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Rugy: "il faut sortir de la guerre de religion" sur le nucléaire

| AFP | 182 | Aucun vote sur cette news
Le nouveau ministre de la Transition écologique François de Rugy lors d'une visite à Rosny-Sous-Bois en région parisienne, le 10 septembre 2018
Le nouveau ministre de la Transition écologique François de Rugy lors d'une visite à Rosny-Sous-Bois en région parisienne, le 10 septembre 2018 ( ERIC PIERMONT / AFP )

La France doit "sortir de la guerre de religion" sur le nucléaire, a déclaré au Monde le nouveau ministre de la Transition écologique François de Rugy, annonçant aussi des arbitrages "assez précis" dans la future feuille de route énergétique du pays.

A la question "le nucléaire est-il encore une +énergie d'avenir+, comme le disait Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle?", l'ancien candidat à la primaire de la gauche de 2017, qui prônait une sortie de l'atome d'ici à 2040, a répondu "spontanément, ma réponse est non. Mais il faut sortir de la guerre de religion".

"L'important est de savoir quelles sont les données économiques dans le domaine du nucléaire et dans le domaine des énergies renouvelables. De savoir aussi quelles sont les données en matière de sûreté. Le risque nucléaire n'est pas un petit risque qu'on peut balayer d’un revers de la main", a-t-il développé dans cet entretien mis en ligne lundi.

Réduire à 50% la part du nucléaire dans le mix électrique national, au profit des renouvelables, "ce n'était plus possible" en 2025, objectif de la loi de 2015, "sauf à augmenter les émissions de gaz à effet de serre en maintenant, voire en ouvrant, des centrales à énergie fossile", a-t-il dit.

"La programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) qui sera présentée fin octobre devra trouver le chemin(...) dans le meilleur calendrier", a-t-il ajouté, sans commenter l'échéance de 2035 récemment évoquée par Edouard Philippe.

Interrogé sur l'inscription dans la PPE d'une liste des réacteurs à fermer, il estime qu'"on ne peut pas toujours renvoyer les choix à plus tard. On dira les choses de façon assez précise, avec des étapes (...) Quoi qu'il en soit, il faudra arrêter d'autres réacteurs que Fessenheim".

Sur la construction de nouveaux EPR en France, réclamée par EDF en plus de celui de Flamanville, "il faudrait déjà qu'EDF fasse la démonstration que l'EPR fonctionne, ce qui n'est pas encore le cas", a-t-il dit. "Personne n'est capable de garantir sa date de mise en service. Il faudrait également démontrer que l'EPR est compétitif au niveau des coûts."

Sur "l'architecture" d'EDF, "je ne suis pas pour le changement par principe, mais je pense que le statu quo n'est pas dans l'intérêt de l'Etat et de l'entreprise", a-t-il encore dit: "il faut vraiment tout regarder, pas seulement le sujet de la transition énergétique, mais aussi l'endettement de l'entreprise, et cela peut en effet inspirer des évolutions".

Plus largement, sur ses exigences avant d'accepter ce poste, il a indiqué avoir "demandé au président de la République si on se situait bien dans (une) priorité de transformation écologique".

"J'ai toujours avec moi le programme électoral avec lequel j'ai mené campagne pendant des mois", a-t-il assuré. "Et dans celui-ci, on dit notamment qu'on donnera la priorité à la rénovation des bâtiments existants, aux transports du quotidien plutôt qu’aux investissements dans des infrastructures nouvelles. La transformation que cela exige, il faudra l'inclure dans la loi d'orientation des mobilités".

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