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Sortons quoi qu'il en coûte! dans un fief pro-Brexit, on s'impatiente

| AFP | 378 | Aucun vote sur cette news
Dans les rue de Tilbury, le 26 août, à une trentaine de km de Londres, le 26 août 2017
Dans les rue de Tilbury, le 26 août, à une trentaine de km de Londres, le 26 août 2017 ( Daniel LEAL-OLIVAS / AFP/Archives )

Dans la ville portuaire de Tilbury, à 35 km à l'est de Londres, le soutien à une sortie de l'Union européenne demeure solide comme un roc avec le souhait de voir le Brexit se réaliser sans attendre.

"J'espère qu'ils vont nous faire sortir complètement parce qu'on a voté pour ça", martèle David Cunningham, un retraité de 65 ans qui ne cache pas son impatience. "Allons-y. Plus on traîne, plus ça sera dur de couper le cordon", dit-il à l'AFP.

Alors que Londres et Bruxelles entament cette semaine une nouvelle session de négociations, cet ancien fabricant de voitures affirme qu'il veut "une Grande-Bretagne indépendante, comme à l'époque où l'on pouvait faire du commerce avec tout le monde".

A Tilbury, le 26 août 2017, où le vote en faveur du Brexit l'a largement emporté
A Tilbury, le 26 août 2017, où le vote en faveur du Brexit l'a largement emporté ( Daniel LEAL-OLIVAS / AFP/Archives )

"J'aime bien le continent. Mais le marché unique ne marchait pas. Si ça ne marche pas, on sort", tranche-t-il.

Situé sur l'estuaire de la Tamise, Tilbury est connue pour ses quais et la forteresse datant du 17e siècle protégeant la capitale d'une attaque maritime. La ville de 12.000 habitants est l'un des principaux ports de containers du pays.

Lors du référendum du 23 juin 2016, la circonscription locale de Thurrock a été la quatrième sur 382 à voter le plus massivement en faveur du Brexit avec 72,3 % des votes pour une sortie de l'UE.

- Le Commonwealth plutôt que l'UE -

Aux abords du port de Tilbury, le 26 août 2017
Aux abords du port de Tilbury, le 26 août 2017 ( Daniel LEAL-OLIVAS / AFP/Archives )

"Nous aurions dû rester avec le Commonwealth", estime Derek Howard, un menuisier à la retraite de 77 ans, en sirotant son thé. Il décrit sa ville comme "un peu épuisée" avec "beaucoup de chômage" et affirme que les locaux veulent que l'argent qui est dépensé à Bruxelles le soit pour les services sociaux et de santé britanniques.

Tout en jugeant "ridicules" les discussions sur une facture finale de milliards de livres pour le Royaume-Uni, il ajoute, déterminé: "si c'est le prix à payer". "Nous devons sortir d'une façon ou d'une autre", répète-t-il.

Alors que Londres discute d'accords de transition pour une période de plusieurs années après la sortie prévue du bloc européen en mars 2019, un sondage YouGov ce mois-ci montrait que la détermination des électeurs partisans du Brexit n'a pas faibli.

Ainsi, 61% d'entre eux pensent que "des dommages importants à l'économie britannique sont un prix qui vaut d'être payé" pour se libérer de l'Union européenne. Près de 39% des 2.043 personnes interrogées le mois dernier pensaient la même chose concernant leur propre situation ou la possibilité qu'un membre de leur famille perde son emploi.

A proximité d'un mémorial de guerre de la ville, Darren, 42 ans, estime que l'immigration de masse a été un facteur clé dans le vote en faveur du Brexit.

- Brexit, 'la meilleure chose qui soit' -

"Ils font nos boulots. Il y a beaucoup d'emploi par ici. Si beaucoup de ces gens s'en vont, ça ira mieux pour nous", affirme ce chômeur qui refuse de donner son nom de famille.

"Je pense que le pays est dépassé. Je pense qu'ils doivent partir. Ce n'est plus un pays britannique. Vraiment plus". Pour lui, le Brexit est "la meilleure chose qui soit".

C'est sur les quais de Tilbury que les premiers migrants caraïbéens sont arrivés en 1948 à bord du MV Empire Windrush.

"Il va y avoir un effet négatif sur pas mal de choses", estime Jackie Valetine, une ancienne employée du service public de santé (NHS) de 69 ans qui a néanmoins voté pour le Brexit afin de marquer son rejet "des politiciens à Bruxelles qui nous disent ce que l'on doit faire".

Près du mémorial de guerre de la ville de Tilbury, le 26 août 2017
Près du mémorial de guerre de la ville de Tilbury, le 26 août 2017 ( Daniel LEAL-OLIVAS / AFP/Archives )

"Les infirmières européennes qui auraient pu envisager de travailler ici ne postulent plus", regrette-t-elle. "Les gens biens que nous aurions pu accueillir dans ce pays ne viennent plus". Mais "nous allons survivre", estime-t-elle.

Dans l'estuaire, Tony Church, 65 ans, pêche tranquillement. "J'ai voté pour sortir. Je m'oppose à ce que des personnes non élues me disent quoi faire".

"J'ai l'impression qu'ils sont mieux préparés que nous pour négocier. On a l'air de traîner les pieds", juge-t-il. "J'espère juste qu'on ne va pas simplement capituler et abandonner trop de choses".

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