En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 367.62 PTS
-0.15 %
5 367.0
-0.07 %
SBF 120 PTS
4 237.09
-0.23 %
DAX PTS
12 096.40
-0.60 %
Dowjones PTS
26 089.61
-0.07 %
7 479.11
-0.42 %
1.121
-0.00 %

Theresa May: un mauvais casting pour une mission impossible

| AFP | 208 | 4 par 1 internautes
a Première ministre britannique Theresa May, au bord des larmes, annonce sa démission le 24 mai 2019 à Londres
a Première ministre britannique Theresa May, au bord des larmes, annonce sa démission le 24 mai 2019 à Londres ( Tolga AKMEN / AFP )

Theresa May, 62 ans, qui, au bord des larmes, a annoncé vendredi sa démission, fait une sortie sans gloire après avoir échoué à mettre en oeuvre un Brexit pour lequel elle n'avait pas voté mais qui a phagocyté son mandat.

La voix étranglée par l'émotion, Mme May a précisé qu'elle démissionnerait de ses fonctions de cheffe du Parti conservateur -- et donc du poste de Premier ministre le 7 juin, en regrettant "profondément" son impuissance à mettre en oeuvre le Brexit.

Son arrivée comme cheffe du gouvernement en juillet 2016, au lendemain du référendum qui a décidé de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, avait pourtant rassuré les Britanniques.

Qui mieux que cette fille de pasteur, sans charisme mais à la réputation de bûcheuse, pour conduire le Royaume-Uni, sorti meurtri et divisé de la campagne référendaire, à travers une des périodes les plus délicates de son histoire?

Mais trois ans plus tard, et alors que le pays aurait dû initialement quitter l'UE le 29 mars, il continue de se déchirer, avec un parlement qui n'arrive pas à se mettre d'accord sur ses futurs liens avec l'UE et une population toujours divisée.

La tâche de détricoter plus de 40 ans de liens avec l'UE n'avait rien de facile, souligne Simon Usherwood, politologue de l'Université de Surrey, interrogé par l'AFP. "Quiconque dans sa position aurait rencontré de grandes difficultés", ajoute-t-il, estimant cependant que Mme May "n'a pas vraiment eu la meilleure approche" en choisissant de ne s'appuyer que sur son Parti conservateur, en particulier sa branche la plus déterminée à couper tout lien avec l'UE.

Pour son confrère Tim Bale, professeur de sciences politiques à l'université Queen Mary de Londres, elle a péché "par refus de réalisme", en refusant une "approche transpartisane", en particulier après son échec aux élections générales de 2017, qu'elle a convoquées galvanisée par de bons sondages mais qui lui ont coûté sa majorité absolue. Elle a été dès lors contrainte de s'allier avec le petit parti unioniste ultra-conservateur nord-irlandais DUP, qui a dicté ses exigences sur le Brexit.

Depuis, ballotée de crise en crise, elle a assisté à la décomposition progressive de son gouvernement avec plus de trente démissions, deux motions de défiance dont l'une de son propre parti, et trois rejets par les députés de l'accord de divorce qu'elle a fini par conclure avec Bruxelles en novembre.

"Maybot"

"C'est elle qui a rendu le job impossible", tranche Tim Bale. "Difficile d'imaginer quelqu'un qui aurait faire pire qu'elle".

Les éditorialistes ne sont guère plus tendres avec celle qu'ils surnomment "Maybot", une contraction de "May le robot", pour sa froideur lors de ses interventions publiques, au cours desquelles elle répète souvent mécaniquement le même discours.

La Première ministre britannique Theresa May, au bord des larmes, annonce sa démission le 24 mai 2019 à Londres
La Première ministre britannique Theresa May, au bord des larmes, annonce sa démission le 24 mai 2019 à Londres ( Isabel Infantes / AFP )

Début avril, la dirigeante a fini par tendre la main au principal parti d'opposition, le Parti travailliste, pour trouver un consensus. Mais le chef du Labour, Jeremy Corbyn, a rompu les discussions la semaine dernière, mettant en avant son autorité affaiblie, outre leurs divergences.

Comble du reniement pour celle dont le Brexit a constitué l'agenda presque unique, elle a dû organiser des élections européennes.

"L'Histoire ne retiendra pas d'elle une image favorable", estime Simon Usherwood, soulignant le "peu de résultat à son actif".

Ce n'est pas faute d'ambition pour cette femme qui derrière sa timidité apparente rêvait dès l'adolescence de faire de la politique et de devenir la première femme chef de gouvernement du Royaume-Uni.

Margaret Thatcher lui souffle ce titre, mais elle devient la première femme secrétaire générale du Parti conservateur de 2002 à 2003. A ce poste, elle s'illustre lors d'un discours en appelant les Tories, alors marqués très à droite, à se débarrasser de leur image de "nasty party" ("parti des méchants").

Après avoir soutenu David Cameron dans sa conquête du parti en 2005, elle hérite du portefeuille de l'Intérieur lorsqu'il arrive à Downing Street en 2010. Elle reste six ans à ce poste exposé, dans lequel elle s'illustre par sa gestion ferme de l'immigration.

En 2016, elle lui succède. Après s'être prononcée du bout des lèvres pour le maintien dans l'UE, elle épouse immédiatement le résultat du référendum et affirme: "Désormais nous sommes tous des Brexiters".

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 4
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 30 juin 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

PRIMÉ MEILLEUR NOUVEAU CONTRAT D’ASSURANCE VIE

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 14/06/2019

Manutan annoncé avoir financé cette acquisition essentiellement sur ses fonds propres

Publié le 14/06/2019

Par l'acquisition d'actions auprès d'ABN AMRO et Société Générale

Publié le 14/06/2019

Manutan a annoncé l'acquisition de 100 % des titres de la société Kruizinga, acteur majeur de la distribution en ligne d'équipements de stockage et de transport au Benelux. Basée à Wapenveld (au…

Publié le 14/06/2019

Dans le cadre du programme de rachat d'actions annoncé le 29 octobre 2018 avec l'objectif de racheter jusqu'à 1 % de son capital social sur une durée de 12 mois, Kering a mis en place un nouveau…

Publié le 14/06/2019

Acquisition de la société KRUIZINGA, Acteur majeur de la distribution en ligne d'équipements de stockage et de transport au…