov, du Centre Carnegie de Moscou, explique lui la faible participation par des fraudes moins massives que celles dénoncées lors des précédentes élections: "Il semble que le décompte ait été honnête dans les régions sensibles".

- Sobtchak surprend, les libéraux divisés -

En se présentant, Ksénia Sobtchak, ancienne animatrice de télévision de 36 ans devenue ces dernières années une journaliste d'opposition, a créé la surprise du début de campagne, en tant qu'alternative à l'opposant numéro un du Kremlin Alexeï Navalny. Ce nouveau visage pouvait séduire la "génération Poutine", ces jeunes qui n'ont connu que le président actuel. Fille du défunt maire libéral de Saint-Pétersbourg Anatoli Sobtchak, mentor politique de Vladimir Poutine, elle a été qualifiée de "projet du Kremlin" visant à saper les appels au boycott d'Alexeï Navalny.

Son résultat, estimé par VTsIOM à 2,5%, reste à première vue marginal mais il dépasse les prévisions des sondages, ce qui lui a permis d'annoncer dimanche soir qu'elle comptait "continuer des activités politiques".

"Quel que soit mon score, cela valait le coup: j'espère que les gens ont entendu des vérités qu'ils n'avaient plus entendues depuis des années", a souligné celle qui a critiqué les pressions sur la société civile et l'annexion de la Crimée.

Elle devra désormais essayer de surmonter ses divisions avec Alexeï Navalny qui ont éclaté au grand jour dimanche quand elle s'est invitée en direct dans une émission de l'opposant sur internet. "Tu es un instrument de Poutine", a-t-il lancé à la jeune femme.

Selon Alexandre Baounov, "c'est l'histoire de deux oppositions différentes: (Navalny) parie sur un renversement du régime, et (Sobtchak) sur un changement du système de l'intérieur".

- Un score en demi-teinte pour le communiste -

Représenté depuis la chute de l'URSS par son leader Guennadi Ziouganov, éternel numéro deux aux élections, le Parti communiste a créé la surprise en désignant comme candidat Pavel Groudinine, un quinquagénaire millionnaire et stalinien à la moustache généreuse, patron paternaliste du "Sovkhoze Lénine", une ferme de fruits et produits laitiers en banlieue de Moscou.

Le score de celui que le quotidien économique Vedomosti a qualifié de "héros incontestable de la campagne" est mitigé. A 11,2% selon VTsIOM, il dépasse les prévisions des sondages et confirme la place de numéro deux des communistes... mais aussi son déclin puisqu'il fait bien moins bien que M. Ziouganov en 2012 (17%).

Ce visage nouveau a réveillé l'intérêt pour un parti qui garde une base solide de soutiens, notamment en province où les difficultés économiques sont les plus marquées, avec une idéologie qui mêle nostalgie de l'URSS, orthodoxie et soutien au patriotisme du Kremlin, mais critique la politique économique des autorités.

Sa progression dans les sondages a aussitôt entraîné une vague d'articles dans les tabloïds pro-Kremlin l’accusant d'avoir des comptes en Suisse, ce qu'il a dénoncé comme une campagne de dénigrement orchestrée par le Kremlin.

L'expert Alexandre Baounov doute de son avenir politique au-delà de la présidentielle, mais aussi d'un quelconque renouvellement du Parti communiste. "Il n'est pour l'instant pas question de revoir la place du parti dans le système politique. Les visages sont nouveaux mais la politique ancienne".

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